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batterie de campagne. Après une fusillade assez longue, le général en chef, qui se trouve sur les lieu*, fait avancer contre l'ennemi deux bataillons au pas de course, la baïonnette en avant; les Russes se retirent sans attendre un engagement. Cette sortie apporte du retard dans l'arrivée- des travailleurs chargés de l’ouverture de la (Fanchée. •*.*'.
Vers le soir la première brigade de la première div ision vient renforcer le corps de siège; elle se place en arrière do la gauche de la troisième division.
D’après l'ordre du général en chef le travail devait être commencé à six heures du soir par 1 ,600 travailleurs d’infanterie se relevant par moitié de trois en trois heures, sous la garde de huit bataillons. 'Mais les huit cents hommes commandés pour la première reprise du travail n’arrivent qu'à huit heures au dépéi de tranclvée, de sorte que ce n’est qu’à neuf heures que l’on peut faire le commandement de haut les bras. Le travail est dirigé par le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, ayant sous ses ordres deux officiers de l’état-major du génie et une brigade composée de deux officiers, six sous-officiers, et trente-trois caporaux et soldats. Pendant toute la durée du siège les troupes du génie ont ainsi fourni une ou plusienrs brigades de vingt-cinq à trente sapeurs qui ne restaient qûe douze heures à là tranchée. Outre les officiers attachés à ces brigades on adjoignait aux chefs d'attaque des officiers de l’état-major du génie qui, comme les chefs d’attaque, avaient un service de vingt-quatre heures. * -, • ' ' . . - - . .
A minuit on remplace les liuit cents travailleurs par douze cents autres, et dé quatre à six heures du matin le travail est repris par les luiit cents premiers:'). .
.(*) D'*près un ordre du général en clief, du 1 1 octobre 18ÎU, lés travailleur* employés au *iégc sont payés à raison de 40 e. pour le travail de jour et dè 50 c. pour le travail de nnh.
L'ouverture de la tranchée, qui se fait à environ neuf cents mètres de l'enceinte, est favorisée par un vent du nord-est assez violent, qui éloigne de la place le bruit des outik, mais qui jette dans les jeu* des travailleurs une poussière incommode.
Les Kusses ne s'aperçoivent pas des travaux et ne tirent ni un coup de canon, ni un coup.de fusil.
Les généraux commandant l’artillerie et le génie avaient arrêté vie concert et sur place la position et le tracé des batteries n” 1, â,
3y 4 et 5 qui doivent occuper une crête qu’on peut aborder à couvert, tandis qu’en avant d'elle le terrain s'abaisse vers la place. Le travail de la première nuit a eu pour but d’élever un masque destiné à faciliter la construction de ces batteries. A cet effet, une gabion- / nade a été établie à quatorze mètres en ayant de la crête des faces et des flancs des batteries. On exécuta de plus : 1“ une portion de parallèle reliant les batteries entre elles; 2* une communication partant de la gauche de la batterie n° 1 et se reliant au mur d’enclos de .la maison brûlée; 3* une amorce de la première. parallèle, de vingtquatre piètres de longueur, à droite des batteries .(Voir PI. II êt UW*)W. : • ■
A six heures du matin, an moment où les travailleurs furent relevés, le développement des tranchées exécutées était de 1 ,030 mètres* ’ . ' . . - ’ •• . • .
Les Anglais, qui avaient construit dès le 7 octobre la batterie de iMucaslre située à % 100 mètres du faubourg Karabelnaya au sommet de la berge gauche du ravin du carénage, ouvrirent la première parallèle de leurs attaques la même nuit que les Français.
Les attaques des Anglais -devaient se développer sur deux plateaux.
M ba plant ! ie Il indique, pour tonus là durée du siège, les dates d'ouverture de*.- •diverses tranchées. . • *
. <*> Le# Ri uase s appelaient cette batterie Viatiijla-.aya, c'est-à-dire à cinq tmbratnrci.
Leur attaque do gauche, téparée de la droite française par te grand ravin du fond du [tort (ravin des Anglais) ôtait comprise entre ce ravin et celui du laboratoire où passe la route Woronzotf. Isolés de la place par de profonds ravins, ces cheminement» n’étaient destinés qu'à recevoir des batteries pour protéger tes autres attaques. L’aUâque de droite, compris»' entre les deux ravins parallèles du
• . laboratoire et de Knrabelnaya, était dirigée contre le redan. La pro-
. midr» patalléle fut- ouverte dans les deux attaques à environ l,25ft
mètres des ouvrages de la place. Les jours suivants on. construisit ‘ les batteries numérotées de I A 5 aux attaques de gauche et les batteries numérotées de 1 à < j aux attaques de droite.
Jaunir, .lu io tnot.rt. Le chef de bataillon du génie Dubost prend la direction des attaques pour vingt-quatre heures. Une brigade de sapeurs et l.üîU travailleurs d'infanterie pérfecüonneat le travail de la nuit prècé— derile. . •- .« ••*.’ - '
• Les Russes qui, pendant la nuit, «'étaient occupés h réparer 1er embrasures de la face droite du bjtstion du niât, fort endommagées par leur propre tir, entretiennent pendant toute la journée un fou très-vif venant surtout du réduit du bastion central. Mal dirigé d'abord. il ne tarde pas a devenir plus précis, et plusieurs gabions sont renversés par des boulets du Calibre de 21. Les projectiles qui ne s'enfoncent pas dans les parapets des tranchées rasent la crête du
*- plateau sur lequel elles sont établies et ricochent en arrière, de
sorte que le revers de ce plateau, quoique dérobé, aux vues de la place, est loin d’offrir des communications assurées, - . La deuxième, brigade de la première division vient rejoindre la première au corps de siège. La première division laisse au corps « d'observation son artillerie qui est mise derrière les épatilemen ts de
- la ligne de circonvallation. Elle est remplacée par les bataillons turcs qut prennent h» droite du corps d'observation . '
Ruiiduicuuiiwigit. A six heures du soir, l'artillerie conuueuco la couslructioa de ses
batteries. Cette aime dispose en ce moment d'un parc de siège ainsi
composé : . ..
'T *. ** «•#»•*• • <•*' a »VW- 10,8(10 boiüeis cl 340 Utiles à M(e.. .V
12 — ik 1S -*- 12, IMS) — 240
12 obuSicrs <lt< 22- — 10,800 obus. . ; • V
H mortiers de 2* — C^hmI binnbos.
-■ ? — 'tlc K- h. O/IOO . .* >. - /
1 •*- (Je 16* — ' 4,000 — - «,> -J O J ■ :
En tout 50 pièces de siège qoi, as ec les 30 pièces débarquées par ta marine, forment un ensemble de 80 bouchés à feu. L'approvisionnement comprend en outre 10,000 grenades à main et 150,000 kilogrammes de poudre. ,. •. . • •• ■
- L’Wtillerie de terre est chargée de la construction des batteries n ’ 3, <i et 5; la marine travaille, sous la direction de l'artillerie, aux batteries »M et 2.
'ers six : heures, et demie on signale uae sortie sur ta droite et bientôt après une autre sur la gaucho. Ce n’est qu urie fausse alerte causée par quelques troupes russes allant, à la nuit, chercher de l'eau dans dos puits existant aux environs de la place; le travail est interrompu pendant trois quarts d’heure. -, -
Le feu tic I ennemi continue toute là nuit sans interruption. Vers deux heures du matin il prend beaucoup de vivacité, parce que la lune éclaire les travaux; cependant le tir, qui est incertain, ne causé aucune perte daus la tranchée.
.. Le feu de la placo a aussi été très-vif donne à trois heures devant la droite des Anglais. Les Russes uni. tenté une sortie en avant dà port militaire, mais après quevive fiisiHadr de part et daotre, i'u»neraj est rentré dans la place. v -r ■ — - ..
Le génie emploie 1,102 travailleurs d'inrantèrie. Dans lesvingtquidre heures on a approfondi et -perfectionné les tranchées déjà
Jounuf «lu II ôtlQfcrtt ft il 3U If.
Jo'irDéc il ». li-ocidlir d cuit ilu 12 «u 43.
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entreprises et on a commencé des gradins pour la fusillade dans la parallèle. ' : • y s - ■' 1. •: -
À huit heures du matin, le chef de batailloirdu génie Dumas prend in direcüou dès attaques, ayant à sa disposition une brigade de sapeurs. • \ . ; .
Les Ira \ ailleurs commandes sont ara nombre de 1,400, {lotit 800 pour le jour et 600 pour la nuit, se relevant par moitié de trois en trois beores. ' . *>-.
On perfectionne d'abord les travuuv de la veille, puis, à partir de midi, tous les travailleurs sont employés à ouvrir dns communications : l'une, parlant de l'angle ouest de la maison brûlée et se di- ’rigeant vers le dépût de tranchée établi à la maison de* carrières, est exécutée snr 500 mètres de développement ; l’autre de 180 mètres - de développement, s'embranchant sur la précédente, va rejoindre l’amorce «le parallèle à la droite do la batterie- n* 5.
Le feu do la place, peu nourri, a presque toujours consisté en deux ou trois coups de canon ou dobusier tirés par salves àun quart d’heure ou une demi-heure d'intervalle. • .•<
Les Russes ont continué les travaux de terrassements commences entre le bastion centrai el le bastion du mât.
Le chef de bataillon du génie Rittier, chef d'attaque: une brigade de sapeurs. • . • 1 *‘* *?.•!.. . • . ' •
On emploie 700 travailleurs pendant la journée et 0011 pendant la nuit. v.,- '• • v ; • ; . . - ‘t: . w .
j.a marine française met à terre une noux elle batterie «pii porte le contingent fourni par la flotte à 1,000 hommes et 40 bouches à feu. Ces troupes commencent, à. la tombée de la nuit, la construction de la batterie n*'6, établie sur femplaceiqeiil d’un ancien fort génois, et destinée à contro-battre les batteries russes de la quarantaine.
Dans les vingt-quatre heures on a élargi h*s cheminements ouverts la veille; on a aussi commencé en avant de lu communication vers
,jëV-
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Ol — r
I# maison des carrières, 'une tranchée destinée à abriter les travail- Jeurs pendant les heures de repos. La largeur au fond est de 2*30; en quelques endroits où le roc n'a pas permis de s'enfoncer à 1*00 de profondeur, la largeur a été augmentée afin de se procurer la terre nécessaire pour donner au parapet deux mètres de relief audessus du fond de la tranchée. Eu outre, on a élargi à l’extrémité droite le terre-plein de la courtine qui relie les batteries 1-2 et 4-5, et qui doit recevoir une batterie de sept mortiers (n"3). Les portions de tranchées disposées pour la fusillade ont été couronnées par des créneaux en sacs à terre. . ,•
Le chef de bataillon du génie (iuérin, chef d’attaque-, une brigade «‘rt™
1 ° etnujlau 1-1 4u U.
de sapeurs.
On emploie 800 Irai ailleurs d'infanterie pendant le jour et autant la nuit. Deux cents de ces travailleurs sont mis à la disposition de la marine pour accélérer la construction de scs batteries.
Dans les vingt-quatre heures on a perfectionné, les travaux entrepris et prolongé de quelques mètres l'amorce de la parallèle qui, -
parlant de la droite des batteries, sera dirigée vers un point situé à 000 mètres en avant du saillant du bastion du niAt; on a commencé à creuser une tranchée de 0*50 de profondeur en arriére d'un mur en pierres sèches (pii se trouve à la gauche de la batterie n* 1 .
Dans la journée, les Russes ont dirigé mi feu d'environ cinquante coups par heure sur les batteries en construction et sur les points où les travailleurs étaient accumulés au moment du changement des gardes. Pendant la nuit', le tir s' est ralenti, mais il a été d'au moins vingt coups par heure.
L'assiégé a paru fort occupé à renforcer les jwrapets du bastion du mât et à en consolider les embrasures.
Le cher de bataillon du génie Richer, chef d’attaque ; une brigade w,*c de sapeurs et 800 travailleurs d'infanterie.
lue grande partie des travailleurs est employée à la construction
Journée du 45 clobre.
Korui.iUo» «J'u le eo:u* de fraocs-lircuTâ.
des batteries de l’artillerie et de la marine, et à remplir des sacs à terre pour les épaulements de ces batteries.
Pendant le jour, on établit des gradins et des créneaux à la gauche de la batterie de mortiers n° 3. On cherche aussi à continuer la tranchée commencée la veille en arriére d'un mur en pierres sèches formant parapet pour ta tnousqueterie ; mais ce travail où il y a eu plusieurs blessés est suspendu à midi et n'a pu être achevé que la nuit.
L'ennemi cherche à détruire les batteries en construction par un feu extrêmement vif; de I à 2 heures de l'après-midi, on a compté jusqu'à huit cents coups tirés par les Russes. Ce feu excessif ne nous a coûté que deux tués et trois blessés ; niais il a fait des dégâts dans les travaux : la batterie n° 5 a été surtout endommagée. On répare ces dégâts pendant la nuit.
Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, chef d'attaque; une brigade de sapeurs.
On emploie 300 travailleurs à remplir des sacs à terre pour le service de l'artillerie et de la marine, ainsi qu’à élargir les boyaux de communication par lesquels doivent passer les voitures chargées de munitions. *
Le général Forey, commandant le corps de siège, organise, d'après les ordres du général en chef, une compagnie de francs-tireurs composée d'un capitaine, d'un lieutenant, do deux sous-lieutenants, de quatre sous-o (liciers, de huit caporaux et de cent cinquante soldats pris parmi les meilleurs tireurs des bataillons de chasseurs et des régiments de zouaves. Celte compagnie fournira, à partir du 10 octobre, soixante-quinze tirailleurs par jour destinés à être placés de quatre heures du matin à six heures du soir dans de petits abris en avant des tranchées!').
(*) Dès le 6urlc ndeimiiii le général eu chef lit former une seconde compagnie de franc.*tin-or*
Le chiffre de nos pertes jusqu’au 15 au soir est de l officier et 1 1 soldats tués; 3 officiers et 158 soldats blessés; en tout 173 hommes hors de combat» • »
Pendant la nuit, il devait y avoir 800 travailleurs divisés, comme *u" *« ♦,* »“ •««-
* t lol>re.
d’habitude , en deux brigades se relevant de trois en trois heures.
Mais, par suite d’une erreur, on ne Fournit que 500 hommes qui travaillent toute la nuit sans interruption , en raison do l'importance «les travaux à exécuter.
A la chute du jour, on avait tracé à la fascine le prolongement de la première parallèle vers la capitale du bastion du m;lt. Ce travail est entrepris sur 300 mètres de développement. On prépare en même temps, par une gahionnade, l'établissement de deux nouvelles batteries, n“ 7 et 8 , dont l’emplacement avait été préalablement déterminé de concert avec le service de l'artillerie. En outre, on creuse en avant des tranchées de petits logements pour les Francs-tireurs, afin d'empêcher les tirailleurs russes arrivant par les ravins de s'avancer, comme ils l avaient fait les jours précédents, jusqu'à 000 ou même 800 mètres en avant du bastion du mât sur des points d'où la parallèle était Fortement prise d’écharpe.
A la Un de la nuit, la parallèle a une largeur moyenne de 1*50 sur 1*00 de profondeur, sauf en <|uelques points où l'on a rencontré le roc à 0*50 au-dessous de la surface du sol. '
Le tir de la place a été continu et régulier pendant toute la nuit.
Ta? chef de bataillon du génie Dubost, chef d’attaque; une brigade du is «i<*n. de sapeurs.
On emploie 810 travailleurs d'infanterie à faire quelques réparations, à établir des rampes pour communiquer aux batteries, et à construire des gradins de fusillade.
On rase la maison brûlée , qui pouvait servir de point de mire aux batteries de la place.
Le feu de l’ennemi a été extrêmement vif de dix heures et demie
— (Ml —
à onze heures et demie du matin ; il cause quelques dégâts dans la batterie n“ 5.
rmajü <w Depuis le jour de l’ouverture de la tranchée, les Anglais avaient
! activement travaillé à établir dans leur première parallèle les batteries n" 1, 2, 3, 4 et 5 de leur attaque de gauche, dites batterie Chapman, et les batteries n' t, 2, 3, t. 5 et fi de leur attaque de t ,i droite, dites batterie Gordon. '
Tout allait être prêt le 17 octobre au matin, dans les attaques anglaises et françaises, pour une ouverture générale du feu. Da batterie française n" fi du fort génois est seule inachevée; elle pourra cependant tirer de quatre pièces. ■ • « j
Voici quel est l'armement des batteries françaises : v
N°*l [iUi la jmrine). . . ... 7 canons de 30, 2 olmsSers de 22..
3 (île l'arnllene) 0 moi (1er» de 27', 2 moiiim «le 22..
4 — 0 canons de 24. 2 —
lr* face.. 4 obtisters de 22- j
2' face. . 4 canons «le 24. !
3' face.. 2 canons «le 24. 2 canons de 16. . .1
6 fde la marine} 4 ofiusiersde 22r, seuls en élal de faire
fen le lendemain
Total 0 pièce*.
Tôt ai
î.1 plirev
Di«tw-uion. roîKenée. Le. général Canrobert fait connaître par un ordre que le 17 octo-
pour rmiwrjufe 1 1
<iu (.« d« ou.. j,,.,, vers sjx heures ,q demie du matin et au signal de trois bombes tirées coup sur coup de la batterie de mortiers française n* 3, le fou de toutes les batteries de terre des années alliées et de tous les vflMfcseaux des trois flottes sera ouvert contre la place de Sébastopol. Pour être en mesure de profiter des accidents favorables que celle canonnade pourrait offrir, et de faire face aux attaques qui pourraient survenir de l’extérieur, le gémirai en chef ordonne que loules les troupes du corps de siège et du corps d'observation prendront les armes e4 se tiendront prèles à marcher.
• Lord Raglan prend des dispositions analogues ; les divisions do service au siège, ainsi que la cavalerie sous les ordres du lieutenant général comte de Lucan, et les troupes anglaises et turques qui. sous les ordres du major général sir Colin Campbell, couvrent Balaclava, devront aussi être prêtes à agir.
Les amiraux des escadres alliées uvaient arrêté, dans une conférence tenue le 15 Octobre à bord du Mogador, les dispositions qu'ils devaient prendre pour seconder l'armée de terre : l’escadre française devait venir s’établir à environ sept encàblures 1,100*) des ouvrages russes et contre-baltre les batteries et les forts situés au sud de l’entrée du port ; l’escadre anglaise devait agir sur le fort Constantin et les batteries du nord ; les deux seuls vaisseaux turcs dispo- „ . nibles devaient prendre position entre les escadres anglaise et française. *• -*
On avait débarqué le 13 des pièces turques , venant de l'arsetràl de Constantinople et destinées à armer la ligne de circonvallation : six de ces pièces sont remises aux Anglais. Le 10, dix— huit pièces turques sont en batterie dans les ouvrages du corps d'observation . prêtes à faire feu. * p.i. • ■
Pertes du 15 an 10 : 2 tués; 1 officier et 34 soldats blessés.
A six heures du soir, une seconde brigade de sapeurs, commun- Nuit du u
loli
dée par le chef de bataillon du génie Dumas, est adjointe à la première. Les travailleurs sont au nombre de 1 ,831t.
On ouvre deux grands boyaux devant faire ^partie de la commu- . nioation allant de la maison du clocheton à la première paraHêJe.
Le premier de ces boyaux part de l’ extrémité 'droite de la portion • / de parallèle ouverte, la nuit préct-dento. A» matin, ta tranchée a ./ , lrOO de largeur inr< 1*00 de pipronduer, èxeppté thttts quelque» elifcv droits où l'on a Vehcontïé lfe 'fyJfÀf.Sqfà ' ' i
Le feu do l'ennemi, print^mUïment dirigé/ taries batteries, ifor* commode pas les travailleur , ! - -'K ;.'" >:-■ .•
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Jour»** «lu 17 octrvlir*.
Onrtrturc du fru «Ir* 1U1I».
Ainsi qu'il a été convenu, le feu est ouvert à six heures et demie du matin par cinquante-trois pièces françaises et soixante-douze pièces anglaises. La place répond vigoureusement de toutes les pièces qui ont vue sur les attaques et qui sont en nombre beaucoup plus grand que celles des assiégeants. Le combat durait depuis trois heures sans désavantage pour les alliés, lorsque vers neuf heures et demie, une bombe russe crève le magasin de la batterie française n’ 4 et le fait sauter, ce qui désorganise la batterie et met une cinquantaine d'hommes hors de combat. « Les choses étaient en bonne voie, dit « le général Canrobert dans son rapport au Ministre de la guerre,
« lorsque l'explosion d'un magasin h poudre de batterie, qui mal- « heureusement était considérable, a jeté quelque trouble dans notre « attaque. Cette explosion a eu d'autant plus d’effet que nos batle- « ries étaient plus accumulées autour du point où elle s'est produite. « L'ennemi en a profité pour multiplier ses feux, et d'accord arec « le général commandant l'artillerie, j’ai jugé que nous étions dans « la nécessité de suspendre le nètre pour faire nos réparations et « compléter vers notre droite, par de nouvelles batteries qui se rap- « procheront de celles de l'armée anglaise, le système de notre « attaque. »
Trois quarts d’heure environ après l'explosion du magasin à poudre une caisse, à gargoussos saute dans la batterie n* 1 de la marine. Co nouvel accident détermine la cessation du feu vers dix heures et demie. Le tir de la place se ralentit bientôt ; cependant, dans l’aprèsmidi, une bombe russe met encore le feu à un petit magasin à poudre.
Les dégéts produits dans nos attaques consistent : en deux pièces mises momentanément hors de service et douze pièces endommagées dans leurs affûts, en dégradations dans les embrasures et les mcrlons et en fossés comblés sur plusieurs points. La perte est de IKi hommes tués ou blesses.
. Les Anglais continuent leur tir pendant toute la journée, sans éprouver de dommages bien sensibles, malgré l'explosion d’un caisson de munitions qui saute vers quatre heures , en arrière de leurs batteries de droite.
Les escadres n’ouvrent le feu qu’à une heure de l’après-midi ; elles le continuent jusqu’à la nuit. La canonnade est extrêmement vive et plusieurs vaisseaux Souffrent beaucoup du tir des forts russes. La Yitle-de-Parà, montée par le vice-amiral Hamelin, reçoit environ cinquante boulets dans sa muraille et deux fois autant dans le gréement ; un gros obus fait sauter le pont de la dunette, un oflicier d’ordonnance de l'amiral est tué et ses deux aides de camp sont blessés. Le vaisseau anglais I Albion reçoit quatre-vingt-treize boulets dans sa coque, et ses mâts sont entièrement brisés. L’escadre française a en tout 30 hommes tués et 180 blessés ; l’escadre anglaise 11 hommes tués cl 2(X> blessés.
Dans leurs rapports, les Russes annoncent une perle de 300 hommes pendant cette journée. L'aide de camp général vice-amiral Korniloff eut la jambe droite enlevée par un boulet et expira quelques minutes après. Le vice-amiral Nakliimoff fut blessé.
Le feu des batteries françaises avait fortement endommagé le réduit en maçonnerie du bastion central. Les Anglais avaient fait sauter un grand magasin à poudre dans le redan, ce qui avait réduit à trois le nombre de pièces pouvant • continuer leur feu ; ils avaient démonte les pièces placées sur la tour .Malukoff et ouvert de larges brèches dans celte tour par le tir des pièces de Lancaslre'1'; enü» un grand nombre de pièces russes avaient été mises hors de service
(t) U' canon Lancasire esl un obusicrdc 42', ayant l'àme engendrée par une ellipse dont le centre .pareottrt l'asc de la bouche à feu, tandis que chacun des autres points décrit uuc hélice. Le projectile, d'une forme, à peu prés ogive-cylindrique, est muni, soit d'une fusée ii percussion, soit d'une fusée métallique lenle. Ces canons, employés en pctil nombre dans les attaques anglaises, n'ont pas produit les rcsullals qu’on en espérait.
— tu —
dans toutes les parties adjacentes des ouvrages en terre. Les Hottes - avaient fait sauter un magasin à poudre dans le fort Constantin et
.X • " allumé quelques incendies dans le faubourg de la marine, mais les
forts qui défendent l'entrée du port n’a\ aient été que faiblement endommagés.
Les dégâts occasionnés à la place n'ayant pas répondu à l'attente, des alliés, ou prend la résolution d'augmenter de beaucoup le nombre des batteries, dans l'espoir d’arriver à éteindre ou à dominer le feu des assiégés.
Vers quatre heures de l’après-midi, les Russes envoient des reconnaissances pour s'assurer si les batteries sont abandonnées; ces reconnaissances sont repoussées dans la place.
Pendant la journée du 17 octobre, il n’y a pas eu de travailleurs d'infanterie. L ne brigade de sapeurs sous les ordres du chef de bataillon Riltier a réparé et entretenu les communications; elle a eu 1 sergent et 2 soldats blessés.
du i7 .w is u- ()n adjoint à la brigade du commandant Rillicr deux autres bri-
l iibrr.
gades de sapeurs commandées par les chefs de bataillon Guérin et Richer. De six heures du soir à minuit, on emploie 1,325 travailleurs d'infanterie, et 1,125 de minuit a huit heures du matin.
On élargit et approfondit lu partie droite de la parallèle et les communications voisines; dans plusieurs parties on rencontre un roc dur qui ne permet d'avancer que fort lentement. Dans la communication de la maison du clocheton, on prolonge de 120 mètres le boyau adjacent à la parallèle, et on refait le second boyau qui se trouvait enlllé du bastion du mât.
A l'extrémité droite des attaques, on construit une place d'armes de 410 mètres de longueur; elle a pour but de faciliter l’extension de la première parallèle du côté du bastion du màl. On n'a pu creuser cette tranchée à 1"C0 de profondeur que sur les deux tiers de sa longueur.
• — Cm — •
L'artillerie travaille activement à remettre ses batteries en état. ‘ *
La garnison, sans doute occupée à réparer les dégâts occasionnés par la canonnade du 17, n'a tiré dans la nuit qu'envirôn un coup par , • '
quart-d beure. Mais à sept heures du matin, les Russes dirigent un /;
l’eu beaucoup) plus" vif sur les travailleurs ; ils ne blessent pourtant . . ' % <
qu’un seul homme. • ' ‘ ■- • • '
Lès chefs de bataillon du génie de Saint-Laurent et Ünbost, chefs J»»™» ** i« Ktubre. d'attaque : deux brigades de sapeurs et 1 ,023 travail lotus d'infanterie.
On perfectionne les travaux entrepris. : ■ - L'artillerie répare les dégâts dé ses batteries pour être en mesure de reprendre le feu le lendemain matin. L'artillerie anglaise conti- ' nue son tir. ••••"•■ •* *
Dans la matinée, Tcnneiui favorisé par des brouillards lente, avec s*»* m. doux bataillons d’infanterie et un détachement de cavalerie, de surpmidré les avant-postes anglais, du cété de la Tchernaya; mais les ’ •
Anglais et des détachements de la division Bosquet s'étant portés à * . ' •
leur rencontre, et les Turcs qui gardent les redoute» dominant la '
route de Balaclava leur ayant envoyé quelques boulets, les Russes, voyant sans doute leurs projets déjoués, se retirent sans rien entre- v ••
. prendre. ' .
Les troupes nouvellement arrivées complètent la cinquième divt- L’»hm r^u sion d'infanterie commandée par le général Levailiant; cette division est adjointe au corps de siège et campe en seconde ligne derrière la quatrième. L'arrivée de ces renforts porte l’armée française en •
•Crimée à 46,000 hommes et 5,500 chevaUx. '"'•••• .
La première division a pris, le 17, une position intermédiaire enfre les corps de siège et d’observation, à l’est du grand quartier général. •- : ' ' • • ••
Perlés du 16 au 18 : 25 tués dont 4 officier; 179 hlessés dont 9 officiers. ‘ • ' •
A la chute du jour,- on trace le prolongement de la première parai-
télé Jusque vers la capitale du bastion du mât, sur une longueur d'environ 840 mètre»! Tout le travail est exécuté à la sape volante par 2,3:25 hommes en deux brigades. On rencontre le roc en beaucoup d'endroits, ce qui oblige à mettre sur ces points deux rang» do gabion», des fascines, et des sacs à terre. Au jour, le travail de la parais lèle est assez avancé pour qu’on puisse y maintenir des travailleur».
En avant de la partie gauche de la portion de parallèle ouverte dans la nuit, on creuse des embuscades , que l’on couronne de cré- . neaux en sacs à terre, pour les francs-tireurs. On prolonge, en outre, de 270 mètres vers la droite la place d’armes qui a été commeucéo la nuit précédente en arrière de la parallèle, et l'on élargit sur une longueur de IO0 mètres environ la partie restée incomplète > 1« veiUe.- . - • • . . .. <v •
Vers dix heures et demie, une canonnade et une fusillade assez vives Ont lait craindre que les Rosses n’aient entendu le bruit des travailleurs, mais ce feu ayant cessé promptement, il est probable que les assiégés ont cru un instant à une attaque contre leurs retranchements. ,.!> . .> .
Journée ihi 49 oclgkrr. Les chefs de bataillon du génie Dumas et Rittier, chefs d'attaque;
deux brigades de sapeurs et 1,341 travailleurs d'infanterie.
■ On perfectionne la parallèle et on y établit des banquettes de fusillade. . r • . ...
L’artillerie française rouvre sou feu à six heures cl demie du matin. Les batteries n" 1,2 et 3 sont parfaitement en état. La batterie rt° 1 ne tire que de cinq canons et deux mortiers, une des platesformes n’ayant encore pu Être rétablie. La batterie n° 5 est supprimée. Deux nouvelles batteries ont été ajoutées, aux précédentes : la • batterie n” 7, armée de deux canons de 21 et de quatre canons de 1(1; la batterie n* 8, de deux mortier» de 27‘ et de quatre mortiers de 22. La face droite du bastion du màt, dont le» embrasures n'a- * > * *• vaieul pu être complétemeul réparées par les Russes, ne répond que
•de deux pièces qui sont promptement réduites au silence, probablement parce que te tir vif et précis des francs-tireurs ne permet pas *
• aux canonniers de les servir. Dans la journée, notre feu met en ruines le réduit en maçonnerie du bastion central. Mais la batterie' n” 6 a beaucoup à souffrir du feu de la place; elle est obligée de cesser son tir dans la journée. On la supprime le 21. '
A-la' droite des attaques, l’artillerie de la place tire obstinément sur certains points de la parallèle dont- lé parapet a dû être refait à plusieurs reprises ; lé matin, la garde de tranchée ne pouvant se tenir sur le revers, produit un encombrement qui ralénttt le travail, et à la fin de ta première séance , les hommes pressés de s’en aller sV—
! tant mis à courir à travers champs, lu place leur envole une grêle’ de boulets, d’obus et de mitraille, ce qui oblige d’interrompre le couronnement des gabions dans la parallèle, ainsi que la construction des créneaux en sacs à terre. " ’ . ’’ V ' ’ ’ * - •' v ■
Les travailleurs de nuit sont au nombre de 2,840. ' Non au (9 >o so w-
4 v lotire.
On continue à perfectionner les travaux déjà exécutés et l’on ouvre une communiealion composée dé deux boyaux pour rattacher à la parallèle une batterie de mortiers én construction (n* 9) qui est située dans la place d’armes commencée dans la nuit du 17 octobre; on prolonge cetté place d’armes de 30(1 mètres vers la gauche, jusqu’à sa rencontre avec la communication de la maison du clocheton.
Pendant toute la nuit, la place n’a lancé que (rois bombes, et les . batteries françaises et anglaises se sont contentées d’en lancer également trois; -* ! ;■ "■
Au jour, toute la parallèle est à largeur, mais elle est encore inégalement approfondie dans lés parties rocheuses qui exigent l’emploi de pinces et. de coins. Le premier boyau de Communication commencé la nuit, présente peu dé couvert parce que le sol s’est trouvé de mauvaise qualité;. le second boyau a un relief suflisahi pour couvrir les travailleurs. ’ ’
j.iüm > du îo octutrr. -Los chefs de bataillon tiu gepie (jui'iij) ol Riciif<r, chefs d'altàque;
■ dwix brigades de sapeurs et 2,353 travailleurs d’infanterie.
Ou continue à perfectionner et à couronner la parallèle ; on élargit et approfondit les deux boyaux de communication, le plus avancé sur une longueur de cinquante mètres seulement, parce qu’il est * * enfilé sur quelques points. La place d’armes est perfectionnée dans
. ' toute son étendue. , , ..
De dix heurt» du matin à une heure, et de deux à trois heures de l'après-midi, l'ennemi a dirigé un feu assez vif sur les travaux; le canon de la place a fait deux ou trois trouées dans la parallèle.
. L’artillerie française continue son tir, mais le feu de la batterie n* 2 est interrompu dans la matinée par l'explosion d’un magasin à , poudre. Celte explosion n’a blessé personne et n’a causé que peu de dégâts. • . ' .
Pertes du 18 au 2(1 : 11 tués dont 2 officiers; 42 blessés dont 1 officier. * .
ju ;o ,Vïi ». Les travailleurs de nuit sont au nombre de 2,101.
Ifibff «
A six heures du soir on entreprend le prolongement de la parallèle sur une longueur de 15 mètres. Le travail est exécuté à la sape votaute dans un terrain de gravier assez facile. En outre, on rectifie sur 200 mètres de longueur, en partant de la parallèle, le boyau ouvert la uuit précédente et qui se trouvait enfile.
Quoique le terrain situé eu arrière de la première parallèle échappe, aux vues de là place, on est obligé d'y creuser des communications couvertes pour protéger les travailleurs qui vont à la tranchée. La maison du clocheton, passage obligé, est située dans une dépression dé terrain qui devient un égout à boulets; les projectiles de la place qui passent par-dessus nos attaques roulent dans cette direction, ei d’autres y sont envoyés avec intention lorsque la vedette russe qui se tient au sommet du mât élevé dans le bastion n* i signale un rassemblement de travailleurs. ’ ' ,
— fli) —
A l'entrée de la nuit, op trace un*1 communication entre la roBisoit , du clocheton et celle des carrières. Le travail est exécuta à la sape volante dans un terrain rocailleux tr«'s— dilïleîle à creuser. Peur épaissir le parapet ou est obligé d'enlever sur une grande largeur la couche de terre, qui recouvre le rocher. *- ...
Vers deux heures et demie du matin , les Russes font une sortie, *»M,> forte d'environ deux cents hommes, dans le but d'enclouer tes pièces françaises. Ils approchent sans être aperçus, pénétrent résolument dans la tranchée entre les batteries n* 3 et t, en poussant des hourrah, . suivant leur habitude, et parviennent à enclouer sept pièces. Mais Us sont repoussé? avec vigueur et laissent dans les batteries six cadavres et quatre blessés, dont un officier d’une remarquable énergie qui a succombé à ses blessures. Le» pièces, facilement désenclouées, ont pu reprendre leur tir dès la lendemain.
• A la pointe du jour, on arrête, le tracé dp» deux premiers boyaux * • d une communication longeant la berge gauche du petit ravin qui passe à droite du bastion du niât et aboutit au fond du port.
La lace droite du bastion du mAI commence à être asse* endommagée ; il n'y a plus que deux ou trois pièces qui lireut encore.
Mais on aperçoit, sur le revers du petit ravin traversé par la parallèle, plusieurs batteries nouvellement construites ou en cours- d'exécution. ■ . * - ‘ ' < . • ‘ : ... . •
Les chefs de bataillon du génie dp Saint-Laurent et Dubosi, chefs J»»™-* .tu ji wm,,, d’attaque ; deux brigades-de sapeurs et 1 ,1)08 travailleurs d'infanterie.
On élargit et approfondit la parallèle et les boyaux adjacents, el on établit dans la parallèle des gradins pour la fusillade. Ou. continue . à creuser la communication allant de la maison du doehelon à relie des carrières. , ■
Le feu de la place quoique ralenti se maintient ponrtaul avec une certaine régularité. . -,
j . * B/flkvhft ÇMê J* wiiuro
Le soi surlequel se développent attaques1 présente en général '•*« wimwt* *»>*♦-
^ * r* 1 1 ** Julian innrhtr*.
, une couche de «erre dont l'épaisseur variable n’est souvent que de 0*30; au-dessous se trouve une croûte calcaire très-dure de 0“30 h 6* (K) d'épaisseur, puis vient une espèce de tuf que la pioche peut entamer sans trop grandes difficultés. Il est par suite presque toujours impossible de porter du premier coup les tranchées h une profondeur suffisante pour qu’on y soit abrité contre les feux de la place. Partout où la terre végétale fait défaut on est obligé de se contenter d’abord d’un étroit sentier creusé dans la croûte calcaire, afin d'obtenir le plus Vite possible un petit couvert où l’on puisse passer en se baissant, puis on élargit la tranchée en enlevant la croûte calcaire à l’aide de pinces et de pics à roc pour arriver au tuf.' Il Tant souvent plusieurs jours pour achever une tranchée, et encore n’est-il pas toujours possible de la porter à une complète régularité. • Ladnÿtda ^>nc” On reconnaît la nécessité de modifier la division des heures de bi n/nnue. |ravail. Les premiers jours du siège on relevait les travailleurs de trois heures en trois heures pour leur éviter de trop grandes fatigues dans un sol si difficile î» creuser; mais on s'aperçut prompte- , ment des graves inconvénients que présentaient d’aussi fréquents mouvements de travailleurs, surtout dans des tranchées qui restaient plusieurs jours sans être achevées; et Ton porta les séances de travail de trois heures à six. A partir du 21 octobre, la durée de ces séances est encore augmentée et portée à huit heures ; les travail- . . ' leurs seront dorénavant relevés à six heures du soir, à deux heures' de la nuit et à dix heures du matin. < .
' Les travailleurs de nuit sont au nombre dé 2,015.
' • A la nuit tombante on débouche du milieu de la première parallèle par un boyau • de 210 mètres, et l'on amorce la deuxième parallèle sur une longueur de 130 mètres. Les travailleurs arrivent à six heures sur la ligne et sont couverts par deux compagnies déployées en tirailleurs; le travail est exécuté à la sape volante. Le ’ ' •• terrain est 'coupé de nombreux lianes de roc; néanmoins la tranchée
est assez avancée au jour pour qu'on puisse continuer à y travailler presque partout. ,. .... ‘ .
Vers la droite do la première parallèle on ouvre les trois premiers boyaux d'un cheminement en avant; mais par suite d'ordres mal compris par les troupes de protection, le travail n'a pu être commencé qu’à neuf heures et demie. Les 300 travailleurs qui l'exécutent à la sape volante sont couverts par deux compagnies d’infanterie ayant en avant d’elles une section de 40 chasseurs à pied déployés en tirailleurs, à environ 100 mètres du boyau le plus avancé.
Au jour la gabionnade est couronnée sur presque tout son développement et le parapet a généralement 2*30 d'épaisseur à la base, mais sur beaucoup de points la irauchéc n’a pu être creusée que sur 0“30 de profondeur; pour épaissir le parapet on a gratté le terrain sur une grande largeur el ou a même pris de la terre en avant des boyaux. v . ....... . . . ;
Dès l’entrée de la nuit on travaille à améliorer la parallèle et les communications en arrière, ces dernières surtout laissant encore beaucoup à désirer. '
L'ennemi, occupé sans doute à réparer les embrasures et les parapets endommagés par notre feu, n'a presque pas tiré {tendant la nuit.
Les chefs de bataillon du génie Dumas et Ritlicr, chefs d' attaqué; /oit*» du n «cia»», deux brigades de sapeurs et 1,479 travailleurs d'infanterie.
Lu première parallèle est élargie sur un développement de 520 mètres; on perfectionne les communications en arrière et en avant dé celte parallèle; sur plusieurs points ou a. été obligé de réparer des brèches faites par le canon du la place. On travaille également à la communication de la maison du. clocheton ; le sol y est téès-dur et ■ le travail avance pou.. — . .... t ;
Le feu de la place a été fort vif peudaüt la journée; outre les boulet» et les obus, les Russes ont envoyé beaucoup de mitraille, il y .a eu parmi les travailleurs deux hommes tués et douze blessés.
tr..iui d« *•>«!. A mesure que notre artillerie et les francs-tireurs obligent les Russes à abandonner les batteries qui sont en vue de nos attaques, ils en construisent de nouv elles dans les parties retirées et basses de la place, d'où ils tirent sous de grands angles pour tourmenter nos ;■ travaux. Le matin, le feu de l'ennemi a été presque nul, mais dans
' l’après-midi les Russes ont débouché de nouvelles embrasures et ont tiré à barbette d’une mauvaise tour construite à l’extrémité supérieure du mur en pierres sèches qui descend du bastion du mât sors le fond du port. Dans le ravin de la ville, il y a deux batteries qui • prennent d’écharpe le deuxième lacet de la communication de droite • . en avant de la première parallèle. Le bastion du mât a peu tiré.
Les bombes de la batterie n" 3 allument eu ville plusieurs incendies • i. qui ne se propagent pas. Mais les bombes de la batterie n* 1) qui a
•ouvert sou feu dans la journée n’éclatent pas toujours, ou éclatent •••- , ’ • (rop tôt; cette batterie a reçu un armemeut turc dont le matériel • ’
est défectueux. ' *
Pertes du 20 au 22' : 8 tués ; 2 officiers et Mi soldats blessés.
, 1 Nuii*«rim m «- Les travailleurs d'infanterie sont au nombre de 2,7Ri. »
. . . • . On prolonge f amorce de la deuxième parallèle de 100 mètres vers
la droite. A la communication de droite on exécute un quatrième • ’ - • hoyau entre la première et la deuxièriie parallèle; ce boyau a 43 mé-
' . 1res de longueur et il est terminé par un retour de six mètres. Le
lorrain s' étant trouvé assez hou , au jour la gahionnade était couronnée et le boyau avait un métro de profondeur: on a pris de la terre* l’extérieur poor épaissir plus vite le parapet.
A l’extrémité droite et un peu en arrière de la première parallèle, l’artillerie commence la construction d’une batterie de sept * . . pièces n* 1(1) dont la crête a 48 mètres de développement; trois
lacets, l’un de 20 mètres, les deux autres de 70 mètres chacun de r ' longueur mettent cette batterie en communication avec la parallèle. ’ ■ • -
Le leu (h: la place a etc |uesque nul pendant la mlil . l.ii.iucciidie a éclaté vers trois heures dans ht ville.
Jusqu'à 'présent on a.releVé le soir la .garde de. tranchée en mémo »» '<»««« « >*(•>«
l*> garde- Un tfJBrlif C t
temps que les travailleurs; il en résoUo un grand encombrement qui "‘XiWt*,l'b pourrait avpir de lâcheuses conséquences si l'on avait à repousser une sortie dans ces inomenls-là. Dans lu soirée du 22, la confusion a causé une fausse- alerte et des hommes (h; garde ont tiré les mis sur lés autres. On reconnaît la nécessité de relever la garde de tranchée à une autre heure que les travailleurs. . >
Les chefs de bataillon du génie Guérin et Rjcher, chefs d’attaque; imhkj an ««uü»». deux brigades de sapeurs et 1,800 travailleurs d’infanterie,
( )n approfondit la partie de la deuxième parallèle ouverte la uuil précédente, ainsi que les communications avec la première parallèle.
De huit heures à onze heures et demie du matin, et de une heure • et, demie à quatre heures (Je l’après-midi, le feu de la place a été ; très-vif; il a blessé quelques hommes et tué un officier de marine. .
Pertes du 22 au 23 : 5. tués; 56 blessés dont 1 officier.
• Le nombre des travailleurs est de 2,1)65.
On prolonge, à la sape volante, la deuxième parallèle sur 120 mètres de longueur vers la droite. .Vu jour on est couvert, excepté dans quelques parties rocheuses où il. sera nécessaire de rehausser le parapet au moyen de fascines et de sacs à terre. ■
A la communication de droite entre lès deux parallèles, on ouvre quatre nouveaux, hoyaux, à lu suite des quatre premiers.
Le 28 au soir, le feu de la place avait complétcutonl cessé comme de coutume, inais les Russes Urèrenl quelques coups de deux à trois -heures du matin : trois travailleurs furent tués dans la deuxième parallèle et troissnitres furent blessés. .
Les chqfs de bataillon -du génie de Saint-Laurent cl Dühost, chefs J«r«à. tki J 4 u loin*. ; d'alffique ; deux brigades de sapeurs et I , t27 travailleurs d’infanterie. .
. On enlève un grand nombre de blocs de rocher qui gèueut encore
y >biuJu il au il oc-
- von,. |
il'
la circulation dans la première parallèle et dans les communications en arrière ; on établit dans celle parallèle des banquettes de fr'anchissoment et l’on continue h perfectionner les travaux entrepris,
' ■ . ■ malgré le tir de la pince qui a renversé plusieurs gabion» dans la deuxième parallèle. 320 travailleur» ont été occupés à la construction de la lialtèrie ri* 10.
Le Feu de l’ennemi a été, comme d habitude, très-vif ver» sept heures du matin, mai» il s'est bientôt ralenti et a continué d’une manière uniforme jusqu'à la chute du jotir. Notre artiHerie né peut ; % > pas prendre la supériorité sur celle des Russe», qui répare pendant la nuit les dégâts qui lui ont été faits pendant le jour et augmentent sans cesse le nombre de leurs pièces.
Le général en chef fait commencer une redoute à la droite dès • ligne» anglaises sur tin éperon qui, en s’abaissant, se relie à la vallée de la Tchernaya, cl permettrait à l'ennemi de monter assez facilement sur le plateau et de prendre à revers, en les forçant à leur jonction, les positions anglaises j>t françaises qui couvrent le siège.
' Çet ouvrage reçoit des Anglais le nom de redoute Canrobert.
Pertes du 23 au if : i tués; 51 blessés, dont 2 ofliciers ; 1 disparu.
Deux brigades de sgpours et 2,285 travailleurs d’infanterie.
On perfectionne la deuxième parallèle et la communication de gauche. Au jour la gabionnade est couronnée de trois rangs de Tas--
vineset l’on peut circuler sans danger dans toute la parallèle. .
On construit en avant de la deuxième parallèle, au moyen d’une gabionnade, trois abris pour les franes-tireurs chargés de surveiller leif embrasures de la place.
Sur la demande dn capitaine dé vaisseau Rigault de Gènouilly, un officier du génie est détaché à la batterie n*2 dé la marine pour - *■ ’ -y diriger les travaux de réparation du parapet et des embrasures;
au jour, six pièces qui avaient suspendu leur tir depuis plusieurs jours, sont en étal de k* reprendre-
. A liuil Iworct; du soir, on ouvre.à I? droite de la deuxième parallèle un boyau avec retour en place d'armes destiné à mieux éclairer le ravin qui descend au fond du port. La place dirige sur les travailleurs, pendant une demi-heure, une canonnade très-vive qui ne blesse que deux hommes quoique le travail n'ait pas été- interrompu.
Le terrain étant assez bon, au jour la gabionnade est couronnée el présente un bon couvert. . . • . * -, • . v.
On continue avec 320 travailleurs la construction de la batterie n» 10.
Les chefs de bataillon Dumas et Rittier, chefs d’attaque; deux JojO rifle éu 2"« octobre. . brigades de sapeurs et 1 ,770 travailleurs d'infanterie.
On continue à perfectionner les deux parallèles ainsi que les communications en arrière dans la partie où l'on est retardé par le. rocher. -■•. , , . . » • ...
Le feu de la place a été très-vif pendant toute la journée. R était particulièrement dirigé sur les parallèles, sur Jes abris des francstireurs, et surtout sur la communication de droite entre les deux pas- . rallèles. Les boulets ont fait une trouée dans le huitième boyau de cette communication, mais ce dégât à été- réparé par des sapeurs.
Le cinquième boyau a été, pour ainsi dire, battu en brèche de deux « quatre heures de l’après-midi : trois hommes y ont été tués. Dans le septième boyau, sept hommes ont été blessés et presque tout ce ■> qui se trouvait sur la berme, fusils,' vêtements et outils, a été brisé 1
par les boulets. On a dù évacuer cette communication pour quelques heures. Une bombé russe a mis le feu à un magasin à poudre de la * batterie n’ 2, mais cet accident n’en a pas interrompu le tir.
Les Russes ont commencé la construction d'une nouvelle batterie Trnratii ica Rump-.
- en avant dé la face gauche du bastion du mât ; ils en tracent les embrasures avec de grands sacs à terre, et forment le parapet avec des terres rapportées. Ils placent égalementdes sacs à terre sur la contrescarpe
de là face droite du même ou\ rage pour y embusquer des tirailleurs.
- »ye
-- 'if juiwuu l.e prirtce MensclnkofT avait roçil, ilaits le ivhjis d'octobre, dés reo-
forts assez considérables en infanterie et en eavalenc, amenés par le général Liprandi. Le 21, les Russes avaient fait une forte reconnaissance vers la vallée de Balaclava. Le 25 octobre au matin, le général Liprandi , conduisant env iron 20,001) hommes avec quarante pièces . ^ de canon, débouche à l'improviste par la vallée de la îchernava,
> • dans l'espoir de s'emparer de Balaclava ou du moins d'intercepter
lès communications des Anglais avec le [fort qui les approvisionne.
Les approches de Balaclava étaient défendues par quatre redoutes construites sur de petits mamelons à environ 2,000 mètres en avant du village de Kadikoï. Ces redoutes, k peine ébauchées, n'è- . v (aient années ensemble que de sept gros canons, en foule de la raaline anglaise ; on en avait confié la garde à cinq ou six cents Turcs
• qui, après quelque résistance, ne se voyant pas promptement soute- -
nus, les abandonnent à l'arrivée dés Busses. - - .' . .
i iie brigade d'infanterie et toute la cavalerie de l’armée anglaise . avaient pris position dans la plaine de Balaclava en avant de Kadikoï,
• la droite appui ée aux hauteurs qui dominent le port, la gauche sou-
tenue par la brigade Yinoy f2r de la 1” division), (pii la reliait k l'armée française. . . • * V.U -,
. Les Russes, en même temps qiüls prenaient possession des redonn
» tes, envoyèrent une partie de leur cavalerie à la poursuite des Turcs \ qui couraient se réfugier derrière les lignes anglaises. Les cavaliers \ , russes vinrent charger le OIT régiment de higlilanders qui, sans voa- ■ loir se former en carré, les arrêta par ses feux. Bientôt après toute la cavalerie russe, débouchant dans la plaine de Balaclava, vint
• • ' charger la grosse cavalerie anglaise composée des Écossais gris et des dragons d'Enniskilien, sous les ordres du brigadier général Scan- • lett. Quoique beaucoup moins nombreux que les Busses, les Anglais
• fondirent sur eux et les enfoncèrent complètement. Mais la cavalerie
légère, commandée par lord Cardigan, qui » 'avait pas pris pari il ce ,
: Vv
-combat, ayant reçu l'ordre de charger à son lour et s’ôtant jetée au milieu de l'armée russe, se trouva enveloppée de feux ; v oulant lu» venir en aide par une diversion, le général Morris 11} charger une batterie russe, qui prenait les Anglais de flanc, par le Y régiment de chasseurs d'Afrique, conduit par le général d'Allonville. La batterie , •
russe sabrée par nos cavaliers so retira en toute hâte, mais la cavahsrle anglaise écrasée par les feux qui convergeaient sur elfe éprouva
des pertes énormes : de <500 cavaliers qui étaient partis au moment .* •• • ■ vie la charge, il n'en revint pas 200. Les Français ne perdirent qu«‘
10 tués dont 2 officiers, et 28 blessés. *’ / y - -
Le général Lipraïuh conserva deux des redoutes que lés Turcs lift avaient abandonnées^ et les alliés ne crurent pas devoir les lui disputer. Voulant réduire lé plus possible le développement de leur ligne . .
(h; défense, ils so bornèrent à couvrir le port de Balaclava et là roule /• ' •
quiTe met en communication directe avec Sébpslopol. - /- • - »•. • - <
Le général Canrobert, se préoccupant dés 'attaques -que les RuSseS pourraient tenter soit du cété de la vallée de la Tchernaya, soit du • côté de la' droite des Anglais sur le plaltsui d lutermann, ordonna
.qn’à partir «lu- 20 octobre, la première division cesserait de fournir t; des travailleurs et des bataillons de garde, afln «le l'avoir toujours tout entière sous sa main.
L'effectif du corps- de siège comprend, à ce moment, 21,837 hom^ V mes de l'armée de terre et 1,310 marins.
Les travailleurs d'inlanterle sont au nombre de 1,900. x «i î».v
On continue à perfectionner les parallèles el les communications.
A la droite de la ballcrie n° 10, on établit une petite place d'armes en profitant polir céla d'une carrière dont on ferme l'ouverture qui re- ' . - ; J
garde lu place} lr parapet est formé d'obe double gabiomuole sur* //'/ fi montée de créneaux en sacs à l«>rre. - f-
\ -rpl 1 1 « ■ 1 1 1 • ilu Miic. deux cents travailleurs comnieiicenl une irabHHMMidé dé 200 mètres de lontitieor devant servir d épaulemeiit a: ... '*•
vV. -T f • fa* •/>*./ /•/;
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. '• 1 i- kÿg ; 7-mm 4 3< 11,7 ■
la baUerle n* 11, «pie I on va élever contre le bastion dit radt et les défenses du ravin du fond du port: en même temps, ils ouvrent une communication de SW mètres de longueur pour relier cette nouvellebatterie à des baraques ruinées qui servent d’abri contre les faux de , la place. Au jour, la tranchée de la batterie a “î" 50 de largeur sur 1*00 de profondeur, sauf en quelques points rocheux, mais la contmunication n’a que 1*00 de largeur sur 0* 80 de profondeur.
• Pour niveler le sol de la batterie n’ 10, on a été obligé d’avoir re-
cours à la poudre: ce moyen quoique entraînant de longs retards * devient indispensable sur un grand nombre de points. ' . !. \
• Le feu de la place, si vif pendant la journée, a cessé à la nuit, mais vers huit heures et demie du soir et à deux lieures du matin, les Russes ont couvert le terrain des attaques de mitraille pendant énvj-, • ‘ ron un quart d’heure ; ce tir n’à blessé qu’un homme.
itantr i,, » «Mi*.. Les cliefs de bataillon du génie Guérin et Richer, chois d’attaque ; 2 brigades de sapours et 1,032 travailleurs d'infanterie.
On continue à perfectionner les travaux des jonrs précédents. En . outre, on commence à préparer remplacement de quatre nouvelles v batteries (a* 12, 12 bis, 13 et 14) qui doivent être construites dans iq» ' • • ' deuxième parallèle des deux cétés du rnviR de la ville. -
Le feu de la place a été assez soutenu pendant la journée; il a blessé quelques travailleurs. Il y a eu un homme tué et quatre blessés près de la ligne de baraques, à la droite des attaques ; ligne que*
: - '*• l’on suivait jusqu'alors avec quelque sécurité; depuis deux ou trois
jours les boulets sillonnent cette direction. Un petit magasin a sauté dans la batterie n” 4, mais le tir n'a iras été interrompu par cet accident.
Les assiégés continuent à construire des retranchements sur le c<Vté gauche du ravin de la ville, . *
Dans •<* journée, une colonne russe composée d'infanterie, de cavalerie et d’artillerie, sortant de Sébastopol et paraissant se diriger vers Inkermann, vint attaquer les avant-postes de la deuxième divi-
sion anglaise, commandée par fc général de Lacy-Evarts. La brigade ’ *
des gardes de la division du duc de Cambridge et cinq bataillons français commandés par le général Bosquet étalent accourus au * . secours des troupes attaquées, mais les Russes se retirèrent en désordre, laissant 130 cadavres sur place et 80 prisonniers entre les mains- • des Anglais. -** . • - i •' •• : »• •
Pertes du 21 au 20 : 22 tués dont i officier ; 1 iü blessés.
.. ' . 1,830 travailleurs <f infanterie. ■ ■ .. *.r : Mtitun»
, toWrt.
Un continue la construction de* la batterie n° 11, et on ouvre une . communication de 130 mètres dé longueur pour relier cette batterie à la batterie n* 10. . • • » .. . ' ,
Du côté du corps d'observation, les Russes font une canonnade et / .. '* .
une fusillade très-y ires, sans doute par suite d’une fausse alerte. Vers ' •.
le point du jour, on entend dans la vallée un bruit de chevaux au ga- • "
lüp; les troupes prennent les armes et commencent à tirer sur cette • cavalerie; ruais bientôt on s’aperçoit que les chevaux qni s’avancent
- ne portent point de cavaliers. Cea chevaux, elfrayés par le feu de la • '
nuit, s'étaient échappés des lignes rtisses; on en prit un assez grand * •
nombre dans les camps français et anglais. •. .
Les chefc.de bataillon du génie de Saint-Lanrénl et Dubosl, chefs n*™* n «cw,*.
. ' d'attaque ; 2 brigades de sapeurs et G 10 travailleurs d'infanterie. ’
Onélargitla communication de gauche do la première à la deuxième * jtarailèle de manière à pouvoir y faire passer les voiture^ de l’artillerie. Les trav aux de pétardement de la batterie n* 10 sont assez a van- • ' *
cés pour que l'artillerie ait pu commencer rétablissement de trois
plates-formes. On épaissit te coffre des batteries n*’ lâ, 12 6»», 13 et
11; et on travaille activement à leur organisation intérieure. ’
Le feu de la place a été moins vif mais continu et a blessé plusieurs - . travailleurs. Une bombe rdsse a fait sauter uu magasin à poudre en »
■arriérer de la batterie n° 2; cette explosion n’a pas causé d'accident» ' ’ v
fâcheux. .. ÿ.
lv Jui doo du iKnjil.ru de iptailteurs.
Un |*torK' le» sûÿBCt* . d« lr*< 4). diiifti.il tiyJK'ï ' <lê\yfk
Nuit thi i7 au ^ uetybfr.
Ainsi que nous t aM.nr dit, le gouéraf on chel rendit a * I armée d'observation la première division qui en avait été detacliee pourrenforcer l'armée dé siège. Cette circonstance, jointe à la laligno qu' éprouvent les travailleurs dans un terrain si dillicile, et la réappa- ' rilion du choléra, réduisent d'une manière notable le nombre d hommes que l'on peut fournir chaque jour pour les travaux. Le général en chef prévient Je général commandant le génie que ce nombre ne sera plus, à partir du 28 octobre, que de 2,200 par vingt-quatre heures, au lieu de 3,300 à 3,000, mais ou Iqurnlrâ toujours les. 100 hommes qui sont journellement occupés à confectioiuier des ga-> Wons.
Dorénavant, il ne sera plus possible de [«ilager les travailleurs en trois brigades, parce que le nombre des bras serait trop faible dans chaque séance, vu le grand développement sur lequel il est indispensable de Iravailler.Los trav ailleurs seront relev és à six heures du matin et à six heures du soir. Cela lie permettra plus de changer la garde de tranchée à cinq heures du matin : à jiarlir du 30, elle sera relevée à neuf heures et dernier On se décide ainsi à rentrer dans la régie ordinaire des sièges, en gardant les travailleurs pendant douze heures, comme on y était déjà rentré le 22 octobre, én cessant île les relever en même temps que la garde de tranchée. ; ' > •
• Le corps d’obscrvatioii pousse activement les travaux de sa droite pour couvrir les nouvelles positions prises par les alliés en avant rie Balaciava. On coupe par uù fossé avec épaulemenl, précédé de trous de loup, les abords du coi de Balaclava accessibles à la cavalerie. La cavalerie anglaise s'établit en deçà de ce col, sur le plateau.
< Pertes du 20 au 27 : 4 tués; 15 blessés dont 1 oiljeier.
|,095 travailleurs d'infanterie de six lieures du soir à six heures dh matin.
On débouche de la place d'armes à la droite de la deuxième parallèle pour cheminer sur le saillant du bastion du ruât, au moyeu de
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-Kl - r ,- ;
trois hoyaux. A t'exlréiflUé du second, <m établit vers la droite une mnivélle place d’armes, destinée à édiirerje ras in <j«i descend an port en longeant la longue branche qui part de la gauche du bastion chi niât. •' , ' ■
Le développement total de ce travail comprend mètres de tranchée exécutée à la sape volante; dans le dernier boyau. On a rencontré le roc à quelques décimètres de profondeur.
Les Russes ont cherché à entraver ce travail par une fusillade nour- . ,
rie et par quelques salves de mitraille, mais les coups, portant trop haut, u'ont atteint personne. : \S -
On s'occupe, aussf à perfectionner la deuxième parallèle et les >. • -
communications en arriére. . • . * * < ? .
Vers une heure du malin, le capitaine du génie Cliaper s’approche jusqu’à .M) mètres environ dé la batterie de quatre pièces que *• l • . ” les Russes construisent eu avant de la face gauche du bastion du ' •
mât; il constate qu elle a peu de relier, qu'otn y travaille activement èn apportant des terres dans des paniers et qu’on s'occupe déjà dés plates-formes. • • ! . ..
1 A la pointe du jour, des tirailleurs russes vont s’établir dans des trous et des masures à l’extrémité du contrefort sur lequel se trouve . la batterie n* i 1 , dans le but de prendre d’Ocharpe les boyaux ou- • xerts pendantla nrtit., . • . • ' *
Les chefs de bataillon du génie Dumas et Rittier, chefs d'alfa- a» M«i»vrf. sjne ; â brigades de sapeurs et 1 ,054 travailleurs d’infanterie. .’
" Ôb perfectionné les cheminements entrepris.
Le feu de la plaée ouvert dés le malin a été moins vif que les jours précédents ; les Russes ont cherché à y suppléer dans la matinée par une fusillade assez nourrie qdi est restée sans effet. Le tir d'une batterie de fusées incendiaires, établie à lu droite delà deuxième parallèle, attire sur la tête des cheminements le feu d’une pièce placée au saillant du bastion du mât et celui de la batterie des casernes.
Le» fusées dirigées sur les bâtiments de l'amirauté ne paraissent y produire aucun effet ; un bataillon russe longeant ces bâtiments n'a pas été troublé dans sa marche.
Quelques tirailleurs russes établis dans le fossé de la face droite ' du bastion du mât ont essayé de tirer sur les tranchées sous mie assez forte inclinaison, mais ce tir ue nous a pas causé de pertes. <
Les Russes sont fort occupés à réparer les batteries et l'enceinte . (te la place depuis le saillant du bastion du mât jusqu'au port du Sud, ainsi que la batterie des casernes. Cette partie des défenses de la place avait été très-endommàgée par le tir des Anglais. . ■- , Pertes du 27 au 28 : 10 tués ; 2 officiers et 50 soldats blessés.
Nuii du i8 .io 2) c<- , 03 1- travailleurs d'infanterie.
lobrc.
Ou approioBdit l'emplacement de la batterie n ri bis destinée à ricocher la face gauche du basliou du mât. Cent travailleurs -sont détachés puur réparer U batterie n* 1 de la marine. A la droite, un a ouvert à huit heures, avec 212 travailleurs, un boyau de 3i(t métrés de longueur, formant communication de ta batterie n* Il à la grande place d'ârmes on arrière. Au jour, le déblai n'avait que 0*30 de profondeur moyenne sur 1 " 20 de Jargeur; te remblai avait0“00 de hauteur.
. Le feu de ta place a cessé pendant la nuit. Seulement à div heures
et demie, par suite de mouvements bruyants dans notre batterie . n” 12, les batteries russes ont tiré à mitraille pendant nu quart d'heure.
Le 20, à la pointe du jour, on a fait le tracé de trois boyauxdébouchant de la deuxième parallèle entre les batteries n“ 12 et iibis.. . \ ’ - , * •
tour» au » octobre. Les chefs de bataillon du génie Guérin et Richer, chefs d'attaque;, deux brigades de sapeurs et 1,231 travailleurs d'infanterie.
On continue à améliorer la deuxième parallèle et les communications en arrière ; on travaille daus le long boyau en arrière de la batterie n* 11. •. . , -
• Le feu de la place n’a été vif que dé neuf à dix heures du matin et pendant un quart d’heure à quatre heures de l’après-midi.
Pertes du 28 au 29 : 1 tué ; 1 officier et 20 soldats blessés. . • ,
9(18 travailleurs d'infanterie.- ■ SmtdatSiuMorierf.
On exécute à la sape volante, sans être inquiété par l’ennemi, les trois premiers boyaux de la communication allant de la batterie n’ 12 vers le bastion du mât. Au jour naissant on trace lin quatrième boyau , - ; ••
de 50 mètres do longueur.
X la communication de droite, en avant de la deuxième parallèle, on ouvre un nouveau boyau de 70 mètres de longueur.
• Les sapeurs réparent avec des sacs à terte tes huit embrasures de ' ' . .
ta batterie .de la marine. . ■
• Vers trois, heures du matin, les Russes font une petite sortie .se
dirigeant vers la batterie n°3; mais elle se borné à échanger quelques coups do fusil avec nos travailleurs. .
•Le feu de la place a été presque nul pendant la nuit.
Les chefs de bataillon du génie de Saint-Laurent et DubOst, chefs Jotim/f «lu 30 or lob ré. d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 1,341 IravaiHeurs.d’infan-
terie. . v > < • . •.
()n perfectionne les travaux entrepris, on achève le déblai des plates-formes des batteries n" 44, 12 bit et 13 ; on établit une traverse de défilement dans la batterie n" 14 et on continue les tranchées ou- . vertes la nuit précédente. Le travail des trois boyaux en avant de la . batterie n' 12 est fortement contrarié par le tir des huit pièces de la batterie que les Rosses ont récemment démasquée en arrière du réduit casemate du bastion central, le long des casernes qui existaient de ce cèle de la place : plusieurs travailleurs y sont tués ou blessés-
Le feu de la place a été si vjolnjrt do sept hom es à huit heures et demie do matin que, sur certains points, on a été obligé de suspendre
le travail penda nt une demi-heure: on a dû se borner ensuite à roeter .
— Ri -
«dns jeter le* matériaux par-dessus le parapet pour no pas attirer l'attention de l'ennemi. Le reste du jour le feu a été \if et régulier ?
, ■ H a blessé une douzaine de travailleurs.
* Cn vaisseau russe à deux ponts qui est venu s'embosser à la pointe
du jour dans le port du Sud, en face d’une batterie anglaise,# entretenu pendant toute la journée la lutte avec cette batterie.
Trnnt Les Russes construisent nu retranchement en pierres sèches qui s
parait destiné à former une seconde enceinte s'appuyant d’une part au bastion central, de fautre au boulevard déjà occupé par une •
• grande batterie (batterie de la terrasse), eu arriére du bastion do
/ " màl. Ils établissent en outre, dans la partie culminante de la ville,
•• une forte batterie qui paraît surtout destinée à la défense intérieure
en cas d’assaut. Les Russes apportent une très-grande activité dans tous leurs travaux. L’armée de secours leur fournissant tous les travailleurs nécessaires, les bouches à feu et leurs approvisionnements étant sur place, il leny suffit souvent de trois jours pour construire une batterie et la mettre en service.
Pertes du 29 au 30 : 1 tué; 1 1 blessés.
Soit .lu w « vi or. 930 travailleurs d'infanterie.
lufclV, A n . .
On prolonge de 18 mèlrea le Iroiaietne boyau entrepris la nuit précédente en avant de la batterie n” 12, et l’on fait deux nouveaux • boyaux soutenus par une demi-place d’armes (devenne pins tard la . ’ batterie if 22j ; une partie de ce cheminement traverse des déblais
d’anciennes carrières. Ce travail n'a pas élé inquiété; ce n'est qu'au • jour que les tirailleurs russes du bastion du mât, et ceux qui sont
embusqués daus le fosse de cet ouvrage, dirigent un feu de mous- • • quelerie très-v if sur le boy au le plus avancé, sans néanmoins nous
causer aucun mal.
. On ouvre dans le thalweg du ravin de la ville une communication
centrale entre la première et la deuxième parallèle. Les trois boyaux de ce cheminement, présentant un développement de 280 mètres,
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se trou vent on l>on lorrain et ont pu être. rapidement portés à l’OQ de profondeur sur 1“ HO cfe largeur.
A la droite, on travaille à approfondir les deux boyaux de la tète d’attaque et à réparer leurs parappts entamés par les boulets Tusses.
On continue le rodage dans les autres communications. -
Les mineurs onl été employés le jour et la nuit à pétarder dans les batteries n“ 10, il, L2el 13.
Les Russes n'ont pas tiré pendant la nuit. Ils ont éloigné le vaisseau qui, pendant la journée du 30, a romhaitu contre la batterie anglaise du ravin. • - ... ’ •
V Le chef de bataillon Millier, et le capitaine du génie de Préserville, a* » chefs d’attaque ; 2 brigades de sa|K*urs et 802 travailleurs d'infanterie.
On perfectionne les boyaux entrepris en avant et en arriére de la deuxième parallèle. • • V '
Le feu d’artillerie de la place a été modéré ! les Russes y joignent • ...
maintenant les feux d’infanterie contre les boyaux eu avant de lu deuxième parallèle, mais sans obtenir grand résultat. -. ✓
Pertes du 30 au 31 : t .tué; .17 blessés.
000 travailleurs d’infanterie. - . xaiidu * vm,»»
il" wowmbr».
On conlinue les travaux du jour et on prolonge de la mètres la place d’armes protégeant le cinquième boyau en avant de la batterie n“ 12; pu prépare des rampes pour l’armement des batteries n“ 12,
13 et 11, el on ouvre en arrière de la parallèle unetranchée de 100 mètres croisant la communication centrale entre les deux parallèles, pour y placer les magasins dé ces batteries; de plus, on élargit la deuxième parallèle près du coude qui se trouve vers la droite, n fia •' • de pouvoir y placer des mortiers.
Vers neuf heures et demie, la place a lancé sur les cheminements une grêle de boulets, d’obus et de mitraille. Le reste de la nuit les coups des Russes se son! succédé environ do demi-heure en demi-heure.
Le chef de bataillon du génie Rittier a le bras cassé par un boulet.
Perte* du moi* d'octobre.
Nombre de IravaiUenrâ employé.
Les pertes de l'armée française, pendant le mois d’octobre, se sont élevées à 108 tués dont 6 officiers, 858 blessés dont 2t officiers, et i homme disparu; en tout 967 hommes hors de combat.
Le nombre de travailleurs employés auv tranchées, pendant le mois d’octobre, a été en moyenne de : -
63 sapeurs et 889 soldats d’infanterie par journée,
55 — 934* — par nuit.
Joj»roé« du 4* rrmbre.
DruiiêsM ourertur* du feu drs «lift?.
«ms be lovraen Les chefs de bataillon du génie Guérin et Ricbcr, chefs d’attaque; deux brigades de sapeurs et 900 travailleurs d’infanterie.
On perfectionne les cheminements en avant et en arrière de la deuxième parallèle.
Le 1“ novembre, les batteries n" 10, U, 12, 13 et 11 étant en état d’ouvrir leur feu, toutes les batteries françaises et anglaises réunissent leurs efforts contre l’artillerie de la place ; mais le feu des alliés ne parvient pas, dans cette première journée, à dominer celui des Russes, qui est très-vif et très-soutenu. Voici quel est l’armement des nouvelles batteries ; y , - . ’ ..
. Batterie n° 10 : 3obusicrsde22> ; 4 fanon?, M. . T . 7 pièces.
— 11:8 canons «le 30; H ttbofiiers do 80 tU. . . . . . . < 13 —
— 14 : 4 amont ita 24; 3 obusiert de 22, 2 mortiers de 22*. 9 -r* ,
— 13 : 2 canons de 24; 2 canons dp 11» ; 2 obusimdc 22». tt* —