‹ Siege de Sebastopol Journal des operations du genie publie avec l'autorisation du ministre de la guerre par le general NielChapitre 4 sur 83 · PL III · texte numérisé non relu

PL III

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ligne se trouve encore une coupure formée par des murs en pierres sèclies qui, parlant également de la batterie Ouçova, rejoignent le mur de clôture à l'ouest de l'hôpital.

Ou côté des fronts de Malakoiï, le faubourg Karabelnaya est couvert aussi par une seconde ligne de défense qui a son origine prés de l'embouchure du ravin Ouchakoff dans le grand port, longe la berge gauche de ce ravin, s’appuie à la gorge de l'ouvrage MaiakolT, et v a rejoindre le port militaire au-dessus du débarcadère de la passerelle qui existait au commencement du siège et que les Russes ont plus lard dù reporter plus loin, alin de la soustraire aux projectiles des batteries de nos attaques.

La partie la plus forte de celte deuxième enceinte est celle qui, partant de la gorge de l'ouvrage MaiakolT, s'étend parallèlement à la courtine de la première ligne jusqu'en arrière du bastion n* 2. La |K>rlion droite, que les Russes n'ont armée qu'à la dernière époque du siège, était percée de onze embrasures ; la portion centrale, comprise enlre deux passages, avait reçu trois pièces; la portion gauche, reliée à la gorge du bastion n* 2 et à la courtine par deux communications en zigzags, est une batterie de huit pièces dont la défense a tiré grand parti.

Sur la majeure partie de son développement, la seconde enceinte de MaiakolT n'est disposée que |H>ur la défense par la mousquetcric. Seulement, à la traversée du ravin Karabelnaya qui a lieu à cent vingt mètres des docks sur un point où il est comblé en partie par des remblais, on a élevé une batterie de six pièces.

Deux autres pièces, se trouvant un peu plus à gauche, sont également destinées à battre le rav in. L’evtrémité de l'enceinte s'appuie à l'angle sud-ouest du mur de clôture des docks ; une communication -relie cette extrémité à la gauche de la batterie RoudistcheiT. En outre, une batterie de six pièces est construite en avant du grand bâtiment qui se trouve dans le prolongement du mur de clôture des docks. Les

passages aux deux extrémités de ce bâtiment sont barres par des épaulements, celui de droite pour deux pièces, celui de gauche • . pour trois pièces; une autre pièce bat le débouché de la rampe qui monte du Tond du port du Sud en suivant les escarpements de la rive droite (Voir PI. IV et II). „ :-

Les défenses du faubourg Karabelnay a se relient à celles de la ville l't. v par la grande batterie Sial ( batterie du fond du port des alliés) située au point où vient Unir ta baie du Sud et s'appuyant par scs extrémités it des groupes de maisons établies sur les pentes du terrain. Cette batterie, de vingt et une pièces, précédée d’un fossé, voit tout le terrain bas que les Russes appellent Pérésyppe (terrain de remblai) et qui est situé à la jonction des trois ravins qui convergent vers le port du Sud.

A droite de la batterie Stal, les Russes ont établi six pièces der- •

rière des épauiemenls appuyés aux maisons; ces six pièces forment la batterie Brilkina des Russes. Des défenses accessoires, trous de - \

loup, abatis, chevaux de frise, couvrent l’abord de celte partie de la fortification. ... •

La branche qui monte au bastion du mât est armée de vingt-neuf pièces, non compris deux petites batteries isolées, de trois pièces chacune, situées .derrière l’enceinte et dirigées vers le Pérésyppe. Le bastion du mât (bastion 11° 4) a deux pièces sur son flanc gauche, treize sur sa face gauche, onze sur sa face droite, cinq sur son flanc droit et quatre sur un second flanc avancé. L't crête du bastion a environ quatre mètres de relief au-dessus de l’escarpe, et le fossé a .•

près de quatre mètres de profondeur sur quinze mètres de largeur, î ; ’

' L’escarpe est revêtue en charpente. Le fossé du bastion du mât s’étend depuis le flanc droit jusque vers le milieu de la branche qui descend vers le port; il cesse à partir du poüit où la pente du terrain rend la , .

fortification inaccessible. Entre le flanc gauche du bastion et la petite courtine de la branche descendante attenant à ce flanc, le fossé a vingt-huit mètres de largeur, et ou a creusé dans le fond des trous de

loup armés de piquets. Le fossé de la lace droite est flanque par trois caronades placées dans un blockhaus, construit avec grand soin devant l'angle d'épaule et communiquant avec le bastion par une galerie souterraine. La contrescarpe est organisée pour recevoir des tirailleurs qui surveillent les dehors. En avant de la contrescarpe do la face gauche se trouve une batterie basse de six pièces couvrant de ses feux tonte la partie du plateau que cette face n’atteignait qu'iniparfaitement à cause de son grand relief. Enfin l'intérieur du bastion du mât renferme plusieurs batteries de mortiers, et de grands épauiemenU forment à sa gorge une espèce de retranchement sons lequel on a multiplié les blindages.

La demi-courtine en crémaillère descendant du flanc droit du bastion du mât vers le ravin de la ville est armée de vingt et un canons. Devant cette portion de l'enceinte il n’y a pour ainsi dire pas de fossé; c’est une simple tranchée creusée dans le roc et qui est même interrompue eu quelques points. La demi-courtine de droite, précédée d'un petit fossé, est année de douze pièces dans sa partie inférieure; elle se relie à la redoute Schwartz (lunette de gauche du bastion central), ouvrage primitivement isolé dont le parapet est percé de douze embrasures. Lu petite portion de courtine qui relie la redoute Schwartz au bastion n* 5 (bastion central) est armée de six pièces.

Luc ligue d'abatis règne sur toute l'étendue du front 1-5. Il y a en outre, sur les points les plus accessibles, des planches armées de longs clous, enterrées et bien fixées à fleur du sol.

Le parapet du bastion central est percé de vingt-sept embrasures : deux sur le flanc gauche, douze sur la face gauche, onze sur la face droite et deux sur le flanc droit. Le fossé qui entoure la lunette Schwartz n’a guère que 2"<X> à 2“ 50 de profondeur sur quatre à cinq mètres de largeur; celui du bastion central a environ six mètres de largeur sur cinq à six mètres de profondeur, et l'escarpe de la

iaeo droite est revêtue de maçonnerie sur la plus grande partie de sa hauteur. La lunette Bielkt'na (lunette de droite du bastion central) s'appuie à l'angle d’épaule droit du bastion n*5; la partie qui flanque la face du bastion porte huit embrasures; en outre, le fossé de la même face est flanqué par une petite batterie k deux étages placée à l'angle d’épaule do la contrescarpe. Les deux pièces inférieures . (petites caronades) sont établies au niveau du fossé dans un abri souterrain creusé au-dessous d’une couche de roc qui en forme la voûte; on y descend par une galerie s'ouvrant dans le terre- plein de la lunette. Le pan coupé du saillant de la lunette est percé d’une embrasure, et la face droite en compte neuf. Lu fossé d’environ quatre mètres de largeur, sur une profondeur au moins égale, entoure la lunette Bielkina k quelque distance de son parapet.

Le réduit en maçonnerie qui se trouve au milieu dé la gOTge du bastion central est relié par des parapets aux deux angles de courtine. La portion gauche de ce parapet, percée de six embrasures, forme la partie antérieure de la grande redoute Tcherné dont la longue branche de droite tracée en crémaillère, d’environ 280 mètres de longueur, part du milieu du réduit en maçonnerie. Quatre ou cinq pièces établies sur la première branche de cette crémaillère flanquent la gorge du bastion n* 5. L-ne autre pièce est placée suivant l’axe de la sortie ménagée dans la longue branche dont le parapet est garni, en outre, de quelques canons tirant k barbette. La pointe de la redoute Tchesmé qui est tournée vers la ville, a la forme d’un bastion dont le flanc droit a trois embrasures avec une pièce en retour pour battre le fossé. La branche gauche, tracée k tenailles, vient s’appuyer k rangle de droite de la gorge de la lunette Schwartz. Cette partie du parapet est percée de vingt-cinq embrasures, non compris le* deux placées en tète et tirant par-dessus la courtine qui relie le bastion central à sa lunette de gauche. Plusieurs pièces tirent, en outre, k barbette.

Du milieu de la branche gauche de la redoute Tchesmé part un retranchement Formant nne deuxième ligne de défense en même temps qu'une communication couverte en arrière des bastions n“ 4 et5. .

En outre, les Russes ont construit, en arrière de la gorge du bastion du màt et sur le même mamelon, une sorte de réduit que les alliés ont appelé batteries de la terrasse ou des jardins. Ces batteries, qui tirent par-dessus les courtines attenantes au bastion n* 4, sont armées d’environ quarante pièces dirigées tant contre nos attaques du bastion du mAt que contre les attaques de gauche des Anglais.

Des communications relient les batteries de la terrasse au bastion

du màt et à la courtine t-5, et seize pièces sont établies le long de cette dernière communication derrière différents épaulements.

Enfin plus en arrière, et de l’autre côté du col qui sépare le bastion du mil de la partie élevée de la ville, les Russes ont construit plusieurs batteries destinées à la défense intérieure ; elles prennent des vues plongeantes sur les ouvrages de. la première enceinte. Quelques pièces de ces ouvrages tirent aussi dans les ravins du fond du port et sur les attaques anglaises.

La portion de courtine attenante au flanc droit du bastion n° 5 est percée d’un passage conduisant dans l'intérieur de la lunette Bielkina. Couverte par cet ouvrage, la courtine u'a reçu qu’une seule pièce d'artillerie destinée à flanquer le fossé du flanc droit de la lunette. A partir de ià on trouve une batterie de sept pièces que les ■ Russes ont établie sur remplacement de la brèche faite au mur cri*- \ uelé par les batteries françaises qui ont ouvert leur feu le î) avril 1853.

Le reste de l’enceinte 5-0 affectant une forme baslionnée est formé par le mur crénelé qui existait avant l'arrivée des alliés en Crimée.

La porte qui se trouvait au milieu de la courtine, bouchée pendant le siège, a été couverte par un petit ouvrage armé de neuf pièces c’est la I mette Boulakoff des Russes; on y pénètre par deux tranchées aboutissant ù de petites ouvertures pratiquées dans le mur d'enceinte.

En arrière de la lunule HoulakofT, dans l’intérieur de la place, se trouve la redoute llostisla/f, grand réduit entièrement fermé et précédé d'un fossé de cinq à six mètres de largeur, l^a partie antérieure de son parapet est percée de trente-sept embrasures, l ue communient! sur la berge gauclic du ravin de la ville relie cet ou-

vrage à lamtoulc T eh es nié.

De la go/jfi.' ide la redoute Koslislaiï part une coupure formée par une série (te parapets barrant les différentes nies parallèles entre elles qui se trouvent en arriére de la courtine 5*0; tous ces parapets sont armék d'artillerie.

Le bastion n* G (bastion de la quarantaine), de forme régulière comme le bastion n* 5, a son escarpe revêtue en maçonnerie. Chaque flanc est arme de deux pièces; la face gauche en porte neuf et la face droite huit; eu outre, une pièce lire en capitale. La gorge est fermée par le prolongement du mur crénelé s’appuyant a un réduit en maçonnerie de même formg que celui du bastion n* o; le nuir de gorge a été terrasse et armofjmelques pièces battant le terre-plein du bastion. Le fossé g^Q'lion a environ vingt mètres de largeur devant les faces; il se prolonge devant les deux petits fronts bislionnés formes ' par le mur d’enceinte à droite et à gauche de cet ouvrage, et va se perdre un peu au delà des flancs opposés à ceux du bastion. Le flanc de droite, qui est casematé, est armé de deux pièces battant le fosse de la face droite du bastion n“ G. I ne communication, partant du saillant de la contrescarpe du bastion n" 6, relie la place à la grande batterie

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Chèmiakine tracée, comme le front 54», sur la berge gauche du ravin A

qui aboutit à la baie de la quarantaine. L'existence de cette batterie.

le 2U1 mètres entre son extrémité droite et le fort /

qui ne laissait que

de la quarantaine, transformait en un véritable c irap retranché tout l'espace situé en arrière jusqu’à lu mer; les Eusses oui travaillé à celte liatlerie pendant une grande partie dn siège, et à la tin, son ar-

— -ment était d’une trentaine de pièces qui presque toutes prenaient • •'>

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des revers fort gênants sur l'extrême gauche de nos attaques, line petite batterie de deux pièces avait encore été jetée en avant de la tête du retranchement, mais elle n'a jamais été armée'1’.

Le tracé du mur d’enceinte qui relie le bastion n“ 6 au bastion revêtu en maçonnerie du fort de l'artillerie {boiterie n* 8 des Russes) est tout à fait analogue à celui qu'affecte ce mur entre les bastions n“ 5 et 6. Cette portion de l’enceinte se trouve, surtout depuis l’établissement du camp retranché formé par la batterie Chémiakine, dans un rentrant inattaquable. Une batterie de quatre pièces, construite en avant et à 2(X) mètres du milieu de la courtine du front 0-8, tire sur la baie de la quarantaine à travers la trouée qui existe entre la droite de la batterie Chémiakine et le fort de la quarantaine (batterie n* 10 des Russes).

Ainsi que nous l'avons dit plus haut, le fort de l’artillerie forme un véritable réduit à l’ extrémité de l’enceinte de la place. Quelques batteries tournées vers la ville défendent les abords et l’intérieur de cet

ouvrage.

En terminant celte description des défenses de 'Sébastopol telles qu’elles étaient au moment où la place est tombée au pouvoir des alliés, nous ferons remarquer que, par suite de la configuration du terrain et du tracé des ouvrages, presque toutes les parties de l’enceinte échappaient au ricochet, et que les alliés n’ont pu faire qu’un usage fort restreint de ce genre de tir qui ordinairement assure en peu de temps à l’artillerie de l’attaque la supériorité sur celle de la défense. Les Russes avaient en outre protégé leurs pièces par des

(') Celle batterie, dont répaulement était achevé vers le commencement «I» mois de juin 1853, aurait pris de révéra et d'enfilade «ne partie des cheminements exécutés en avant du cimetière de ht quarantaine cl eût été extrêmement gênante, malgré les nombreuses traverses qu’on s’est hâté d’élever dans ces cheminements. On s’explique difllctlcment pourquoi les Russes ne fonl pas armée.

traverses très-hautes ol fort multipliées, et les servants d'artillerie étaient abrités contre les balles de nos chasseurs par des portières en gros cordages qui masquaient les embrasures, ne laissant passer que la volée de la pièce. Enfin, de nombreux abris blindés, établis sous les parapets et dans l'intérieur des ouvrages, permettaient aux défenseurs de se soustraire en partie aux effets meurtriers de nos projectiles creux.

L'intention des généraux en chef n’ayant pas été d’attaquer Sébastopol de vive force, leur premier soin fut d'ordonner les reconnais- " PTO^"w&P*raW' tances nécessaires pour qu on pût avoir une idée exacte de la nature des fortifications de la place et de la configuration du terrain sur lequel devaient se développer les attaques. Les géhéraux comman- • dant l’artillerie et le génie avaient accompagné, dés le 27 septembre 185i, les quatre divisions qui étaient montées sur le plateau de la . • '

Khersonèse. Depuis ce moment des reconnaissances journalières vinrent compléter l’étude des abords de la place.

Les premiers jours du mois d’octobre furent employés, en outre, à débarquer le matériel de siège et à transporter de la plage aux parcs de l’artillerie et du génie des projectiles, des gabions, des fas- \ <3>»es, des sacs à terre, etc, ' . 1 .

Le corps d'observation commence, dès le 4 octobre, à établir sur . ' ' "

IC Voir pour la numciie des iravauv dïtiaque les pianetes If el 11 ht.

son front,' dominant les vallées de la Tehemaya et de Balaclava, des ouvrages de fortification de campagne destinés à former une ligne de, circonvallation.

Le 5 octobre, le général Bizot cherche à s’approcher le plus prés possible de la place, sous la protection dé trois bataillons commandés par le général d’Aurelle. Celte reconnaissance arrive sans être inquiétée jusqu'à la maison dite du clocheton, où les troupes trouvent un abri derrière les murs d'un jardin. Ce point parait convenable pour l'établissement d'un depot de tranchée. Le général, commandant le génie, et ses ofliciers continuent à se porter en a\anl, accompagnés seulement par une compagnie de chasseurs à pied, en pro- . litanl des murs et des plis de terrain pour se dérober aux vues de l’ennemi. Mais des cavaliers russes signalent ce détachement contre lequel fa place ouvre immédiatement une vive canonnade. A midi, les troupes rentrent au camp.

Vers trois heures les Busses foui une sortie s'avancent à un kilomètre de la place vers la gauche de la quatrième division appuyée à la mer. L’unique but de celle sortie parait être d iuceudier une maison pouvant servir d’abri à nos postes avancés ; depuis lors cette maison fut toujours désignée sous le nom de maison brûlée.

Le f> octobre, à la pointe du jour, lés Russes viennent faire une reconnaissance, sur les rives de la Tchernàva avec, environ 3,000' hommes, dont 10 à 1,800 cavaliers, et deux batteries d'artillerie.. Deux cents cavaliers, détachés en avant, sont repoussés et toute la colonne se relire bientôt vers la ferme Mackenzie.

Le même jour, le capitaine du génie Schmitz, qui s'était porté en avant de la maison. dû clocheton pour reconnaître le terrain, a la cuisse emportée par un boulet, et meurt quelques heures après. C’est le premier officier français tué devant Sébastopol.

Le 7 octobre, à six heures du soir, neuf bataillons commandés par le général de Lourmel se portent en avant pour resserrer l’in—

vestissement. Ces bataillons sont placés en arriére de la crête des hauteurs, sur une ligue dont la gauche se trouve vers la maisun brûlée, qui passe près de la maison dite des carrières et préside celle du clocheton, et qui appuie sa droite au grand ravin débouchant dans le port du Sud. A ouzo heures et demie du soir, uue colonne russe, composée de deux, bataillons, d’un peloton de cavalerie et de vieux pièces d'artillerie, sort de la place dans la direction de la maison brûlée, mais elle est vivement repoussée et rentre précipitamment. Le but dé cette sortie était sans doute de reconnaître si les Français avaient commencé les travaux d'attaque. • •, .

Les generaux Bizot et sir Burgoyne, commandant le génie des ci.o.* ,k pou» <rai-

, 4 I tique.

. lieux armées alliées, et le général Thhy, commandant l’artillerie de l'armée française, avaient d'un commun accord proposé de porter le» attaques sur la portion d'enceinte qui s'étend depuis le bastion du niât, du côté des Français, jusqu'au saillant du redan (bastionn* 3) en avant des Anglais. Ils pensaient qu'il fallait chercher à dominer l'artillerie ennemie dans toitle cette partie de l’enceinte par ta construction de puissantes batteries, et qu’ ensuite on pourrait pénétrer dans la place de vive- force, en faisunt une grande trouve vêts le fond du port du Sud, sans être obligé de pousser les cheminements jusqu'au fossé. On abrégerait ainsi les lenteurs d'une marelui pied à pied, ce qui était bien à désirer puisqu'on se trouvait presque à l'entrée de la mauvaise saison. Cette attaque réussissant, l’ennemi se trouverait coupé eu deux par le port, cl la prise du re- • dan et du bastion du mût entraînerait probablement' la chute rapide ' de tou» les autres, ouvrages de la place, pris à revers,. , >

Ce projet d'attaque après avoir été discuté devant les généraux en chef, ayant eu leur approbation, l'ouverture de la trauchée fut fixée au 9 ociobre 1854.

Dans la journée du 9 Octobre, les Itusses font une nouvelle sortie B*uîe m* <t» « <*-

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