‹ Siege de Sebastopol Journal des operations du genie publie avec l'autorisation du ministre de la guerre par le general NielChapitre 6 sur 83 · I l : O mortiers de 22e . V \ . fl · texte numérisé non relu

I l : O mortiers de 22e . V \ . fl

Total <■*..: 4! pièces

j La batterie n" 6 de la marine, dout l'armement a été Complété depuis le 10 octobre, tire avec 4 obusiers de 80 et 2 canons de 50. La batterie n*9 est remplacée par les nouvelles batteries à partir de l'ouverture de .'leur frai.,.

ft) On désigne ainsi dans la marine le jrros obnsiêr cii Tonie, du calibre de 22‘, dont 1c boulet- plein pèserait 80 Hyref.- . ***•>■*•. » *. *

Pertes du 31 octobre au 1" novembre : 2 tues; 21 blesses dont l. officier.

890 travailleurs d’inlanlerie. . «lia

r .. venürft.

Au cheniinenient do gauche sur le bastion du màl on ouvre deux nouveaux boyaux; au cheminement de droite on en onvre trois, et les deux extrémités de ces cheminements sont reliés par une tranchée qui devient l’amorce de la troisième parallèle. On a exécuté les boyaux à la sape volante, avec la précaution de no faire arriver les -- • • •

liommes porteurs de gabions que successivement et de les faire retirer jusqu’à l’achèvement du tracé. La parallèle n’a été entreprise qu'un peu plus lard, et l’on a cru devoir renforcer préalablement la gabionnade du tracé par un parement intérieur en sacs à terre. Cos • travaux ont été peu inquiétés, malgré le clair de lune.

De quatre à cinq heures du matin une très-forte canonnado de la place a fait suspendre le travail pendant une heure ; les travailleurs ont pu rester en place en s’abritant derrière le parapet, sans qu’aucun d eux ait été blessé.

Les chefs de bataillon du génie de Saint-Laurent et Dubost, chef» Joumte ju * «><«*«. d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 1 ,300 travailleurs d'infanterie. ■ ’ .• •• •

On continue à travailler dans les tranchées ouvertes la nuit. Le

travail èst assez périlleux dans la troisième paraHèle où les gabions, à peine recouverts de terre, n’avalent pu èlre couronné* dans la nuit: plusieurs travailleurs y sont blessés dans la matinée. On perfectionne -, toutes les communications en avant de la deuxième parallèle. Les . • •

mineurs continuent à pétarder le roc qui obstrue encore une partie des tranchées. • ; • ■ ’ • ‘

• Le feu de la place est moins vif que les jours précédents ; il cesse complètement vers cinq heures du soir. L'artillerie française semble prendre la supériorité sur celle des Russes. Le bastion du mât, dont la face droite, contrebattae par nos batteries, est prise à revers par

Nuit du i au ternie.

• l'attaque anglaisé, tandis que la face gauche, coutrebatlife par le» Anglais, est prise d'enlilade par nos batteries, est extrêmement dégradé. Les Russes craignant de se voir enlever cet ouvrage travaillent activement à compléter la seconde enceinte. •" . *' '

Le capitaine du génie Hézeltc a été blessé h la tète dans la troisième parallèle. . ‘ -

Pertes dn 1" au 2 : 1 tué.; 17 blessés dont 2 olliciers, .

>«■ 800 travailleurs d'infanterie.

Ou continue à travailler dans la troisième parallèle et les communications en arrière, niais ou n'obtient que peu de résultats, parce que le roc est fort dur. , * •

On prolonge la troisième parallèle de 55 mètres vers la gauche jusque vers une, ancienne, carrière où la pente du ravin de la ville commence à devenir raide. Ce travail s'exécute à la sape volante , seul procédé praticable tant que l'artillerie ennemie ne sera pas a. peu près réduite au silence. Seulement on pose d'abord, et par parties successives, un double rang de gabions jointifs que l’on fait 'remplir de sacs à terre cl couronner de fascines par des sapeurs ou un petit nombre de travailleurs d'infanlerie; ce n’est qif après que l'on a ainsi obtenu un abri contre la mitraille et lès feux de mousqueterie que, tous les travailleurs sont conduits derrière les gabions pour creuser la tranchée au commandement de haut les bras.

Au jour, la tranchée a 1*50 de largeur sur 1*00 de proion- ’ deur.

. A la droite, on prolonge la troisième parallèle d'environ 70 mètres.

On prolonge également vers la droite l'avant-dernier boyau de com- . munication et on relie son extrémité à celle de la troisième parallèle 1 - par un boyau défUé du saillant dn bastion du mût. Le tracé est fait au cordeau à sept heures du soir, et à huit heures le travail est entrepris à la sape volante sur une longueur d'environ 150 mètres. Le terrain est assez bon, mais entrecoupé de quelques bancs de roc A

très-dur ; à quatre heures du malin là gahionusde est couronnée et le parapet présente un couvert suflisant.

Vers quatre heures et demie du matin, au moment du coucher de la lune, les Russes commencent une canonnade d'une violence extrême. Cette bourrasque de 12 à 1,300 coups de canon, qui occasionne peu de dégâts et pas une blessure grave, ne peut être attribuée qu’à la crainte d'une surprise ou d'une attaque de vive forcé. Cette crainte est en quelque sorte justifiée par le mauvais état des parapets du bastion du màt. • - .

Le chef de bataillon Dumas et le capitaine du génie Fourcade, Jwrew ju j m» «h*, chefs d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 750 travailleurs d'in- > .

fanterie. ... • • • . 'ï ■. ' ■ :• * ' ' *

Dés la pointe du jour on a placé les mineurs dans la troisième pa- /r . ralièle pour faire disparaître les blocs de roGher qui gênent la circulation. . . ■ ■ ■£ " . ■

On perfectionne la troisième parallèle et les bovaux de commuwcation en arrière: on fait sur le revers de la parallèle quelques abris contre les projectiles creux, et on établit de* gradins de fusil- \ jade ét de franchissement. .; , .

Le feu delà place a été très-nourri le matin. L’attaque de gauche . • . ..

.souffre beaucoup plus que celle de droite : la batterie n” H peut à peine continuer son tir, tandis que les batteries n" 10 et 11 luttent * ' • ■ '' avec quelque avantage.

A 1 entrée de la nuit, les. Russes, ont lancé avec leurs mortiers deux liftiers de grenades; là plus grande partie de ces projectiles . u a pas atteint nos parapets. ' . ..

l’ertes du 2 au 3 : 4 tués; 78 blessés dout 2 oilieiers.

5UÎ) travailleurs d'infanterie.

On continue les travaux du jour et on élargit une partie de la troi-

N*U du 3 «u 4

véiiibnr.

sième parallèle pour y placer, d'une part fpiatre mortiers de 15e destinés à laucei <ies bombes dans le lusse de la face droite du bastion

— ÎM> —

du mllt, et d'autre part deux mortiers, également de 15", dirigés contre le fossé de la face gauche.

Le général de Lourrnd, de Service h la tranchée, fait reconnaître le fossé du bastiou du mât par le capitaine d'artillerie de Lajailie.

' Cet officier parvient, grâce à l’obscurité d'une nuit pluvieuse, à constater que ce fossé n'a que 1"50 à 2" 00 de profondeur.

A quatre heures et demie du matin , les Russes ont recommence leur canonnade habituelle, sans nous causer grand mal.

Jvurftée du i note mitre. Le chef de bataillon du génie Guérin, chef d’attaque; deux bri- • • • ». gades de sapeurs et 900 travailleurs d'infanterie,

x di*po5f * doirar Le travail devant se borner jusqu'à nouvel ordre au perfection-

l'assaut.

nement de la troisième parallèle et des communications en arrière, une seule brigade de sapeurs suflira dorénavant. Il ne reste que peu de chose à faire pour achever les tranchées entreprises que l'on regarde comme assez rapprochées de la place pour permettre de tenter une attaque do vive force; on peut donc accorder quelque repos aux , ‘ troupes d'infanterie. Dans ces derniers temps, le nombre d'hommes

à fournir chaque jour pour le débarquement des vivres et du matériel, pour l' approvisionnement des huileries, pour les travaux du , • siège et pour les gardes de tranchée a été si considérable que le soldat n'a même pas Gu utm nuit de repos sur deux.

• •' On perfectionne la troisième parallèle et les cheminements qui y aboutissent; les mineurs pélardent les blocs de rocher qui encom- • breut cette parallèle.

Dans les lignes de circonvallation, ou met deux nouvelles pièces . do 30 en batterie.

Pertes du if au A : 4 tués; 1 officier et 41 soldât* blessés, t . - ... Le nombre des travailleurs est de 400. ■■ ' ,

.W d. » «. « m- On continue le travail du jour.

A onze heures du soir, deux ofliders du génie, le capitaine .Martin et le lieutenant Fescourt, accompagnés chacun de quatre sapeurs et

de dix hommes d’infanterie commandes par un lieutenant, sortent de ia troisième parallèle, le premier par la droite, je second par la gauche, afin de tenter la reconnaissance du fossé du bastion du mât.

Cachant leurs escortes derrière un pli de terrain, ces officiers essaient de s’approcher du fossé avec un ou deux sapeurs; mais les Russes faisaient bonne garde : des sentinelles veillaient sur le parapet du bastion, et une ligne de tirailleurs gardait les dehors. Les cris des sentinelles russes et quelques coups de fusil obligent les détachements à rentrer dans la parallèle. •- -

La pluie qui n’a cessé de tomber pendant toute la nuit xi beaucoup contrarié le travail et gêné les feux de l’artillerie. Le tir de la placé a été vif, et il redouble d’intensité une heure avant le jour.

Le chef de bataillon du génie Richcr, chef d’attaque ; une brigade Jo«n>& <iù s wmaii»* de sapeurs et 700 travailleurs d'infanterie.

On perfectionne la troisième parallèle et les cheminements en arrière. •••'• • *L' '-** ' . < - • *'

Le prince Mènschikoff n'ignorait pas qu’il touchait au moment oè les alliés ailaient tenter d’enlever la place de vive force, et le mauvais état du bastion du mât fui donnait de sérieuses inquiétudes. R pensa, d’accord avec le général Gortchakoff, commandant l’armée extérieure dont le quartier général était à Tchorgoun, qu'il fallait se hâter de profiter des secours qu'ils venaient de recevoir pour empêcher l'assaut et faire lever le siège. Le général Dannenberg, commandant le quatrième corps, venait d’amener trois nouvelles divisions de ce corps dont la douzième, arrivée depuis peu avec le général Liprandi, n’était que l’avant-gardc. Deux des fils de l'Empereur dé Russie, le grand-duc Nicolas, inspecteur général -dn génie, et lé grand-duc Michel, quartier maître général de l'artillerie, venaient

1'! Voir aux pièces jiislillralives, N* îi, la coroposilion Je l’armée française, à celle

époipie. • . **■'.** t ' • .

iPaiTivef'à Sébastopol, le \ au soir, el en citaient par leur présent*»' l’ardeur des Russes. La bataille fut résolue pour la journée du 5. L’attaque principale devait être dirigée sur la droite des Anglais» tandis qu'une démonstration dans la vallée de Balaclava attirerait de ce côté le corps d’observation français et qu'une sortie de la place, faite sur les attaques de gauche, tenterait de nous enlever les tranchées. Les hauteurs du montSapoun étaient en effet peu défendues. L'ne redoute y avait été construite à droite du ravin où passe la s teille roule postale qui descend au pont d’Inkermann, mais elle, n'avait pas encore de banquettes de fusillade et» quoique percée de deux embrasures, elle n’était pas armée; deux petits épaulements avalent été ébauchés en avant de la redoute. Ces trois ouvrages ont été désignés depuis lors sous les noms de redoute du 5 ttovembre, batterie de l'abattoir et batterie du 5 novembre. En outre, un retranchement de peu de relief barrait la routé en avant du camp anglais. Tout le plateau était couvert d’épaisses broussailles qui dérobaient à la vue les mouvements de l’ennemi.

Le 5 novembre, à cinq heures du matin, le général Soïmonoff sort de Sébastopol par le ravin du carénage, conduisant une première colonne de 28 bataillons qui présentaient un effectif de plus de 16,000 hommes, et ayant avec lui 22 canons de 12 et 16 canons de 6. Gra- ' vissant la berge droite de ce ravin, non loiu du fond de la baie du carénage, il conduit sa colonne le long de l’escarpement vers les camps anglais. L'ne seconde colonne venant des camps du nord, commandée par le général Pavloff et forte de 20 bataillons et demi ou de 13,500 hommes, traverse la Tchernaya sur le pont d’Inkermauu et gravit les hauteurs vers l’extrême droite des Anglais. Le général Dannenberg, commandant toutes les troupes de l’attaque, aecompagne le général Pavloff, en attendant la jonction des deux colonnes. L’ne pluie line et un épais brouillard favorisent la marche des Russes, qui arrivent à portée de canon des camps anglais et

mettent leur artillerie en batterie avant d’èlrc signalés. La fusillade est à pleine engagée, vers sept heures du malin, avec les avant-postes anglais, que déjà les boulets et obus des Russes viennent déchirer les tentes. Les ouvrages avancés attaqués par l’infanterie russe sont enlevés pendant que l’armée anglaise se forme en bataille. La division de Lacv-Evans, commandée par le général Pennefather, et la division légère de sir lieerge Brown supportent le premier choc des Russes et arrêtent leur élan ; elles sont bientôt soutenues par la di- . vision Cathcart et la brigade des gardes du duc de Cambridge; la division England ne fournit que la brigade Campbell qui sert de réserve, la brigade Lyre étant de service aux tranchées. Les Anglais n’ont à opposer aux Russes que 13 à 14,000 combattants. Partout le combat s’engage à la baïonnette, les Anglais repoussent les Russes et reprennent la redoute autour de laquelle la mélée est terrible. Deux bataillons de la colonne Soïmonoff ayant traversé le ravin du carénage vers sa naissance, afin d'attaquer l’extrême gauche des Anglais, soht repoussés par la brigade Campbell et obligés de regs-

gner le plateau de la berge droite du ravin.

•*', La droite des Anglais est soutenue par deux batteries à cheval françaises, sous les ordres du chef d'escadron de La Boussiniôre, et par deux bataillons envoyés par le général Bosquet, l’un du 7” léger, l’autre du 6* do ligne. Le général Bourbaki qui commande ces troupes ayant remarqué que les Russes travaillent à se retrancher sur les hauteurs dont ils viennent de s’emparer, se lance sur eux avec impétuosité, et malgré la différence du nombre les force à rétrograder. V •’

Cependant l’arrivée des derniers régiments de la colonne Pttvloff permet au général Dannenbergr de reprendre l'offensive. La redoute, héroïquement défendue par le régiment ColdStream de la garde, est ' de nouveau entourée et assaillie par les Russes; après le combat le plus opiniâtre le» Anglais se décident à la retraite et se frayent un

passage à travers les Russes pour rejoindre les leurs: renforcés par deux autres régiments de la garde, ils reviennent sur la rédoute, la reprennent et sont forcés de l’abandonner de nouveau. Le général Cathcart cherche à menacer le flanc des Russes en descendant le ravin de la route, mais il y trouve la mort ainsi que le colonel Seymour, son aide de camp ; le brigadier généra] Goldie est mortellement blessé, et la division est obligée de rétrograder après avoir . essuyé de grandes pertes.

Les Anglais, dont la plupart des généraux étaient hors de comhat, sont écrasés par le nombre; cependant ils ne cèdent le terrain qüe pied à pied. Le général Bourbaki combat avec acharnement, mais ii éprouve de grandes pertes , parmi lesquelles le colonel de Camas du fi* de ligne, et ses troupes vont être débordées par les ' Russes. ‘ .

Dans ce moment critique, le général Bosquet, qui avait compris que l’attaque de la vallée de Balaclava n’était pas sérieuse, arrive lui-mème conduisant au pas de course la brigade d’Autemarre et deux batteries commandées par le chef d’escadron Barrai. Le général Canrobert, sur les premiers avis de l’attaque des Russes, s’était rendu sur les hauteurs qui dominent la plaine de Balaclava. Ayant aussi jugé immédiatement que Te général Liprandi ne faisait qu’nne fausse •attaque, il était accouru auprès de lord Raglan pour se concerter avec lui. Pendant que les troupes du général Bosquet sont lancées sim la gauche des Russes, le général en chef fait approcher des réserves qui viennent se joindre à la brigade de Monet, première de la division Napoléon, que le prince, aux premiers coups de canon, ■ avait dirigée sur ie lieu du combat1'. L’ennemi ne peut résister à ■l’attaque impétueuse des colonnes du général Bosquet, mais il se

Cl Phi s lard h- prinee Napoléon anima sur le iliamp île bataille sa seconde brigade (pull avili «l abo ni portée an secours do corp* ds siège attaqué dans tes tranebées.

retire lentement et en reprenant plusieurs fois l’offensive. On se bat corps à corps et à la baïonnette. Le général Canrobert, qui s’était avancé sur le plateau, est blessé par un obus shrapnel qui éclate audessus de sa tête, mais il ne quitte pas le champ de bataille.

Les Russes, obligés de se retirer par les pentes raides qui descendent vers la Tchernaya et le fond du port, soutrrent beaucoup du feu des alliés, et notre artillerie, tirant sur leurs niasses profondes, leur fait éprouver des pertes énormes. Dans cette dernière période <le la bataille, les bâteaux à vapeur la Khmonèse et le Wladimir, embossés au fond du port de Sébastopol, protègent la retraite des . Russes par la grande quantité de projectiles qu’ils envoient sur le plateau. ~ . „

La journée d'Inkeriqânn lut très-meurtrière de part et d’autre. • Les allié» ensevelirent 4,500 Russes et en laissèrent encore un grand nombre sur le terrain, les tirailleurs ennemis ayant fait feu sur les corvées chargées des inhumations^1'. On recueillit environ 900 blessés russes dans nos ambulances. On ne peut donc pas estimer la perte de l’eunemi â moins de 12,000 hommes hors de combat. Cependant les bulletins russes n’accusent que. 2,9ti9 tués dont 12 officiers, parmi lesquels le général SoïmonolT, et 5,701 blessés dont 200 officiers ; en tout 8,700 hommes hors de combat. *’• ,

L’armée anglaise eut 515 tués dont 43 officiers, et 2,184 blessés dont 100 officiers. Les généraux Cathcart et Strangways furent tués; cinq généraux furent blessés parmi lesquels le général sir George Brown, et le général Goldie qui succomba à ses blessures.

Le corps d'observation du général Bosquet eut 782 hommes hore de combat. Mais on verra bientôt qüe les Français firent d’autres

Après la prise de ta place «li a trouvé au pied des escarpement* situés à IVsl de la route d'inkermaun des las d'ossements liuuiahi* provenant des soldats rosses qtii s*y étaient pcécj|Mt& pour «cbapper à la poursuite des alliée. V * ^

pertes encore en repoussant la sortie des Russes contre les attaques de la ville.

la fausse attaque du prince Gortchakoff, placée sous le commandement spécial du général Liprandi, fut entreprise, d’après les rapports russes, avec 0 bataillons et 32 canons du côté des hauteurs occupées par le corps d’observation du général Bosquet, et avec 3 bataillons et 6 canons marchant vers Kadikoï: 38 escadrons de cavalerie se trouvaient en arrière près de Tcborgoun. Cette attaque se borna à une canonnade très-vive entre les Russes de la plaine et les batteries françaises du corps d’ observation ; elle ne nous coûta pas un seul blessé. On cessa de tirer dès neuf heures du matin, mais ce n’est qu’à quatre heures du soir (pie le corps du général Liprandi se retira vers Tcborgoun.

La sortie que les Russes firent contre la gauche des attaques franimçfc«« friDcMh. çaisgg ne parait pas avoir eu pour but, comme la démonstration dans la plaine de Ëalaclava, de retenir les troupes françaises loin du principal champ de bataille, car elle ne fut entreprise que vers dix heures du matin. A celte heure les Russes se promettaient sans doute lé succès sur les hauteurs dTnkermann , et ils pouvaient espérer que les Français, préoccupés de In bataille, garderaient moins bien leurs tranchées. ,

SwrtjiMh* itisjéfrcwifre leu

Vers dix heures, le général Timofeyeff sort de la place avec environ trois mille hommes et plusieurs pièces d’artillerie. Le brouillard . lui permet d’approcher des batteries n“ t, 2 et 3 sans être signalé. La garde de tranchée, qui allait être relevée et faisait ses préparatifs de départ, est d’abord surprise par l’attaque inopinée des Russes ; ceux-ci pénètrent dans les batteries et endouent sept ou hnil pièces. Mais reprenant bientôt l’offensive, sous la direction dH général de La Molterouge qui était de tranchée, les Français attaquent vigoureusement l'ennemi. Le général Foreÿ envoie les généraux de Lourmel et d'Aùrcllc appuyer la gauche des tranchées vers la quarantaine.

Le general de Lourmel , commandant la première brigade df la • '

quatrième division, se précipite av ec la plus grande intrépidité à la poursuite des Russes, qui sont rejetés dans la place a> ec une perte évaluée à plus de «OU hommes taul tués que blessés. La mitraille force les fiançais a rétrograder; le général Forey , qui s'est rendu >ur les lieux a\ec des renforts, protège leur retraite. Mais le généial de Lounncl , oflicier du plus brillant avenir, fut mortellement blessé -d'une balle qui lui traversa la poitrine.

lu droite des attaques, la place se contenta de la canonnade or-r : '

dmaire, cl la troisième parallèle ne fut nullement inquiétée. ' ' ' .'

.Vos pertes, dans cette sortie, furent considérables; elles s'élèveut • - •

à iKvt hommes hors de combat, y compris 70 disparus. La perle . totale des Français dans la glorieuse journée d'inkerniann fut donc ' ' . . ,

de 1 ,730 hommes hors de combat. Elle comprend, d'après les rapports officiels, m tués dont '20 officiers, 1,437 blessés dont !I8 officiers, èt 70 disparus dont 1 officier.

Les pièces euclouées par les Russes dans leur sortie ont pu tirer

soit dans la journée même, soit le lendemain. . . ; ‘ .

La bataille dlnkcrmaiii) fut un grand échec pour h-s Russes, et . cependant, favorisés par le brouillard, ils étaient parvenus à faire "leur jonction sous le cation des Anglais et à les surpendre dans leur v .' • .

camp avec des forces doubles de celles qui pouvaient leur être opposées. Mais si cette bataille avait été glorieuse pour les alliés, elle

n en avait pas moins entraîné de grandes pertes, surtout dans l'armée •

; anglaise. * ‘

Les efforts laits par les Russes h peu de jours d intervalle. a Ra- n. ;

- «***.? a ll,l',;rnia,l,‘ • el la quantité de troupes qu'ils mirent en

ligne !e.> uov-etMbre, tanta Inkemiani, et dans la plaine de Balaclava -•

". qu’a la sortie de ta place, prouvaient qu'ils avaient reçu de nom- * •'

breov renforts. • . ‘ *

I> un autre cété. les résultats obtenus dans le siège n' étaient pas

satisfaisants. La lutte d'artillerie, qui avait commencé le 17 octobre, avait à peu près épuisé les munitions qui se trouvaient dans les ports des alliés ; les ouvrages attaqués étaient sans doute endommagés, mais l’ennemi avait sur place des ressources inépuisables et renouvelait sans cesse son artillerie. I)u côté des Français on se

trouvait encore à 140 mètres du bastion du mât: les Anglais étaient beaucoup moins avancés. Les colonnes d’assaut, ayant un grand espace à traverser et retardées dans leur marche par des défenses accessoires, resteraient longtemps exposées à un grand fen de mitraille avant de pouvoir aborder les ouvrages cpii couvraient l'armée russe.

On avait encore h craindre que, soit dans ccs ouvrages, soit en arriére d eux, la bravoure de nos soldats ne vint échouer contre quelque obstacle matériel insurmontable. Enfin, on se préoccupait de la pensée que pendant l'assaut l’armée russe du dehors, qui avait été battne mais non détruite à înkermann, pourrait venir prendre à revers les troupes des alliés.

Ces considérations bien pesées dans un conseil de guerre^) présidé par les généraux en chef et tenu le 6 novembre, au quartier général anglais, lui firent émettre, à l'unanimité, l'avis d'ajourner l'attaque jusqu'au moment où les renforts en hommes et en matériel , qui étaient annoncés, permettraient d'augmenter encore le nombre de nos batteries et de désemparer les ouvrages sur lesquels devaient marcher les colonnes d'assaut ; qü'en attendant on suspendrait los cheminements contre la place pour exécuter des travaux de fortification à la droite de la position occupée par l’armée anglaise du côté d'Inkermann, et à la gauche des tranchées françaises que lés • Russes avaient essayé de tourner à plusieurs reprisés.

Ce cun St* il éiail composé : pour l'année française, dos jîeneninx , But»!,

«le Martiuiprey, Trudu>> et tk l'amiral Brual ; pour l'uiruiêe anglaise, de* générais* Bwgovne, Efiglawl, Aiivy, Kuic, jcï de ruinir.il Lyons.

Par suite du mauvais temps qui s'annonçait les premiers jours <iu ?,V7r>V»'™I’*'S^ mois de novembre, les travaux ont été fort entravés pendant l'hiver l*"et n'ont souvent consisté qu'en réparations des tranchées et de leurs parapets. Nous n’entrerons pas dans le détail journalier de ces travaux d’entretien; nous nous bornerons à mentionner les faits qui méritent d'ètre signalés , et à décrire les nouveaux cheminements que l’on a successivement ajoutés aux travaux d’attaque.

Pendant les premiers jours qui suivirent le 5 novembre, on se »

contenta d’améliorer la troisième parallèle et les communications en arrière, et de chercher à rendre plus défensive toute la partie gau- . cbe des attaques où se trouvaient groupées plusieurs batteries. , ’ :

Le chef de bataillon du génie Dumas, chef d'attaque; une bri— >«*i » »•

1 fginbt*. * ,

gade de sapeurs et 489 travailleurs d’infanterie.

On prolonge la deuxième parallèle à gauche jusqu’à la batterie n’ 5, et on ouvre une tranchée allant de l’extrémité du premier . boyau en avant de la batterie n” 12 à celle, du troisième boyau de la même communication. 1 • • '

- Le capitaine du génie Fourcade, chef d’altaque ; une brigade de Nuit <!"uiil ™ !° "°' sapeurs et 700 travailleurs d’infanterie.

On commence un petit front bastionné à gauche et en retour de la batterie n' 1 pour empêcher qu'on ne puisse tourner les batteries numérotées de 1 à S; on améliore en même temps les communications entre ces différentes batteries. On commence en onlre, à l'ouest du ravin de la quarantaine, les travaux d’une ligne de contrevallation destinée à compléter les défenses de la gauche et à :

couvrir le camp des quatrième et cinquième divisions. Les ouvrages entrepris cette nuit consistent : 1* en une redoute de 60 mètres de côté, placée en avant de la maison dite du rivage'; 2" en une espèce de cavalier avec chemin couvert , établi sur un contrefort à gauche de la redoute; 3* en un épaujemëht de 40 mètres de longueur, entre le cavalier et la baie de Strélitxka , destine à couvrir mie batterie ‘

* is.

- -.s (Jt* campagne. Ces travaux ont, plus (anl, été continuas et relies

• ' f entre eux. . . . ' • ’ •

wiaiiHtt» Le chef de bataillon du génie Richer. chef d'attaque; une brigade. *. de sapeurs et 9SM travailleurs d'infanterie.

On creuse un fossé en avant de la courtine qui relie les batteries i-â et 4-5; à la droite des attaques, on ouvre nue communication devant relier la batterie n' il à la batterie anglaise située au sommet . ‘ de la berge gauche du ravin des Anglais; on commence cette corn-.]

munication à partir du ravin. Il reste une lacune de HO métré* à . . ouvrir; ce travail est exécuté la nuit suivante. • • •

Le général en chef de l’armée anglaise ayant demandé au général , ■ Canrobert quelques troupes pour former une petite réserve en arriére des highlanders et des troupes de marine qui occupent, au-

dessus de Balaclava, l’extrême droite des positions anglaises, il est

décidé qu’un demi-bataillon du i" régiment de zouaves ira former cette réserve. Mais, afin de tromper l'ennemi sur la force des troupes françaises qui vont élever leurs tentes entre Balaclava et les hauteurs qui dominent ce port, on adjoint deux bataillons au demi- ’ ' • bataillon qui doit rester en position , et on dispose ces troupes de manière à présenter k T oeil une colonne do cinq bataillons. On exécute la marche et on dresse les tentes pendant le jour. Les deux bataillons qui ne font qu’un simulacre d'installation rentrent à leur camp la nuit suivante.

Par soite de la grande étendue des tranchées on reprend, à partir du 12 novembre, deux chefs d’attaque et deux brigades de sapeurs.

Le chef de bataillon du génie Guérin est spécialement chargé, avec une de ces brigades , des travaux relatifs à la ligne de contreval- ' iation qui couvre la gauche des attaques.

Vers six heures du soir, une forte canonnade .éclate sur Fenceinte ..

de la place depuis les ouvrages de la quarantaine jusqu'à la tour Maïak off; une vive fusillade vienl s’y joindre sur la droite des at-»

taques françaises. Ce lir qui a duré plus d'une. demi-heure ne produit que des dégâts insignifiants et ne nous cause pas de perles sérieuses. Lue demi-heure du feu ordinaire et bien réglé de la journée produit autant d'effet. Ces grands feux d'artillerie et d’infanterie qui se reproduisent souvent ne sont peut-être que l’effet d’une fausse alerte. Dans tous les cas ils dégradent peu nos tranchées et n'affectent mdlement le moral de nos troupes. . j -

La mauvaise saison s'était annoncée dans la première quinzaine <•»«■« i- a».-

•seftibrv. •

du mois de novembre par des brumes épaisses et des pluies fréquentes et froides. Le i 4, à six heures et demie du matin, un ouragan d'une violence inouïe viul fondre sur les camps alliés, où il jeta le désordre. La tempête envahit d'abord Balada va et Sébastopol, suivit la côte occidentale de la Crimée et arriva à huit heures à Eupatoria,

D’après un remarquable travail de M. Relier, ingénieur hydrographe

delà marine, l'ouragan du 14 novembre, d'un rayon d'environ JN) .

milles, était auinié d’un mouvement de rotation ayant une vitesse

de 32 milles à l'heure , pendant que son centre se déplaçait avec '

une vitesse de 20 milles. Cette tempête qui eut des effets terribles

sur les côtes de la Crimée ne se fit pas sentir sur la côte occiden-,

laie de la mer Noire. Les nombreux bâtiments des alliés, à l'ancre

dans différents mouillages, et ceux qui tenaient la mer non loin de

la côte coururent tous de grands dangers et plusieurs furent perdus;

la plupart des bâtiments à vapeur purent tenir sur leurs chaînes en

faisant jouer la machine. Le Danube se perdit à dix lieues du cap

Khersonèse. Le Pyrétiu», le Gange, le Rodicelt, le T-yraiU, le Lard • ■ . .

Raglan et plusieurs bâtiments de commerce, ainsi que deux vapeurs • turcs, furent jetés à la côte dans la baie de la Katclia. À Baladava. •

le Prince, le Risolule, le Keniheorlh, le Progrès», le. F Yantlerer, le .

Wiid-lkw, le Malto et quelques autres transports se brisèrent contre . les rochers, perdant presque tout leur équipage ainsi que des vêtements d'hiver et des fourrages pour l’armée anglaise. Entrons- ,

port anglais sombra en nier, portait) 250 prisonniers russes. Dans . la baie d’Eupatoria se perdirent le vaisseau le Henri IV, l’aviso i»

vapeur le Piuton, dont les équipages furent sauvés, et un grand nombre de transports anglais cl français. A Kamiescb, nous ne perdîmes que trois petits navires de commerce; l'un d’eux portait malheureusement un peloton du 4" régiment de hussards dont on n'a pu sauver que l'officier, fi soldats et 1 cheval.

Dans les camps le \ ent déchira et emporta les tetttes avec tout ce qu'elles renfermaient, renversa des baraques, des voitures, des hommes et des chevaux; il déracina des arbres à Balaclava. Après quelques heures; il ne restait d'autres abris que des pans de mur, des rochers et des accidents de terrain derrière lesquels les hommes . cherchaient un refuge insuffisant contre la grêle, la pluie et la neige,

• Les tranchées furent complètement inondées.

A Sébastopol, l’ouragan a enlevé une partie de la toiture métallique doS gi ands magasins de la marine, et la honte, pénétrant jusque dans le port, a détruit une passerelle établie près du fort Paul, et fait échouer plusieurs petits bâtiments.

Dans les camps les troupes furent employées, les jours qui suivirent le li, h reconstruire des baraques, élever des tentes, faire des abris en pierres, sèches ou creuser des trous dans le sol. Dans . • les tranchées, il fallut chercher h faire écouler l’eau accumulée dans les parties basses et réparer les parapets dégradés par la tempête.

v i i« ,lu n na Les chefs de bataillon du génie Guérin et Dumas, chefs d’attaque;

vrintirc* # *

deux brigades de sapeurs et 49!) travailleurs d'infanterie.

On commence la construction de deux nouvelles batteries, la première (V 15) de dix pièces dans le troisième boyau de la communication en avant de la batterie n* 12, et l'autre (n*23) de neuf pièces près de la batterie anglaise au sommet de la berge gauche du ravin du fond du port.

Les chefs de bataillon du génie Ricber et Guérin , chefs d'attaque ; Nuit du 1 7 *« ts «®-

. umbre,

deux brigades de sapeurs et itü travailleurs d'infanterie.

On eu Reprend une redoute à l'extrémité du retranchement qui •

s’appuie à la batterie n‘ 1. Le lieutenant du génie Châtelain est mortellement blessé par une bombe. .

On ouvre deux puits dans le revers de la troisième parallèle pour rwir»Md«»0nomiiiii*.

On l'tnmix'üec le* Ira •

sonder le terrain et voir s’il ne serait pas possible de pousser le mi- <a«» ■'«*■ tteur en avant pour faire quelques fortes explosions près du bastion du mât, dans le but d’y jeter du désordre au moment de livrer l'assaut. Cette tentative, qui ne retardera en rien les travaux de sapvt, est d'ailleurs le seul moyen qu'on ait d'agir contre la place pendant l'hiver, • . -

Le chef de bataillon du génie Richer, chef d'attaque; deux bri- .nWsuMmIi w

veubrt.

gades de sapeurs et 380 travailleurs d'infanterie. ....

On commence les batteries u”‘ 17 et 18, de six canons chacune, en avant de ia gauche de la deuxième parallèle.

Des tirailleurs russe», embusques dans les grottes de ia rive droite du ravin du port du Sud, gênaient beaucoup, depuis plusieurs jours, les boyaux de la communication de droite entre La deuxième et la troisième parallèle. Sur la demande du général Canrobert , lord Raglan envoie cent chasseurs à pied ( riflfimen). , conduits par le ca- ■ ’-r

pitainc Tryon, tourner la gauche des positions occupées par l'ennemi. Les Russes sont débusqués et les Anglais restent maîtres de • ' . .•

ia position, mais ce hardi coup de main coûte la vie au capitaine - • •

Tryon. • •"

Le chef de bataillon du géuic Dubosl, chef d'attaque ; doux bri- Nu» du n au m u#-

. mabrê.

ça des de sapeurs et 413 travailleurs d'infanterie.

On commence la construction de la batterie n* 16, antre les bat- ■ • lcries n" i et 17. , . '• . •: .

Les Russes tentent vainement de chasser les Anglais des postes ipie ceux-ci leur ont enlevés la nuit précédente. Soutenus par 3UU

Jyoryi

«lu 1À

JeUéfWT ife to (MD «Ulfcf •

des leurs el appuyé» par un iKttaillon français, les Anglais se maintiennent dans leur position.

Les chefs de bataillon du génie Dumas et Gueriu , chefs d'attaque; deux brigades de sapeurs et üil travailleurs d’infanleric.

On entreprend la construction d'une batterie de quatre mortiers ’ . V ’ * n‘21) à côté de la batterie anglaise qui se (route à l'extrême droite

• * de nos attaques. -, . •

Ou essaie de nouvelles fusées tenues de Metz et portant à 6,000 .• ou 7,000 mètres, les unes détonantes, les antres incendiaires. Ces dernières seules portent bien et atteignent les établissements russes, sans produire cependant d'effets tisibles pour nous, sim *u u •• ri u- ( )n commence la batterie n* 20 située en avant de la deuxième

t notre. ♦ *

•• ' . * '•* parallèle.

Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, emmenant avec lui un détachement de sapeurs soutenu par dis zouaves, va couper ■ la chaussée qui conduit dlnkcrmnnn à Sébastopol eu longeant la baie. Les Russes, effrayés de cette tentative hardie, s'empressent de leur côté de rompre le jiont d lukermann, et l’ennemi se trouve définitivement privé d’une communication importante, par laquelle il faisait entrer des vivres et des munitions dans la place.

L’artillerie désarme la balteric n* 7 et arme les batteries n” 18 et 20. L'armement en bronze de la batterie n* 7 sera remplacé par .. . • " • des pièces de HO de la marine. x*u a « « » m-. Les chefs île bataillon du génie Dumas et (juèriit, chefs d'attaque : deux brigades de sapeurs et 310 travailleurs d'infanterie.

• Ou creuse les fossés qui ferment les batteries n" 16, 17, 18 et 20 et les relient à la deuxième parallèle. A droite de la batterie u* 2 on ouv re une place d'armes destinée à protéger les batteries n* 1-1.

. - Le chef de bataillon Dumas est blessé au bras gauche par un eclal •de blinda'. ■ . ' ■ ■ '

>uit Je 17 Mi iw- ■ icjttferc.

Lés chefs de bataillon du génie Dubost et Guérin, chefs d’ attaque; <•»•««*« m deux brigades de sapeurs et 520 travailleurs d'infanterie.

Pour protéger les batteries n" 1-4 et celles de la deuxième parallèle n“ 16, 17, 18 et 19, on se décide à les faire précéder d’une portion de parallèle qui permettra à nos chasseurs de tirer dans le» embrasures russes. Cette tranchée part de la batterie n“ 29 et passe à environ 300 mètres en avant de la batterie n* 4. Le travail a été •

exécuté par parties successives sur une longueur de 525 mètres çn partant de la batterie n* 20. • •

Pertes du 6 au 30 novembre : 68 tués dont 1 officier; 517 blessés dont 32 officiers; 18 disparus dont 1 officier. Parmi ces derniers • • .

se trouvent quelques déserteurs de la légion étrangère.

Les pertes se sont élevées, pendant le mois de novembre, à 306 tués dont 27 officiers; 2,121 blessés dont 135 officiers; 88 disparus dont 2 officiers; en tout 2,515 hommes hors de combat.

Le nombre de travailleurs employés aux tranchées et aux mines, v»** «ihw»

.... f , iMlaMpi

pendant le mois de novembre, a été, en moyenne, de :

- (il sapeurs et 693 soldats d'infanterie par journée,

H — 175 — par nuit.

Le temps a été très-pluvieux pendant tout le mois de novembre .. ru» u*tur(.> 1854. 11 a fallu constamment lutter contre l'accumulation de l’eau J«* 4e <*makn <m qui s'élevait parfois dans les tranchées jusqu'à la hauteur de la berme. .

On était obligé alors de marcher sur le revers de la tranchée, ce qui attirait le feu de la. place; on chercha à rétablir les communications interrompues au moyen d'espèce» de trottoirs établis le long des parapets avec des fascines ou de grosses pierres. Les parapets, constamment détrempés et dégradés par les pluies et souvent percés par les boulets, ont nécessité des réparations, continuelles.

Le feu de notre artillerie a été en général très-faible pendant tout le moi»; le plus sou\ent on né tirait que des batteries de mortiers.

v ■' Celui des Russes a été assez soutenu et par moments fort vif. Il nous a souvent causé des pertes sensibles.

Dans le coiiranl du mois, nos troupes furent pourvues de capotes Ji capuchon, de guèlres et de chaussures solides que la mauvaise saison rendait indispensables.

. Des renforts assez considérables sont arrivés de France. Une

sixième division d'infanterie, commandée par le général Pâté , est

ajoutée à l’armée d'Orient. Au commencement de décembre l’effectif

de l’armée française était de 54,000 hommes et 9,000 chevaux ou

mulets de troupes, de selle ou de bAt.

Le lieutenant-colonel du génie Jourjon, récemment arrivé eu

Crimée, est chargé , à partir du mois de décembre, de transmettre . ... tous les jours aux chefs d'attaque le tracé des cheminements pro-

jetés et d'en surveiller l’execution.

Les Anglais n'ont pas avancé beaucoup leurs cheminements. Le ... . . '30 novembre, ils ont ouvert en avant de leur gauche un tronçon de

deuxième parallèle destiné à renfermer des tirailleurs.

Le corps d'observation a renforcé la ligne de circonvallation et il a établi de petits ouvrages avancés, à la droite de la position des Anglais, sur te terrain de la bataille d'Inkermann.

ÈMtoiftfMtefcu Les Russes ont travaillé activement peudant tout le mois à aug- «" délire' mentor les défenses de la place. Voici quels étaient, au 1" décembre 1851, les ouvrages ajoutés à l'enceinte de Sébastopol depuis le com- . mencement du siège.

1* Travaux opposés à l'attaque française et couvrant la ville :

Une ligne de contre-approche partant du fossé de la face droite . du bastion de la quarantaine et se dirigeant vers le fort du même nom; - . • . ‘ • . *

Un ouvrage à feux rasants armé de plusieurs pièces, placé en avant de la courtine qui relie le bastion de la quarantaine au bastion central (lunette Boutakofl); •

Une petite batterie à gauche de la luneltc Schwartr;

Des abatis et des chevaux de frise eu avant de la gauche de la courtine qui joint le bastion central au bastion du mât.

Le fossé de ce dernier bastion a été élargi et creusé ; il renferme jour et nuit une forte garde. La contrescarpe de la face droite est couronnée de sacs à terre, et en avant de la contrescarpe de la face . gauche on a construit une batterie destinée à recevoir quatre on dnq pièces. : . .

En arrière de l’enceinte de la place, les Russes ont élevé succès- , sivement des deux cètés du ravin de la ville, entre le bastion central et celui du mât, plusieurs batteries qu’ils ont consolidées et reliées ensemble. Dès les premiers jours du feu ils ont construit sur le boulevard qui est en arrière du bastion du mât une batterie de cinq canons (batterie de la terrasse) qui était d’abord dirigée entièrement contre les Anglais, mais dont les trois embrasures de gauche ont été plus tard retournées contre les attaques françaises. Cette batterie se relie avec une autre qui bat nos cheminements par-dessus la face droite du bastion du mât. Pour appuyer la gauche de la batterie de la terrasse on en construisit , dans le courant de novembre , deux autres formant échelons en arrière. ' * . -

Sur la partie culminante de, la ville se trouvent deux grandes batteries, l’une de six pièces, l’autre de huit, destinées à battre l’intérieur du bastion du mât et les deux pentes du ravin de la ville; on aperçoit encore d’autres batteries en arrière. Aucune d’elles n’a tiré jusqu’à présent. '

En outre, les attaques françaises étaient prises d’écharpe par une partie des pièces de la batterie des casernes, située sur la rive droite , du grand ravin du fond du port. Au 1" décembre cette batterie, une de» plus importantes de la place, était armée de vingt-cinq pièces; six ou sept de ces pièces tirent sur les attaques anglaises, quelquesunes voient les cheminements français, et les autres sont destinées à

battre soit no» colonnes d'assaut, soit les cheminements que l'on pourrait entreprendre au delà de la première enceinte.

• 2* Travaux opposés à l'attaque anglaise et couvrant le faubourg • . Karabelnaya : .

Les courtines ont ètè armées d'artillerie, et des lignes d'abalis en- . veloppent les faces du redan (bastion n* 3) et de l'ouvrage en terre *- qui couvre la tour Malakoff. L’ennemi travaille activement à un

vaste réduit en terre qui couronne le mamelon Malakoff. Il établit aussi des communications couvertes dans le redan.

Le fond du port du Sud est défendu par une coupure précédée d'abalis et par plusieurs batteries établies sur les pentes de droite . et de gauche.

l'n couronnement pour l'infanterie a été établi sur la crête d'un petit mamelon conique situé en avant du plateau occupé par la gau- ,

• . che des Anglais. . '

Les Russes gênent beaucoup nos travailleurs et nos gardes de wMHT>itritriK<- tranchées par de petits postes, établis en dehors de la place, dans

... lesquels iis embusquent de bons tireurs qui prennent d'écharpe nos ' '. cheminements. ...... - .. •

Ces embuscades, qui ont joué un grand rùle dans le siège de Sébastopol , se composaient généralement d'un trou , profond d'un mètre tout au plus, dont la terre jetée du côté des attaques formait un petit parapet surmonté d'uu créneau en sacs à terre, l'n tireur accroupi s'y trouvait bien couvert contre les feux de l’infanterie et son abri présentait peu de prise à ceux de l’artillerie. Les plus avancés de ces petits postes étaient soutenus par d'autres plus rapprochés de la place; lorsqu'on se portail sur eux, les tirailleurs qui étaient en tète, se retiraient dans les embuscades plus reculées, et si les assiégeants sortaient en nombre pour détruire ces abris , tous les tirailleurs rentraient dans le fossé* à un signal convenu pour laisser les assaillants en . prise au feu de la place. Les ingénieurs

russes, favorisés par les inégalités du sol et par b 'grande supériorité -

du feu de leur artillerie, ont très-habilement tiré parti de ce genre

de défense. Mais si un soldat occupant une petite embuscade était

blessé dans la journée, il restait longtemps sans secours sous les'

yeux de tous ses camarades placés en arriére. Il parait qu’on doit

attribuer à cet inconvénient le développement qui a été donné par

la suite à ces postes, qu’on a fini par relier entré eUx. Alors ils sont * » •• • " *

devenus de véritables contre-approches tracées parallèlement à

l’enceinte et ils. ont souvent tourné à notre avantage, notamment Je

2 mai aux attaques de la ville , et le 7 juin à relies du faubourg • ;

Karabelnaya. 1

D’après les renseignements publiés par le Recueil maritime russe,

le nombre de marins de tout grade mis hors de combat, depuis le 5

octobre jusqu’au 3 décembre 1851, dans la défense de Sébastopol ,

s'eat élevé à 808 tués dont un général et 18 officiers, et 3,004 blessés .

dont 2 généraux et 128 officiers. Ces chiffres peuvent donner une

idée des pertes éprouvées par la garnison de Sébastopol. • ■

Les chefs de bataillon du génie Richer et Guérin, chefs d’alta- miimoUuhu que ; deux brigades de sapeurs et 007 travailleurs d'infanterie. IWtA! * **•

On continue la nouvelle tranchée en avant des batteries n“ l-l sur une longueur de 345 mètres. Au jour, elle a atteint partout. >

1 mètre* de profondeur, sauf sur une quinzaine de mètres où l’on a rencontré le roc. ■ . . • • -,

Une petite sortie est parvenue à surprendre la garde extérieure de la communication de droite en arrière de la troisième parallèle ; dans la lutte, un officier russe, mortellement blessé, est resté entre nos mains. ,.

Les assiégés construisant en avant du bastion central une embuscade en gabions, d’où leurs tirailleurs prennent d’écharpe la troisième parallèle et sa communication de gauche. : *

imrnét j„ 3 .i*fn*r< Les chefs de bataillon dû génie ÏVubost et Guérin, chefs d’attaque;

H nuit «niïinip.

deux brigades de sapeurs et 951 travailleurs d'infanterie.

On établit des masques en gabions dans la troisième parallèle pour "couvrir les troupes des vues de l'ouvrage de contre-approche russe.

La pluie et les rafales de vent rendent le travail impossible pendant la nuit du 3 au 4 ; on ne garde que quelques travailleurs indispensables dans la troisième parallèle et quatre-vingt-cinq dans la tranchée en avant des batteries de la gauche.

\UH tin 4 .ni 5 «1t- Le capitaine du génie Mouhat, chef d’attaque ; une brigade de sa-

rrinhTf.

; • peurs et 150 travailleurs d’iniaulcrie. ‘

On prolonge de 160 mètres la nouvelle tranchée qui forme paral- "*• lèle devant les batteries n" J-t. J . •

L’ennémi construit une nouvelle embuscade en arrière de celle qu’il a élevée dans la nuit du 2 décembre.

Sur la demande dugénéral Canrobert, les Anglais ont construit, eu avant de leur deuxième parallèle, des embuscades d’où l'on petit prendre a revers celles que les Russes occupent dans un petit • " , cimetière et dans les berge? du ravin qui est à la droite de nos

0 attaques. Ouchjues francs-tireurs français vont s’y établir avec les Anglais.

L’armement dés batteries n"' 15, 16, 17, 18 et 20 est achevé.

niw n» r, ><i e te- Les chefs de bataillon du génie Guérin et Rîcher, chefs d’attaque ; <lenx brigades de sapeurs et 470 travailleurs d’infanterie.

On construit des traverses dans les tranchées enfilées par les em- . ., buscades des Russes, et on ouvre une nouvelle communication entre les liât tories n"1 13 et 14. On prolonge de 165 mètres la parallèle eu avant des batteries n“ 1-4, et on ouvre b la sape simple, sur une lon- . giieur de 80 mètres, le premier boyau de la communication reliant

cette parallèle à la place d’armes construite la nuit du 28 novembre, a droite de la batterie n* 2.

A dix heures du soir, des Russes s’avancent devant le bastion du

Le général Lt prend i auille '

e ue (Machin.

de ileos navires mm*.

— in —

mât, jusqu'à environ 30 mètres de la troisième parallèle. Reçus par. les feux de la garde de tranchée, ils se retirent avec une perte estimée à 15 ou 20 hommes. Il est probable que cette sortie n’a\ail d'autre but que de protéger les travailleurs russes qui plaçaient des chevaux de frise en avant du bastion du mât.

Cette même nuit, le corps du général Liprandi abandonne dans le plus grand silence les positions qu’il occupait en avant de Balaclava '* pour se retirer sur la rive droite de la Tchernaya. Les débordements de cette rivière, le mauvais état du sol détrempé par les pluies et la difficulté des communications qui en résultait, ont sans doute obligé les Russes à se rapprocher de leur centre d’approvisionnement; une grande crue aurait pu les isoler complètement dans la plaine de Balaclava.

Le 6 décembre, vers une heure et demie, la frégate russe le Win- *•«*« dimir et la corvette à vapeur la Khersonése sortent du port de Sébastopol et s'avancent vers la baie de Strélitzka , canonnant la gauche des lignes de la sixième division et la corvette d’observation la Végète qui leur riposte aussitôt. Mais ces deux bâtiments, voyant arriver plusieurs navires français ou anglais, se retirent en toute hâte sous la protection des forts Alexandre et Constantin. Cette sortit' prouve qu’il existe une, passe entre les vaisseaux coules par les Russes, et avertit les alliés de la nécessité de surveiller l’entrée du port.

Les chefs de bataillon du génie Dubosl et Guérin, chefs d'attaque; deux brigades de sapeurs et 066 travailleurs d’infanterie.

On ouvre à la sape simple, sur 250 mètres de longueur, une tranchée à iüO mètres en avant de la batterie n* 20, dans le but de rebella portion de parallèle en avant des batteries n“ 1-1 à la troisième parallèle devant le bastion du màt. Le terrain s'étant trouvé favorable, la tranchée était habitable au jour.

Le général de Monlebello, aide de camp de l'Empereur, arrhc en Crimée; il apporte les récompenses que l'Empereur a décernées en cbX fdlictutiori

•Vol du 6 j u 7 4-

. • Céujl'fé.

Journée du 7 <lé<«xnlir.

Le général de Moal* LHIo apporté au général

pour la balaillo d’inkermann et la lettre suivante, qui fut immédia-temeut mise à l'ordre de l’année : ■ ,

x Général, votre rapport sur la victoire d’Inkermann m'a profon- « dément ému. Exprimez en mon nom à l'armée toute ma satisfac- « lion pour le courage qu elle a déployé, pour son énergie à sup- - « porter les privations et les fatigues, pour sa chaleureuse cordialité « envers nos alliés. Remerciez tes généraux , les officier», les soldats

« de leur vaillante conduite: dites-leur que je sympathise vivement « à leurs maux, aux pertes cruelle» qu’ils ont faites et que ma soli licUude la plus constante sera d’en adoucir l’amertume.

« Après la brillante victoire de l'Alma, j’avais espéré un moment « que Tannée ennemie en déroute n’aurait pas réparé si prompte- « ment scs perles, et que Sébastopol serait bientôt tombé sous nos « coups ; mais la défense opiniâtre de cette ville et le* renforts arri- •'

« vés à l’armée russe arrêtent un moment le cours de nos succès. Je

« vous .applaudis d'avoir résisté à l’impatience des troupes dénia nr .

« danl l’assaut dans des conditions qui auraient entraîné des pertes « trop considérables. '

« la1» gouvernements anglais et français veillent avec une ar- ■ « dente attention sur leur armée d’Orient. Déjà des bateaux à va- « peur franchissent les mers pour vous porter des renforts ronsidé- « rabhsi. Ce surcroît de secours va doubler vos forces et vous per- « mettre de prendre l'offensive. L ue diversion puissante va s’opérer .

" en Bessarabie, et je reçois l’assurance que de jour eu jour, à Té- •

» franger, l'opinion publique nous est de plus en plus favorable. Si « l’Europe a vu sans crainte nos aigles, si longtemps bannies, se « déployer avec tant d’éclat, c’est qu'elle sait bieu que nouscom- « battons seulement pour son indépendance. Si la France a repris le « rang qui lui est dû, cl si la v ictoire est encore venue illustrer uos « drapeaux, c’est, je le déclare avec fierté, au patriotisme et à l’in- " dompta ble brav oure de l'armée que je le dois: .

• . ... • - lia • - ... .

« J'envoie le générai de Montebello, l'un de nies aides de camp.’,

« pour porter à l’armée les récompenses qu’elle a si bien méritées.

« Sur ce, général, je prie Dieu qu'il vous ail en sa sainte garde.

« Napoléon. » . ..

' Le général de Montebello apporte, en outre, une décision impériale qui autorise le général en chef à décerner provisoirement au nom de l’Empereur la médaille militaire cl la décoration de la Lé- ; gion d’honneur, et à nommer aux différents grades vacants dans l'armée d'Orienl jusqu'à celui de chef de bataillon inclusivement.

Le chef de bataillon Dumas et le capitaine du génie Sarlat, chefs .Vu* ; ,« « £.

cfiafarc.

d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 850 travailleurs d’iufan-

terie. ' • - • ■ , : . .

On prolonge de 90 métrés la tranchée commencée la nuit précédente ; on ouvre deux boyaux en arrière de l’extrême gauche de ta portion de parallèle exécutée le 30 novembre en avant des batteries n“ t-4, et on termine ainsi la communication entre cette parallèle et la batterie n° 2. Enfin, pour abréger le trajet, on prolonge de 190 métrés jusqu'aux cheminements en arrière, le second boyau de ta communication qui joint la batterie n* 9 à ia première parallèle.

Vers dix heures et demie du soir , une reconnaissance russe s'avance vers le flanc gauche de nos tranchées, mais accueillie par la fusillade des troupes de garde, elle rentre précipitamment. .

• ^ Les chefs de bataillon du génie Rieher et Guérin, chefs d’atta- .Nuil du' 8 "au 9 de*

* ecftibvc.

que ; deHx brigades de sapeurs et 1,006 travailleurs d'infanterie. •

'' On creuse dans le ravin de la ville une communication entre la r . deuxième parallèle et la portion nouvellement ouverte de la troisième ; on trouve le roc vif sur une grande partie de sa longueur. » . • .

Les chefs de bataillon du génie Dubost et Guérin, chefs d’atta- n»Nuï?u io hcque; deux brigades de sapeurs et 745 travailleurs d'infanterie. . * •

On amorce sur 70 mètres de longueur le premier boyau de la communication qui part de ia troisième parallèle pour marcher sur la * • • • • ' . »5 ■

plus, avancée des embuscades construites par l'ennemi eu avant du bastion central. Devant le bastion du niait, ou commence une nouvelle batterie de quatre pièces (n° il, dans le deuxième boyau de la communication de gauche en arrière de la troisième parallèle.

Les Russes oui allumé des pots à feu lixes, places en avant de la face droite du bastion du mût , et ils ont lancé des balles à feu du , saillant du ménie bastion. , * ... . .. ...

Non d« to m.11 je Le chef de bataillon Dumas et le capitaiuc du génie Sarlat, chefs

«eftitère. • ^

d allaque; deux brigades de sapeurs et 805 travailleurs d’infanterie.

: . . On prolonge dei5 mètres le boyau ouvert la nuit précédente de- •

vaut le bastion central. . , , •-* •. ■ , t •

On débouche de In troisième parallèle, en avant des batteries n“ 1-4, par un boyau de 100 mètres de longueur, exécuté à la sape- . volante et se dirigeant vers l’angle sud-ouest du cimetière situé eu

. avant de la baie de la quarantaine. •> . . .

Le lieutenant du génie Delaboissière va détruire, avec quelques sapeurs et quarante hommes d'iufaulerie, les embuscades russes du • contrefort situé siu- la droite de nos attaques.

■*«.. Lorsque les deux puits entrepris dans la journée du 20 novembre

eurent atteint 4 mètres de profondeur, on en lit déboucher deux rameaux descendants, mais ce travail, qui s'exécutait dans le roc dur,

. . n’avançait que de ü"80 en vingt-quatre heures, et on était au moment de l’abandonner lorsqu'en fouillant le sol des rameaux on a • rencontré nue couche d'argile. Le terrain sur lequel on .se trouve

se compose d’une légère couche de terre végétale, d'un banc de calcaire de 5* 50 d'épaisseur, d une couche d'argHe jaunâtre et compacte de 0^ 00 à 1* 00, et d'un second banc calcaire dont on ne con-

• • . / ,'••• naît pas l'épaisseur. .. . . .. . ..

A partir du 11 décembre, le travail sera continué jour et nuit sans interruption. Les deux attaques, formées chacune d uue brigade

• composée de quatre nmieurs et d^uu caporal sous la surveillance d uu

; il5

seront, travailleront sous la direction du capitaine commandant fa compagnie de mineurs. Cette compagnie fournira six brigades semblables qui se relèveront successivement toutes les douze heures; il . . leur sera adjoint, au besoin, des auxiliaires pris dans les compagnies de sapeurs ou, à défaut de sapeurs, dans l’infanterie. Le mineur donnera à son cheminement une largeur de 0*80, et autant de hauteur qUele permettra la couche d’argile; le roc servira de ciel, les rameaux nè seront pas coffrés.

Les chefs de bataillon du génie Richer et Guériri, chefs d'atta-

. s r«nibr».

que ; deux brigades de sapeurs et T75 travailleurs d’infanterie. * • .

On prolonge de 57 métrés le boyau en avant de la troisième parallèle, et de 350 mètres celui qui est dirigé vers le cimetière.

* Entre minuit et une heure, deux colonnes russes d’environ 100 Sttuenur. hommes chacun?, sortent du bastion du mât, se dirigeant d'abord- :

vers la droite et la gauche de la troisième parallèle qui fait face à ce bastion ; puis elles se porteut ensemble sur le centre de la même pa- .. -

railèle. La garde de tranchée, composée de troupes nouvellés, ayant plié un moment, lés Russes ont le temps de s'emparer de trois petits mortiers turcs et de les emporter. La sortie était protégée par quelques pièces de campagne qui ont passé h une soixantaine de mètres seulement en avant du boyau ouvert dans la nuit, et qui ont Tait un feu violent de mitraille sur les tranchées. Repoussés à la baïonnette, les Russes laissent sept cadavres dans h\ tranchée et à . pen près autant au delh du parapet. Nous avons eu quatre hommes, tués et huit blessés. Ln officier a disparu.

Les chefs de bataillon du génie Dubost et Guérin , chefs d’alta- « >» «a <*<

que; deux brigades de sapeurs et 731 travailleurs d’infanterie.

A l’attaque dirigée contre le bastion central, oh ouvre, sur une longueur de 3fi mètres, un nouveau boyau dirigé vers la troisième parallèle devant le bastion du mât. On le prolonge en retour, sur la gauche, d’environ 1 1 mètres, afin de couvrir la tranchée en arrière

des Fenx de revers partant des postes ennemi# établis en avant du bastion centrai. Ce nouveau boyau , au delà duquel on n’a pas ..." entrepris de cheminements pendant tout l’iiiver, et la branche en arriére ont, à cause de leur forme, été appelés le T.

On prolonge de 2(50 mètres, à la sape volante, la tranchée qui se dirige vers la baie de la quarantaine.

*"'* u **• Le chef de bataillon Dumas et le capitaine du génie Sarlat, chefs d’attaque; deux brigades de sapeurs et 776 travailleurs d’infanterie.

» • » •* On entreprend, dans te ravin de la ville devant la batterie n* 13, • .

• . ’ sur 90 mètres de longueur, une portion de troisième parallèle dirigée

•.vers celle qui fait face au bastion du mât.

On prolonge de 200 mètres le cheminement marchant vers la baie de la quarantaine. ’ . , ! • • •

vmi .ù 4* ,e iv <v- ' Le chef de bataillon K i cher et le capitaine du génie .Martin , chefs

cerner*.

d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 532 travailleurs d’infanterie. .

Ou prolonge de 26 mètres, par portions de cinq à six gabions, le boyau le plus avancé vers le bastiou central , et de 95 mètres la tranchée ouverte dans le ravin de la ville pour rejoindre la troisième parallèle devant le bastion du mât. ».

On ouvre, à l’ouest du cheminement dirigé vers la quarantaine, une place d’armes de 150 mètres de longueur, située à 300 mètres environ en avant de la gauche de la troisième parallèle.

• *• On convertit en magasins de dépét, pour les batteries de la droite des attaques, des grottes qui se trouvent dans le liane gauche du grand ravin, en arrière de la batterie n° 21. x«a Les chefs de bataillon du génie Dubost et Guérin, chefs d’attaque;

reflib»*.

ileux brigades de sapeurs et 535 travailleurs d’infanterie- ■ On allonge de quinze gabions la branche droite du T ; on prolonge

- de 130 mètres la tranchée ouverte la nuit du 13 décembre dans le . ravin de la ville, ce qui établit la jonction avec la portion de droite

de la troisième parallèle. A 60 mètres en arrière de cette portion de

parallèle or» ouvre une tranchée destinée à recevoir une nouvelle batterie (n* 25}.' .

L'extrémité de la place d’armes ouverte la nuit précédente pour soutenir le cheminement vers la quarantaine, est réunie à la gauchede la troisième parallèle par un boyau de 320 mètres de longueur. '

. Les travaux ont été fort gênés par une pluie violente et continue.

Le chef de bataillon Dumas et le capitaine du génie Sarlat, chefs Snii <i» <&»■ i: i-

mur.

d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 288 travailleurs d'infanterie.

On continue les travaux de la nuit précédente et l’oit s’occupe ù ’ ; assurer l’écoulement de l’eau accumulée dans les tranchées. - Le lieutenant du génie Delaboissière va de nouveau détruire les embuscades rétablies par les Russes à droite de nos attaques sur Je - ’ . contrefort du ravin du port; il sera nécessaire d’en empêcher la reconstruction au moyen de patrouilles de nuit composées d’hommes . ’ . . connaissant bien le terrain des attaques. .

Le chef de bataillon Richer et le capitaine du génie Martin , chefs- xm <i<i n », <a j,. d’attaque; deux brigades de sapeurs et 570 travailleurs d’ibfanterie.

On prolonge d’environ 480 mètres le cheminement dirigé vers la quarantaine! . ’-. ; - -

Les Russes lancent pour la première lois, de leurs postes avancés, de petits obus vers les tranchées de gauche qui ne sont éloignées de leurs contre-approches que de 230 à 300 mètres. Malgré le tir mou qu’ils emploient pour faire tomber les obus dans les tranchées, ce feu ne nous cause pas grand mal. - - . - .

. Lest chefs de bataillon du génie Dubost et Guérin, chefs d'altaqne; vot ,h, w « « j*.

centhrr.

deux brigades de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.

On prolonge de 200 mètres le cheminement de la quarantaine. . .

Les Russes s'embusquant sans cesse en avant de nos tranchées- onfontu- irfeMm

«¥Vf>Utr«ir» »«•

pour tirer sur les travailleurs et protéger de petites sorties, le général l«rtjiT'"en chef fait former trois compagnies de 150 volontaires qui, agissant par petites brigades, auront la mission d’éclairer le terrain , de j’y -

ètiiibn*.

— It8 —

embusquer eux-mèmcs pour en chasser tes Russes, de signaler les . sorties, et d'exécuter lescoups de main que le commandant du génie a la tranchée pourrait demander pour enlever les petits postes russes qui gênent l'exécution des travaux ordonnés. Dés hommes de bonne volonté Se sont présentés en grand nombre pour ces compagnie»

. . dVcfaùrt/rs volontaires qui commencent leur service dans la nuit du

18 au lü décembre. : ' • • s • • \ > / \ .*

j-nimw du Le vice-amiral Dundas, dont le temps de service était expiré,

Lcvsntre -jmrral Lyflllf • • ' .

•ie >1i»S&Tdu»,Ti<. rf'met ,e commandement de l'escadre anglaise do la mer Noire au

contre-amiral sir Edmond Lyons. Celte escadre est composée dç 12

. ( vaisseaux de ligne, 18 frégates et 28 batiments à vapeur.

*»•' **'■ - Le chef de bataillon du génie Dumas èt le capitaine Sarlal, chefs

.. d'attaque; deux brigades de sapeurs et 195 travailleurs d’infanterie.

. • On continue le cheminement de l'extrême gauche, mais comme H

suit le vallon de la quarantaine, on ouvre , sur 115 mètres de loh-

• gueur, un second clieminement qui, étant (racé sur la crête du cou-

trefort, découvrant bien le lerrain en avant et s'appuyant aux escar-

pements de la haie, formera une ligné dé contrevallation.

jmrM« <inH> Les capitaines du génie Martin el Courtin, chefs d'attaque ; deux

brigades de sapeurs et <>15 travailleurs d’infanterie. '

. A onze heures du matin, les Français font une reconnaissance daûs

îeiietiu;#. |a vallée de la Tchemaya pour s’assurer de la situation des Russes.

La brigade de cavalerie du général d’Allonville (0* régiment de dra*-

gons el 4* de chasseurs d’Afrique) s’avance jusque vers Tchorgourt ;

• •• elle rencontre, en arrière du village de Kamara, quelques centaines de

tirailleurs russes qu’elle repousse. On a vu des groupes de cavalerie

• • accompagnés d’artillerie et quelques bataillons d’infanlerie sur les

flancs de la reconnaissance, mais ces troupes n’ont pas cherché à

entraver l'opération. En même temps le 12* régiment écossais corn- . , . * ■ • mandé par le colonel Cameron, un bataillon de riflemen el un demt-

lmtaillon de zpuavesi sortaient de Balaclava par la droite de» posi-

Nuit du *0 jij 24 du • ctiiüiri's

Sortie ju*r.

lions des alliés pour explorer les hauteurs qui s’étendent ver» la vallée de Baïdar; ils n’ont rencontré qu'un poste de cosaques. Il résulte de ces reconnaissances, que les Russes n’ont sur la rive gauche de la Tetaernaya que des postes chargés d’observer do loin nos positions.

600 travailleurs d’infanterie. . * - ,

On prolonge de lüü métrés le cheminement qui se dirige vers la baie de la quarantaine ; la communication qui suit le vallon est poussée jusqu’au Lazaret. - '

Vers minuit, les Russes font une double sortie contre les attaques anglaises. L’une, dirigée contre la gauche , s’avance tambours èt trompettes en tète; elle est repoussée vigoureusemcul. Une tentative d'attaque contre la droite des Français, faite par la même Colonne , russe, est aussitôt déjouée par la vigilance de nos troupes. L'autre sortie s'avance en silence vers la droite anglaise et envahit la première parallèle dont elle refoule les défenseurs; mais des réserves arrivent et les Russes sont repoussés. *. • : - :

Ces deux sorties ont occasionné quelques pertes chez les Anglais t I major a été mortellement blessé; 3 officiers oui disparu.

Après la rentrée îles troupes russes, la place a ouvert un grand feu de mousqueterie et d’artillerie, et a lancé beaucoup de bombes.

Contre içs attaques françaises. Ce feu n’a produit que peu d'effet.

Les chefs de bataillon Dubost et Guérin , chefs d'attaque ; deux Xml du *u li d»*'

' • renikc.

brigades de sapeurs et 500 travailleurs d'infanterie. *•»

Du côté de la quarantaine, on prolonge jusqu’à 30 mètres de l'escarpement de la baie, la traudiée qui suit la crête du contrefort. Le roc affleurant presque le sol, on a été obligé de remplir les gabions ’ * avec de la terre rapporté»*. \ • •••,■• *;••’ ' . : >”

Les éclaireurs se sont portés, à huit heures et demie du soir, sur

les embuscades des Russes devant le bastion central. Ils les ont trou- .

vées abandonnées et ont renversé quelques créneaux, mais la canon* nade de la place les a obligés de rentrer. ' •

Le vice-amiral Hamclin, nommé amiral, remet le commandement

liHiliM-fdll 23 décembre.

Lu tii« amiral inwl

i,„„r'ai!h«i.n de l’oscadre française au vice-amiral Bruat.

NuiCtfu Î3 au il tit’rcntbfc,

fhnt^u i‘> au 26 de . cewitre.

.Ngsl liai Jlt lu 2? du reuibre.

Journée «ht 27 dorcwliuv

Ntt il du 27 au 2K dé cçnibre.

Le chef de bataillon du génie Guérin et le capitaine Fourcade , chefs d'attaque;. deux brigades de sapeurs et 672 travailleurs d’infanterie. »' "* ' '' , .

On prolonge sur une longueur de 407 métrés la droite de la première parallèle, en avant des batteries n“ 10 et 11, vers le grand ravin du fond du port. • .. 1 - : ' * . ,

On pousse la tranchée qui suit la crête du contrefort de la quarantaine, jusqu’au bord même de l'escarpement de la baie. -,

Les chefs de bataillon du génie Dumas et Guérin, chefs d’attaque; deux brigades de sapeurs et 751 travailleurs d'infanterie.

. Deux cents hommes sont employés à ouvrir des tranchées dans te ravin qui va directement du camp des quatrième et cinquième divisions à te baie de la quarantaine, pour permettre au x troupes d'aller aux batteries n* 1 et 2 et à la quarantaine, à couvert des vues de la place. ... v ,• '

Le chef de bataillon Guérin et le capitaine du génie Sarlal, chefs (l'attaque ; deux brigades de sapeurs et 020 travailleurs d’infanterie.

On pousse la première parallèle jusqu'à l'escarpement du grand ravin du fond du port ; on prolonge la droite de 1a deuxième parallèle par une tranchée partant du cinquième boyau de la communication de droite, entre les deux, premières parallèles, et descendant dans le vallon qui s'embranche sur le grand ravin.

La place tire pendant toute la journée des salves de bombes, d'o- , bus, de shrapnels, de mitraille et de paniers de grenades qui conv rcnl le sol d'éclats de tout genre. Nous éprouvons quelques pertes i le lieutenant du génie llrissaud est tué.

Les chefs de bataillon du génie Guérin et Masson, chefs d'attaque; deux brigades de sapeurs et 553 travailleurs d'infanterie.

On ouvre sur 250 mètres de longueur ta communication en zigzag

qui relie l'extrême droite de ta première parallèle à la tranchée qui •. va de la batterie n“ 1 1 à la batterie V 23.

-i Les chefs de bataillon du génie Dubost et Guérin, ctiels d'attaque; K^it-du as^ao 2s «-

deux brigades de sapeurs et 616 travailleurs d’infanterie.

On ouvre un boyau destiné à relier la deuxième parallèle avec la droite de la première, et on continue la communication en zigzag à droite de la batterie n» 11.

La place continue Je feu dangereux qu’elle a ouvert depuis quelques jours; elle le concentre principalement sur les batteries n" 12, 13 et 14, et sur la troisième parallèle.

A quatre Jieures du matin, une des compagnies d’éclaireurs se porte en trois détachements sur les trois petits ouvrages avancés que les Russes ont construits dans d'anciennes carrières en avant du grand boyau (dit ie T) qui se dirige vers le bastion central. L’une de ees colonnes s’égare ; mais les deux autres tournent deux des trois embuscades et en chassent les Russes. Aidés par un sergent du génie et quatre sapeurs, les éclaireurs démolissent les créneaux, renversent les tonneaux qui formaient les parapets, ramènent un prisonnier et rapportent des armes. Ils n’ont que trois hommes Légèrement blessés.

Les chefs de bataillon du génie Dumas et Guérin, chefs d'alta- Nuu *,«»]) ,i,-

cembre.

que; deux brigades de sapeurs et 727 travailleurs d’infanterie.

Les éclaireurs, qui sc signalent par de nombreux actes de bravoure, attaquent de nouveau les embuscades des Russes. Mais ccnvci se retirent aussitôt pour laisser agir le feu de la place, et ils lui donnent le signal en poussant de grands cris et battant le tambour.

La mitraille fait rentrer nos troupes qui ramènent un prisonnier et n’ont qu’un homme légèrement blessé.

A sept heures du matin, le général Morris part avec sa division Jwriu*ciu3o<Mttjiji,rf. de cavalerie et une batterie d artillerie, pour faire une reconnais— <i« i» **ie« Büsir. sance jusqu’à la vallée de Baïdar. Il est soutenu par six bataillons

Nul du 30 su 31 décembre.

Nuit du 34 décembre 485} «u 4*' jaoT. 48t5«

d'infanterie marchant, sans sacs, sous le commandement du général Espinasse. Au delà de Kamara, il y a uu engagement entre une partie de notre cavalerie et quelques sotnias de cosaques qui, vigoureusement chargés, se retirent en éprouvant des pertes et laissant trois prisonniers. Notre artillerie échange quelques coups de canon avec One batterie russe qui est obligée de se retirer avec une pièce démontée. L’infanterie couvrant la gauche du général Morris et contenant les Russes appuyés à Tchorgoun, la cavalerie traverse 4e village abandonné de Varnoulka et s’avance jusqu'au château de Pèréousky d’où l'on domine la vallée de Baïdar. La reconnaissance rentre au camp à sept heures et demie du soir. Elle a eu dix blessés dont un olUcicr.

Le chef de bataillon Guérin et le capitaine du génie Sarlat, chefs d’attaque; deux brigades de sapeurs et (Mi7 travailleurs d’infanterie.

On prolonge la deuxième parallèle sur 260 mètres de longueur , eulre le petit et le grand ravin du fond du port, en se tenant assez bas pour que cette nouvelle trancliée ne gène pas le feu des batteries n ’ 20 et 20 bis qui > ont être établies à l'extrémité de la première parallèle.

A la nuit tombante, on s'est emparé des embuscades russes situées à la pointe du petit contrefort qui se trouve vis-à-vis du fond du port ; on les a aussitôt retournées contre l'ennemi et on en a construit une de plus pour six à huit hommes. Vers quatre heures du matin, les Russes s’étant présentés en assez grand nombre, l’officier qui occupait les embuscades avec vingt-quatre hommes a cru devoir se retirer. Au jour, les Russes avaient à peu près rétabli ces petits abris.

Une compagnie d'éclaireurs sort parl'extrémité droite de ladeuxième parallèle pour explorer le ravin du fond du port; elle détruit les embuscade? russes qui se trouvent à environ 200 mètres de nos cheminements les plus avancés. Le capitaine voyant arriver des forces

considérables ne laisse qu'une vingtaine d’hommes sur ce point pour en surveiller les approches , et s’établit à deux cents pas en arrière pour être à même de soutenir les tirailleurs; mais les Russes s'étant jetés, sans tirer un seul coup de fusil, sur les vingt hommes isolés, les enveloppent à l'improvisto. Il n'en revint que dix, dont plusieurs blessés; les autres restèrent au pouvoir des Russes.

Les pertes du mois de décembre sont de 88 tués dont 3 officiers; 632 blessés dont 28 officiers; Il disparus dont 1 officier; en tout 731 hommes hors de combat.

Le nombre de travailleurs employés au siège, pendant le mois de décembre, a été, en moyenne, do :

55 sapeurs ou mineurs et 835 soldats d’infanterie par journée,

• 48 — 628 — par nuit.

Pendant le mois de décembre, le temps fut presque constamment mauvais. Le plateau dé Khersonèse était battu par des vents impétueux du sud-est, et parfois des torrents de pluie alternaient avec des rafales de neige et de grêle. Le 2t surtout, la pluie tomba avec une violence extraordinaire, puis elle fut remplacée par de la neige , et le soir il gela; mais cette gelée, qui Continua quelques jours, était trop faible poiir raffermir le sol détrempé par de longues pluies. Les camps défoncés par la circulation des hommes et des chevaux étaient devenus des bourbiers presque impraticables où les voitures creusaient de profondes ornières. La route empierrée, construite par nos travailleurs entre Kamiesch et le quartier général, rendit les plus grands services en assurant la communication de l’armée française avec son port d'approvisionnement où l'on voyait chaque jour s’élever des magasins militaires et des boutiques do marchands. Grâce aux efforts de l’administration , les troupes ne manquèrent pas des choses nécessaires à la vie, mais elles eurent à souffrir des intempéries et des fatigues. Dans les tranchées, elles restaient douze

Pertes tfa mois de décembre.

Nombre de trmil1eur< employés.

FAITS OÉlOÉSirT.

Mois de décembre.

heures sous la pluie, les pieds dans l'eau qui s’y accumulait kans cesse. Aussi les maladies devinrent-elles de plus en plus fréquentes. Le nombre des malades s'éleva dans le mois de décembre à près du dixième de l’effectif de l’armée, et d’après un rapport du général Canrobert, en date du 21 décembre, il y avait dans les hôpitaux de Constantinople 3,791 Français, dont 1,121 blessés. Toutes ces fatigues, toutes ces souffrances n’excitèrent aucune plainte chez nos soldats ; l’armée conserva toute son énergie, et il suffisait d’un beau jour pour lui rendre sa galle habituelle.

L’armée anglaise eut beaucoup plus à souffrir que la nôtre. Il n’existait pas de route empierrée pour aller de Balàclava à ses camps, de sorte qu’il fallait traverser do véritables bourbiers. Dépourvus d’ailleurs de moyens de transport, les Anglais manquaient de tout, d’infirmeries, de médicaments, de bois et quelquefois même de vivres, quoique l'abondance fût à Balaclava. Le général Canrobert prêta assistance à nos alliés, autant que cela était en son pouvoir, en leur fournissant des moyens de transport pour les munitions cl des càcolels pour les malades. Les privations, les fatigues et le mauvais temps développèrent les maladies chez les Anglais avec plus d’intensité encore que dans l’armée française. Les dyssenterics scorbutiques se déclarèrent dès le commencement du mois de décembre, et le nombre des malades, qui s'accroissait toujours, avait pris à la lin du mois des proportions alarmantes.

Dans les tranchées, il fallut constamment réparer les dégradations occasionnées aux parapets par les pluies et par les projectiles ennemis,, et assurer l’écoulement des eaux pour rétablir la circulation interrompue. La difficulté d’approvisionner les batteries forçait les alliés à ménager beaucoup leur feu : les Français ne tiraient guère que des bombes et en petit nombre. Les Russes, au contraire, soutinrent constamment le feu de leurs batteries et prodiguèrent surtout les projectiles creux qui occasionnaient journellement des pertes

sensibles. Le silence foroé de noire artillerie permit aux Russes, nonseulement d’entretenir l'enceinte de Sébastopol en bon étal, mais d’y ajouter de nouvelles défenses et de venir établir leurs embus-» cades en face de nos cheminements.

Dans ces conditions, il ne pouvait être question de suivre la marche ordinaire d'un siège. Toute l'ambition des alliés devait évidemment se borner à ne pas perdre le fruit de plusieurs mois d'efforts et de travaux, à se maintenir dans leurs positions, età entretenir les tranchées exécutées en bon état, en attendant que la belle saison et des renforts fen hommes permissent de reprendre un réle offensif. Nous avons vu néanmoins qu’on s’est efforcé, autant que le permettaient les circonstances, d’augmenter le nombre des batteries ainsi que d’étendre et de compléter les cheminements, surtout vers la baie de la quarantaine où ils formaient une ligne de contrevallation.

■ Le général Burgoyne, commandant le génie de l’armée anglaise,

. faisait des objections contre le plan d’attaque qui avait élé primitivement adopté d’un commun accord. Quelle que fût la confiance qu’on pût avoir dans la valeur de nos troupes, il regardait le succès de l’assaut comme très-douteux. Il déclarait, en outre, que l'effectif de l’armée anglaise ne suffisait plus pour couvrir la droite de l’armée des alliés et fournir en même temps le nombre de travailleurs nécessaires pour les attaques du faubourg Karabclnaya. Tl demandait , qu’avec le secours de l’armée française, on profitât du terrain qu’on avait conquis par la victoire d’Inkermann pour s'établir solidement sur les hauteurs du carénage (mont Sapoun), qu’on donnât plus d’extension aux attaques de droite et qu'on les poussât jusqu'au delà de l’ouvrage Malakoff.

Le général Burgoyne avait une grande expérience de là guerre : des doutes si formellement exprimés sur le succès de l’assaut étaient de nature à préoccuper beaucoup les généraux en chef. Mais, pour le moment, il ne fut rien changé à la marche du siège.

A cette époque, le scrvicè.de la garde des tranchées fut modifié. Jusqu’au mois de janvier 1855 il y avait eu chaque jour un bataillon de réserve à la maison du clocheton. A partir de janvier on commande un bataillon de piquet dans un camp rapproché de la maison du Clocheton, et ce bataillon envoie chaque soir deux compagnies à cette maison dont un fanal signale la position. Il y a de plus un bataillon de réserve de 150 à 500 hommes, à la gauche, en arrière des batteries n~ 1 et 2. La gardo de tranchée, commandée par un général de brigade, se compose de sept bataillons d'infanterie et d’un bataillon de chasseurs à pied répartis sot tout le développement des parallèles ou places d’armes avancées, pour entretenir le feu de mousquet erie. Une compagnie de francs-tireurs de 150 hommes est employée au tir de précision contre tout ce qui se découvre et surtout contre les artilleurs de la place. Un poste de 200 hommes placé dans le ravin des Anglais couvre la jonction des attaques françaises et anglaises. Enfin deux compagnies de volontaires font chaque nuit le service d’éclaireurs.

C’est dans le courant du mois de décembre 1851 que le prince Menschikoff remit la direction de la défense de Sébastopol au général Osten-Sacken, qui avait succédé au général Dannenberg dans le commandement du quatrième corps.

Le prince Napoléon, dont la santé avait été fort altérée par les fatigues de la guerre, dut sc résigner à quitter l’armée ; après être resté quelques jours h Constantinople, il s’embarqua dans le mois de janvier pour retourner en France.

mois oe jumer iis? Les chefs de bataillon du génie Dubost et Guérin, chefs d’attaque; x.iii .in i"au î jjn.i«r. ,|,n)x brigades de sapeurs et 184 travailleurs d’infanterie.

On prolonge de 200 mètres l’extrémité droite de la deuxième parallèle.

Nuiidu zauijnmr. Lès chefs de bataillon du génie Dumas et Guérin, chefs d’attaque ; deux brigades de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie.

On ouvre une communication en zigzag entre l’extrémité de la deuxième parallèle et la batterie n° 20.

De demi-heure en demi-heure , au signal d’un obus, la place a dirigé des feux de mousqueterie sur nos attaques ; vers deux heures- du matin, les Russes ont fait , pendant plus d'une demi-heure , un feu de deux rangs extrêmement vif, sans que rien l’ait provoqué.

L’ennemi parait craindre un coup de main.

Le mauvais temps et le froid empêchent tout travail nouveau, pendant quelques jours. ' • • • >

Les chefs de bataillon du génie Masson et Sarlat, chefs d’attaque ;"!!<»» d» : «u 8 jurer, deux brigades de sapeurs et 148 travailleurs d’infanterie.

Le 7, vers neuf heures du soir, une colonne russe d'environ 300 Son» mu?, hommes vient attaquer la droite de la deuxième parallèle et la communication qui la relie à la troisième en avant de la balterio n 20.

Cette sortie est vigoureusement repoussée à la baïonnette et poursuivie par les compagnies du 40* de ligne, de garde à la tranchée.

Les Russes laissent une vingtaine de morts sur le terrain et nous abandonnent six blessés ; nous avons eu un sergent tué et six hommes '

blessés.

Le lieutenant-colonel Guérin et le chef de bataillon Sarlat, chefs Non du s au 9 jaQTier. d’attaque; deux brigades de sapeurs et 202 travailleurs d’infanterie.

Le dégel étant surv enu on pose une vingtaine de gabions à l’extrême droite de la deuxième parallèle, afin de la prolonger jusqu'à l’escarpement du ravin du fond du port. On creuse, en outre, une tranchée de 45 mètres de longueur pour que les hommes puissent aller à une source qui se trouve entre la première et la deuxième parallèle, sur la berge gauche du ravin de la ville , en arrière de la " batterie n* 13.

Les chefs de bataillon du génie Masson et Sarlat, chefs d’attaque ; Siütduu «Ht jurer, deux brigades de Sapeurs et 215 travailleurs d’infanterie employés à réparer et à améliorer les tranchées. ■

son* Tusst. Vers deux heures du mâtin, une sertie russe de 200 à 250 hommes partant dubustion central et laissant le T à sa 'gauche se dirige sur la partie de ta troisième parallèle qui se trouve en avant des batteries u” 10, 17 et 18. L’ennemi est vigoureusement repoussé; il laisse entre*

* nos mains 8 tués et 2 blessés. Nous avons eu 1 tué et 0 blessés.

>m^u utniâywmi ». Le lieutenant-colonel Guérin et le chef de bataillon du génie Ca- , lop, chefs d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 157 travailleurs d'infanterie employés aux réparations.

somo niai», Vers une heure du matin, les Russes font denx sorties, l’une contre .. la gauche des attaques anglaises, l'autre contre l'extrême droite \ des nôtres près de la batterie n* 21 . Il y a sur ce point une lutte

corps à corps après laquelle les Russes se retirent poursuivis à la baïonnette. Nous avons eu 4 tués, 0 blessés et 3 disparus. a«udu.Uraisj«nîrf. Les chefs de bataillon du génie Dumas et Masson, chefs d’attaque; deux brigades de sapeurs et 505 travailleurs d’infanterie employés à enlever les neiges et à faire écouler le9 eaux.

». ,' hortiu tiuK. Vers une heure et demie, une colonne composée , d'après les rapports russes, do 350 volontaires, sort de la place par une neige épaisse fouettant la figure des sentinelles françaises, et se présente à l'extrémité droite de la troisième parallèle. Elle est vigoureusement reçue par la garde de tranchée appartenant aux 74* et 95* régiments de ligne. Après un combat corps à corps de prés de dix minutes, les Russes se retirent sous la protection d'une colonne de réserve, laissant les cadavres de 3 officiers et 23 soldats dans la tranchée et bon nombre d’autres sur les parapets et sur les glacis du bastion du màt. De notre côté, les perles se sont élevées à 56 hommes hors de - combat, parmi lesquels 5 officiers.

Dans cette sortie et dans quelques autres les Russes avaient fait1, usage de gaffes à crochet et de longues cordes plombées pour renverser et entraîner les combattants et les blessés. Nos soldats s’indignèrent contre ce procédé qui n’av ait jamais été employé, disaient-

il», que pour prendre de» bêles sauv âges. Le général en chef -s'en plaignit au général Qsten-Sacken, Depuis lors, les Russes cessèrent de se servir de ces engins., • :« * • • : v * . . .-.

‘ Le chef de bataillon Masson et le capitaine du génie Pingault, iwm* chefs d'attaque; deux brigades de sapeurs et 163 travailleurs d’in- • -fanterie employés aux réparations. . -

Les Russes font deux sorties, l'une dirigée sur la tranchée la plus ,d«u* nui» avancée de la contrevallation, qui descend vers la baie de ia quarantaine, l’autre sur les tranchées qui se trouvent à la gauche du T. .

A la gauche, 230 volontaires russes attaquent là contrevallation • • • •

ver* minuit. La garde de tranchée, du 2* régiment de la légion étrangère, franchit résolument le parapet et engage le combat à la baïonnette. Après une lutte de près d'un quart d'heure, les Russes se retirent sans avoir pu pénétrer dan» la tranchée. • ;

La seconde sortie, faite par cinq compagnies et une centaine de matelots eut lieu verç une heure. A la faveur d'une nuit fort obscure et des couverts que forme»l-ies anciennes carrière» situées dans le . ' ravin à droite des attaques, les ‘Russes ont pu arriver près des Iran- y / ebées sans être signalés. Les. compagnies dn A& de ligne, formant / *./’ la garde de tranchée, ne furent pourtant pas surprises; elles reçurort ? /

l'ennemi par uhe décharge à bout portant. La fusillade dura un quart . ' /

d'heure, puis les Russes furent attaqués à la baïonnette sur leur Iront etsur leur. flanc. Cet engagement fut moins meurtrier départ et d'autre que celui de la gauche. .

. ;Dans ces deux sorties, nous eûmes une quarantaine d-bommes ... -hors de combat, dotit trois officiers. La perte totale dans.les vingt- ’ ' quatre heures, du 19 au 30, est de 12 tués, 3 officiel pVM soldats blessés, et 1 ollicier disparu. La perte des Russes a dù être cdnsidé- / râble;- leurs rapports mentionnent 18 thés dont' 2 officiers, et 74 blessés dont 3 officiers.

Las lieutenant-colonel G uérin et le chef de bataillon du génie Calop, hmk du *o

' . ' ? . v- .,;.V -y/j t'Lvrtff

chefs d'attaque-, deux brigades de sapeurs e4 7(4 travailleurs d'infanterie employés principalement à l'assainissement des tranchées.

On commence à placer, au pied du troisième gradin de franchis- »• • • sèment de la troisième parallèle, des piquets reliés par de gros Kls de fer, afin de faire trébucher les Russes qui viendraient surprendre . • nos gardes de tranchée. ' I

* . Ce travail a été terminé dans ia nuit du ü au 25. •

lomtc âu »< ii>w. Le général de divisioiuNiel, aide de camp de l'Empereur, envoyé

J Mi .lu (tidnl S ici, r J

üIEmu od n“ss'on ® l’armée d’Orient, débarque à Kaminsch ; il apporte au orpoiMtuKk i'im«e. général en chef une décision impériale du JO janvier qui donne à

l’armée l'organisation suivante^ : - .. -

. \ , * . . • Coiiinuuidajil en. < hef. Car robert, général do t!ivi>b»u. •'

* Clief d’état-major général. , . De Martimirei , génértl de brigade.

Cnimnautlant de l'artillerie. . . Tiimv, général de division. •!.*.

Commandant du génie. . . . . Dizot,- général de brigade.

Intendant général. . . . . . Hlanchot. intendant miliixiirr. *

\ fl*-’" Cor»*. ; , .

• • Commandant en chef. Pâuasiut, général de division. . * 4’“

Chef d “éui-majgr. IUvkt, général de brigade. ...

Conmiandaul de l'artillerie. LEtoetP, général de brigade.

Commandant du génie. . . . Tin*u:a, général de brigade. «

Intendant. . • Uonih.ram>, Miiib-iuieiukanl uuliUict.

r Tjrotri*. — lrc diviüHjn. Kobey, génépi de division, % * *

^ I.ETAnJLAjrr, général de division. :

, — .*!« — Pâté, générai de diviaien. ‘ . t * £ •

. . * * - — Dk Galles, général de division.

* \ ^ Bégerve et parc d'artillerie.

Héwrve et pare du génie. * *

t V\oir auA pièce* jualiikalive*, N* d, le tableau coutpkl de e«Ue urgauiaaûuu , tiiét ni ,

portée à la Connaissance de l'armée par le general en chef, le 0 février wnvanl. Ce tableau , ilouiie l’effectif de l’autiée à celle ipéwc date. \ 1 ' „

* Corp» .

* * ** ■ y *•' • , , ' • , • ■ , * V •, jr

Commandant en cher. .... . .... Bosqvït, gémirai do divMiqn.

Chef fleUit-iiiajo». . Trochi, généra] de brigade.

Commandant de K arlilWir. ■■. Bsmrr, générât rte hrlgado.

, Commandant du génie F aosnao, cahtntl. , . ...

Intendant. Blakc de Mouxrs, souR-inlenihlit mililnire.

Tkowis. — t'.* dtntion. Boiut, général de division.

• • ' —j & — • Canoë, général de division.

— . .3* — . Marias, général de division.

-, - — .4*' piXAf.. génénrtde division.

Ué*em et pare d'artillerie.

Béaérve et pare du génie. • .

Béterre gfoénle.

•' ' • { Sbuf le remmandetocal difftl do général «j rW. J - ' ‘ •

Division d'infanterie. FlBevtT. général de dnisinn.

' Brigade rte la garde impériale, l'nticn, général de brigade. Divioioitde eavalerie. . . ... ..MOmir, général de <Uyigj.ni. Brume et .pait .rt'arliHrtir.

Réserve et parc du génie.

• Troupe» de l'administration. • - , -. *.

Le général f hrich arrivé à Kamiesdt avec un premier delachemenl.de la brigade de la garde impériale. .... ,.

Le lieutenant-colonel Guérin et le chef de bataillon Dubost, chef» vu# du. d’aliaqtle ; deux brigades .de «apeura et 272 travailleurs d’infanterie.

: On ouvre la communication qui doit relier l’extrême droite de la deuxième parallèle à la troisième, et la partie de celte dernière comprise entre ta communication et le grand ravin du port du Sud. te travail, qui comprend H40 mètres de développement, est exécuté par parties successives. . • » ' . • ,* ...

Les chefs de bataillon du génie Masson et Dumas, chefs d'attaque: dé

deux brigades de sapeurs et ilil travailleurs d'infanterie. ■

On Tait une portion de troisième parallèle de 100 mètres de Ion-

gueur à gauche de la communication ouverte ta nuit précédente.

w «u.ao >»«•

tier.

3Û an 11

wr

\ ' — ldi — . ' *

im»'* m i*M1" »• Lé» chef* de bataillon dn génie Masson et Sarlai, chefs d'allaqne;

♦** flVfTwr.* .

deux brigades de sapeurs et 403 travailleurs d'infanterie.

' * On ouvre à la' sape volante une portion de. tranchée qui réunit l'extrême droite de nos attaques à la place d’armes dans laquelle se trouve la batterie n*2!l, ce qui complète la troisième parallèle à droite

• du bastion du màt.

Mb mtft- Vers quatre Iteures du matin , à la faveur d'une nuit sombre et neigeuse, les Russes sortent de la place par le raviu du fond du port, . marchant vers l'extrême droite de la troisième parallèle. Les éclaireurs se réunissent dans la grande embuscade construite par les Russes mais retournée contre eux à environ 50 mètres en avant de la parallèle en cours d'exécution. Ils reçoivent l’ennemi par un feu à bout portant ; obligés de se retirer devant des forces supérieures, ils sont poursuivis jusque dans la parallèle qui, à l’extrême droite, ne présentait qu’un faible obstacle. Mais les Russes sont arrêtés par

• ' ’ le parajxit de la communication de la troisième parallèle avec ta

deuxième; là s'engage' un combat opiniâtre. Pendant ce temps, la garde de tranchée de la deuxième parallèle se met à faire feu, ce qui jette un grand désordre parmi les travailleurs de la troisième. Le capitaine du génie Fourcade est mortellement blessé en cherchant à • ’> rallier ses travailleurs pour les conduire au combat. Le chef de bn-

> tuillon du génie Sartat parvient à rassembler Je» travailleurs de la

droite qu’il réunit à une bonne partie de ceux de la gauche pour marcher sur l'ennemi avec quelques compagnies du 42* de ligue. Les Russes, à L’arrivée de ce renfort, se retirent et sont poursuivis jusqu'au delà de la grande embuscade. Dans cette poursuite trop vive, deux lieutenants disparaissent avec douze de leurs hommes. Au mo- ... . . ment où elles se retirent, nos troupes subissent des perles sensibles

par le feu de la place, des embuscades russes et de ta réserve qui soutenait la colonne d'attaque. Le commandant Sarlai, cherchant à remettre de l’ordre parmi les travailleurs, tombe mortellement frappé

d'nneballeà là.tèté. Officier du génie des plus distingués, le commandant Sarlal s’ était fait remarquer de* soldats qui, à cause de son intrépidité et de sa petite taille, l'appelaient le petit lion.

Ces attaques nocturnes,, si souvent répétées, étaient loin d'intt- u ^ rww.

. 1 # donne 4* ne plt» s Vlan-

mider nos troupes, mais nous y laissions nos plus braves soldats qui, en s'élançant hors du parapet pour repousser l’ennemi à la baïonnette, perdaient tous les avantagés de leur position dans la tranchée.

Le général en chef décida qu’à l’avenir, suivant les préceptes si recommandés par Vauban, nos soldats, loin d’arrêter l’ennemi lorsqu’il . - '

• ferait une sortie, le laisseraient au contraire s’engager le plus po*-- . .

slhle dans les tranchées, lui abandonnant momentanément celles qhi. . -

ne sont pas terminées, pour lui faire supporter à découvert le feu meurtrier des parallèles et places d'armes préparées pour la défense- r que ces dernières seules devaient être défendues avec acharnements • •

enfin qu'il ne fallait s’élanfcer sur l'ennemi que lorsque déconcerté et • rompu il se préparait à la retraite, et qu'il importait de s'arrêter ' assez tôt dans cette poursuite pour ne pas rester exposé au feu de la %

- place lorsque la rentrée des assiégés lui permettrait de le reprendre.

Les pertes du mois de janvier s’élevèrent à S| hommes tués dont nm- 4* «*.* j««. 2 officiers; 528 hommes blessés dont 23 officiers; 46 hommes dis- ' parus dont 3 officiers, • ’• .. . 1 . • - .* ■

La moyenne du nombre de travailleurs emplovés aux tranchées et kmo» s- «•.»»«»

f ‘ ea^ftiiyés,

aux mines pendant le mois dç janvier a été de : < . - • ..

54 sapeurs ou mineurs et -417 soldat* d'infanterie par journée,

13 1-12 — ••••.• par nuit. . .

l)és les premiers jours du mois de janvier l'hiver était devenu très- - »*•» <*«•»>-«• rude. Dans la nuit du 1 au 5 le froid fut excessif et II se maintint ainsi pendant plusieurs jours, La neige tomba en abondance pendant presque tout te mois. Il fallut travailler sans cesse à l’enlever des tranchée et. quelquefois un vent violent venait en peu de temps les

combler de nouveau. Le dégel qui commença le 18 janvier inonda les communications et Occasionna quelques éboulements. Le parapet des tranchées allait en s'affaiblissant constamment , parce qu’on jetait toujours sur le revers les boues provenant des terres éboulées, Aussi le canon de la place fit-il souvent des trouées dans les parapets, surtout du côté de la quarantaine: .• . ■

Le feu des Russes était fort vif par moments. Les projectiles creux devinrent de plus en plus nombreux. Vers la fin du mois, les batteries du bastion du mât lançaient, par salves, des paniers de grosses grenades ou petits obus qui couvraient d’éclats la troisième parallèle et les communications en arrière jusqu'à la premiè,re parallèle. . « Les troupes eurent beaucoup à souffrir des rigueurs de l'hiver, f tu 4 au 8 il y eut de nombreux cas de congélation des pieds qui nécessitaient des amputations presque toujours mortelles. Le général en chef suivait avec anxiété la marche du thermomètre; un froid un peu plus rigoureux pouvait nous enlever en une nuit toute la garde de tranchée, car nos malheureux soldats forcés à 1 immobilité sen- ' taient leurs pieds se glacer sans pouvoir marcher pour les réchauffer. . Pour mettre fin à tant de souffrances, les soldais ne cessaient de demander l'assaut, mais leur constance n'était pas ébranlée. Mémo au milieu des blessés et dos malades qu’on soignait sous la tente on n'entendait jamais un murmure.

beaucoup de chevaux ne purent résister à la rigueur de la température; chaque journée de froid en faisait périr, un grand nombre. Du G au 7 janvier, on en perdit jusqu'à 72 dans Ies2i heures.

Le nombre des malades de\ int très-considérable pendant le mois de janvier. Il y eut souvent de 230 à 300 entrées aux ambulances par jour; ce uombre s'éleva même, du fi au 7 janvier, à 525. La plupart des malades étaient journellement évacués sur Constantinople, où' l'on avait créé de vastes hôpitaux qui déjà pouvaient en recevoir 7,000, et dont la contenance allait être portée à 12,000. Cependant

il y avait environ 2,060 malade» ou blessés dans le» ambulances de M Crimée.

A la fin du mois de janvier, l’effectif de l’armée française' était de

75.000 hommes, 6,500 chevaux de troupe et 3,500 chevaux de «elle

ou de bât au service des officier» et de l'administration. Mais il faut en déduire les malade» et environ 6,000 hommes qui, détachés pour des services divers, ne pouvaient être compris au nombre des combattants. '.<■ . • v' . .

Les Anglais souff riront plus encore que les Fi ançais. Le bois manquant souvent et les soldats se nourrissant isolément, plusieurs en étaient réduite à manger leurs alimente crus : aussi la maladie sévissait d'une manière effrayante dans les rangs anglais. On avait envoyé

51.000 hommes en Crimée ; il n’en restait au 18 janvier que 27,000, ' dont U, 000 à peine étaient en état de faire le service do la tranchée.

. La cavalerie était presque détruite. ,• • ' • '

Noun avons décrit l état do la place de Scft*$tupol au I" décembre msk oc fcvricr. I85i. Depuis celte époque, les Russes ifoht pas cessé de travailler à feiitajur renforcer les défenses de l’enceinte. Eu avant du fort et du bastion »»>-’>

, . . «U»»» le O* dfcrati».

de la quarantaine, les contre-approches ont été successivement étendues et armées <Tuue nombreuse artillerie qui prend des Mies fort gênantes sur la gauche de nos attaques (batterie Cbémiakine}. En arrière du bastion central, les batteries de la seconde enceinte ont «Hé mises en- très-bon état et reliées entre elles ; on a Tait disparaître , en avant et- en arrière de ces batteries, tous les bâtiments et débris qui pouvaient gêner leur feu , ivrodutre des échtte dangereux ou pn>tégerimecolonned assaut, La petite batterie basse à quatnj embrasures, placée devant la face gauche du bastion du mât, n’est pas encore armée , mais 1 assiégé y maintient des tirailleurs qui ont construit des créneaux en sacs k terre snr la crête des merlons. Le bastion du mât a été référé et amélioré; le prolongement de son flanc

droit a été exhaussé du manière à bien couvrir Je terre-plein , cf disposé en crémaillère pour mieux battre le terrain des attaques.

Dans le courant de janvier, les Russes ont augmenté encore leurs défenses entre le bastion du niât et le fond du port. Vers la lin du même mois, une nouvelle batterie, située au pied de celle de la terrasse, a été armée de canons et de mortiers. L’n fort épaulemenl ferme le rentrant du bastion du mât à son épaule gauche, et une ligne d'abatis protège (a courtine qui descend, au fond du port. En avant de cette courtine, sur le bord de l’escarpement, on a solidement établi trois postes pour des tirailleurs avancés. De nombreux blindages ont été construits dans le bastion. La batterie située à la , droite de celle de la terrasse a été agrandie et est devenue un . véritable ouvrage. Les batteries qui se trouvent en arrière de celle de la terrasse ont élé perfectionnées et reliées entre elles. Au commencement du mois de février; les Russes sont occupés à creuser des fossés en avant de ces batteries. Ils travaillent aussi à perfectionner et à étendre celles qui couronnent la |>artie culminante de la ville. .v • . f

Le grand redau (bastion n* 3j.a été restauré et son fossé appro- , lundi. On perfectionne les batteries placées u sa droite, et on en élève de nouvelles en arrière, en seconde ligne. Ces travaux s'exécutent avec unc grande activité. ■ . t

. Les Russes travaillent constamment au fort qui couronne le ma- . melon ülalakofT, en arrière de lu tour. La batterie demi-circulaire qui enveloppe cette tour a été rémise en bou état et exhaussée. Les abords de cet ouvrage sont protégés par des abatis. et des embuscades de tirailleurs. Dans le courant de février, les Russes achèvent de démolir toute la partie supérieure de la tour Malakoll qui n’était pas couverte par le parapet. . <•

Au nord du grand port, l’ennemi travaille depuis le mois de de-.cembre à établir un camp retranché reliant le fort du nord, d'un

Liai n *MÇ«I nç* I

»Ie? .iliaques aDgtai&n* «u . cWminvcecwol «lu ftftjar. ’

cêlé, auvescarpements de la falaise, de l’autre, à un point de la rive . ,

du port situé vis-à-vis de la baie du carénage; le 22 janvier, il a' commencé, sqr là côte, entre le fort du Nord et la tour maximilienoe, un nouvel ouvrage qui parait être unç grande redoute, ’ ■

Dans les premiers jours de février, l’armée anglaise reçut des Le* Anulais cqnslruuvnl

1 * ' un ebMom 4« tac.

ouvriers civils qui furent chargés de construire un chemin de fer allant de Balaclava aux camps anglais. Ce chemin , achevé dés la seconde moitié du mois de mars, rendit plus tard de grands services aux Anglais pour le transport de leur matériel de guerre.

Voici où en étaient arrivées les attaques anglaises au commencement du mois de février.

A l’attaque de gauche, la deuxième parallèle était achevée depuis l'escarpement du grand ravin des Anglais jusqu'au fond du ravin du, . laboratoire, où elle barrait la route Woronzoff. Cn épablemeut . isolé barrait en outre cette roule , un peu en avant de la première parallèle. La communication cuire la première et la deuxième parallèle n’existall pas encore ; on passait par les ravins. Eu avant de la deuxième parallèle, six boyaux cn zigzag conduisaient à la troisième parallèle amorcée sur environ 150 mètres de longueur; à l’extrémile du quatrième de ces boyaux se trouvait, à la droite du cheminement, tme place d’armes de 140 mètres de longueur.

A l'attaque de droite, la première parallèle avait été étendue jusque sur l'escarpement du ravin du laboratoire. Deux communie»- ' lions conduisaient à la deuxième parallèle entièrement exécutée , l’une parlant de la première parallèle, un peu à gauche des batterie*

Cordon , l’autre de la batterie n" 3. La panthère qui relie lés estre- , . mités de ces cheminements fut plus tard appelée troisième parallèle, et l’on donna le nom de deuxième parallèle à une tranchée ou place d'armes intermédiaire qui n’existait pas en février. On avait ouvert, en outre, dans les deux attaques, quelques communications passant en arrière des batteries de ia première parallèle. Aucune nou-

DiHn-uDé» «lu <*r alla que.

relie batterie travail encore été ajoutée aux batteries (Chapman et Gordon.

l'Un On a vu qu'après la bataille dlnkermam» les généraux en chef avaient ajourné l’assaut jusqu’au moment où les renforts annoncés en hommes et en matériel seraient arrivés.

L’armée avait été renforcée en effet , et un surcroît de matériel était arrivé dans les ports; mais le général Thiry éprouvait les plus grandes difficultés pour transporter ce matériel jusqu’aux parcs de siège. Depuis le port de Kamiesch jusqu’à la queûe des tranchées on trouvait une terre argileuse qui se défonçait profondément sous le poids dès roues. Il fallait transporter à bras la plus grande partie des projectiles, et les terres imbibées d’eau ne supportaient pas même le pied des hommes ; les tranchées étaient devenues des bourbiers souvent impossibles à dessécher, à cause des bancs de rocher qui arrêtaient l'écoulement des eaux. Les trois mois d’hiver qui venaient dé. s'écouler avaient doue été peu profitables aux travaux du Siège, surtout du côté des Anglais , qui avaient souffert beaucoup par les maladies. Malheureusement il n’en était pas de même chez les Russes, qui trouvaient dans les arsenaux de Sébastopol des ressources inépuisables ,’ et qui avaient des rues empierrées pour faire parcourir à leur matériel la petite distance qui séparait lé port du Sud , ou la . baie de l'artillerie, des ouvrages à armer. ’ Notre artillerie avait augmenté le nombre de ses batteries; mais réduite à gardor le silence pour ménager ses approvisionnements, en attendant l’ouverture générale du feu , elle n'avait pu mettre obstadé à la construction des nouveaux ouvrages et à l'armement de . toute l'enceinte de la ■ place , qui avait pris une extension dont on n’a certainement jamais vu d’exemple. La secoude enceinte était aussi fortement ’ armée, et sur tous les points de la \ file qui avaient des vues soit sur nos attaques, soit sur le terrè-plcin des ouvrages avancés, on voyait tous les jours s’élever de nouvelles batteries auxquelles l'armée russe

IravaiHaiHi découvert. Quoique toutes les ioréts des environs dp Sébastopol fussent à la disposition des Russes, ils démolissaient les toitures des maisons de la ville, pour établir partout des blindages afin de protéger la garni Son contre nos feux courbes. Enfin, on apercevait des barricades élevées dans les rues pour former plusieurs lignes de défense en arrière des ouvrages de l'enceinte.

Derrière et» formidables défenses se trouvait une armée peut-être aussi nombreuse que la nôtre, et dont la bravoure ne pouvait pas être mise en doute. Il s'agissait donc de livrer une bataille plutôt que de donner un assaut. Or, l'attaque projetée, qui portait la lullesur un terrain étroit et coupé do ravins, ne permettait pas de déployer assez de troupes, et-, si l’on parvenait à s'emparer d’une part du bastion central et du bastion du mût, de l’autre, de la batterie des casernes cl

du redan l’ennemi conserverait encore les positions dominantes, soit dans la ville ; soit dans le faubourg. .. '

Le mamelon de Malakoff était incontestablement le véritable ppinl d’attaque de |a place do Sébastopol; de celle position ondomiita'tftout le faubourg Karabelnaya, et on prenait des revers sur les portions d’enceinte qni se trouvaient à sa droite et à sa gauebe, notamment sur le redan attaqué par lés Anglais. La prise de ce mamelon fqisait donc tomber tout le faubourg, et la possession du faubourg permettant d’agir à bonne portée contre la flotte et de couper les communications de l’ennemi à travers le port, on devait s’attendre à ce quelle entraînerait la chule de la ville. Enfin, si on se décidait à investir la place, nos établissements au nord du port feraient marcher à grands pas l’attaque sur les fronts de Malakoff; car l’ennemi se trouverait pris à dos dans la majeure partie des défenses du faubourg. " " • • - > /••• •■ •. ’

Lus avantages de ce point d’attaque ne pouvaient pas être contestés, mais il s’élevait des objections graves contre l’abandon du plan qui avait été d'abord adopté. En effet , un ne devait certaine-

— Moment pas abandonner l’attaque de la ville qui , même dans le cas où celle du faubourg deviendrait le but principal de nos efforts , aurait encore l’avantage de diviser les moyens de défense de l'ennemi ; or, si on doublait pour ainsi dire le développement dés tranchées, en entreprenant une nouvelle attaque sur le front de Malakoff, n’en résullerait-il pas nne trop grande fatigue pour les troupes? ne risquerait-on pas de manquer de matériel? enfin, pourrait-on présenter partout une résistance suffisante contre les sorties de l'ennemi?

Les renforts annoncés permettaient de répondre dans une Certaine mesure aux deux premières objections ; quant à la troisième, on ne . pouvait passpr outre qu'en se fondant sur la conduite antérieure des

Russes. Ils avaient bien harcelé nos gardes de tranchée par de petites sorties de nuit, mais, à l’exception de l’attaque du 5 novembre qui se liait à la bataille d’Inkermann, ils n’avaient fait aucune grande -sortie de jour, même pendant les matinées d'hiver, alors que nos soldats, trop engourdis parle froid pour pouvoir faire le coup de feu, auraient pu être assaillis inopinément par de fortes colonnes • composées do troupes choisies ayant passé la nuit à couvert. e« tfriit qw im »i- Toutes ces considérations ayant été bien pesées, les généraux en

laque» wroM porlfr « «ut ,

tf' frittée iwrti* chef décidèrent : que des travaux d approche seraient exécutés du * crtté de Malakoff, afin de pouvoir entrer dans la place par ce point culminant en même temps qu’on donnerait l'assaut par la ville ; que . toutefois si, après la réouverture générale du feu, l’attaque de la ville

faisait de grands progrès , on n’attendrait pas , pour donner l’assaut ,

. que celle du faubourg eût été poussée jusqu'au front de Malakoff. Par suite de ces dispositions et pour ne pas trop retarder l'ouverture . . . du feu, il fut convenu que pendant que l’artillerie française termine-

rait et approv isionnerail les batteries qui étaient en construction de- • ’ vant le bastion central, on eu construirait deux nouvelles, l'une de H pièces (n* 9) dans la parallèle de droite des attaques anglaises, l’autre de 15 pièces-au moins (n* 1) sur le plateau du carénage. Ces deux bat-

— lit — . • •

leries étaient destinées à croiser leurs feux sur le mamelon situés 000 mètres en avant de la tour MalakofT (mamelon vert), ainsi que sur le col qui sépare ce mamelon de celui de la tour. Les Français devaient exécuter la batterie de 15 pièces ét les cheminements qn’ellc comportait, ainsi que les travaux d’approche ayant pour but de préparer l’établissement d’une parallèle et d'une forte batterie sur le mamelon vert. . .

Cçs travaux préparatoires terminés, 6n devait ouvrir de nouveau le feu de toutes les batteries anglaises et françaises avec des approvisionnements suffisants pour le continuer pendant quelques jours: p«is, sous la protection de ce feu, exécuter des travaux d’approche . sur le bastion central pour pouvoir l'aborder de prés ainsi que celui du màt. Les Anglais se rapprocheraient aussi du redan, et on couronnerait le mamelon vert pour y établir une batterie de 15 pièces construite en sacs à terre; l’armement et Approvisionnement de cette batterie pouvant être préparés à l'avance et conduits sur les lieux, on devait compter qu elle serait promptement exécutée. Enfin, sur tous les points des attaqués on s'efforcerait de pousser les cheminements assez près de la place pour diminuer le plus possible le trajet que les colonnes d'attaque auraient à parcourir it découvert.

Toutes ces dispositions furent arrêtées le 2 février, et le 2^ LcfWHMt «4«V

lé

corps, commandé par le général Bosquet, fut chargé des travaux d’attaque qui allaient être entrepris, à la droite des Anglais, contre le front de MalakofT. * ... - :

* Suivant la nouvelle organisation de l'armée, le général Pélissier, u «wm Nu«Mt

prend le comm* intiment

débarqué le 9 février à Kamiesch, prood le commandement du l" .

• * 1 OnumwUin deux

corps. Le 2' corps, formé par les anciennes divisions (1M, 2' et 3*) '****■

A .mm »

* du corps d'observation, est renforcé d’une t‘ division (ancienne /*).

Les divisions Bouat et (’amou (l"el 2”} conserv ent leurs positions; la division Mayran (3*) va s’établir en entier prés d'un moulin à vent en maçonnerie utilisé par les Anglais comme magasin à poudre, et

situé à l’origine du ravin du carénage, où est déjà campée la brigade de Monct de cette division. Enfin la division Dulac fd*) quitte son camp établi près du grand quartier général pour prendre position en arrière des ouvrages de circonvallation, entre la division Camou cl Ja division Mayran. La brigade de la garde impériale et la division Brunet remplaceront la division Dulac dans la position centrale qui convient à des troupes de réserve.

Le génie du 1" corps est commandé par le général de brigade Ûalesme, remplaçant le général Tripier rentré en France par suite U’uue fracture à la jambe. Le lieutenant-colonel Jourjon, nommé chef d’état-major du génie du 1" corps, le 10 Lévrier; continue à être . spécialement chargé de veiller à l'exécution des tracés arrêtés. Le • lieutenant-colonel d’état-major Raoult est maintenu dans les fonc-

tions importantes de major de tranchée, qu’il a conservées jusqu'à la fin du siège aux attaques de gauche.

• . Le génie du 2' corps est commandé par le colonel Frossard, ayant

pour chef d’état-major le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent O. Le chef d'escadron d’état-major Besson prend bux attaques de droite les fonctions de major de tranchée qu’il remplit jusqu’à la ‘ prise de la place.

ttwfî . La température, qui avait paru s’adoucir vers la fin de janvier, relu u**«i ftiMy*- devint froide et humide au commencement de février. Dang la nuit du 2au 3, la neige tomba abondamment . Le 311(11 très-froid ; le vent du nord-est soufflait avec violence. Le temps a été, en général, ma»» ...... vais et très-changeant pendant tout le mois, ce qui a beaucoup gêné

les travaux d'attaque <*).

ui Ruun «oqmi Les généraux alliés avaient reconnu l’importance stratégique

. (*) Voir aux pièces justificatives*, N" 7, la composition «lu corps «lu génie au 15 février.

(s) Voir aux pièces justificatives, V 8, une lettre à l'Empereur vendant compte «le lu situation «Ri «fiége, an «tors -tle février. '

d’Eupatoria, dont l'occupation était ope menace pour Péréhop et Simphéropol.

Le chef d’escadron Osmont, de l'état-major’ français, avait été nommé commandant supérieur d'Eupatoria , et avait pris possession de la ville avec deux compagnies d’infanterie de ligne et deux compagnies d’infanterie de marine. Son premier soin fut de la protéger par une enceinte en terre, renforcée par quelques ouvrages détachés.

L’exécution de ces travaux fut confiée au capitaine du génie Fcrvel. Les Russes se contentèrent de faire observer Eupàtoria par des détachements de cavalerie. La faiblesse de la garnison était pourtant un danger permanent , car elle n’aurait pu résister à une attaque sérieuse; il fut décidé que la Turquie enverrait une partie de ses troupes disponibles pour garder ce point. Au commencement du mous de janvier, Turcs débarquèrent en effet à Eupaloria , et

ce premier noyau fut successivement renforcé par divers détachements venant de Constantinople et de Varna. Dans les1 premiers jours de février, Omer-Pacha , qui était allé prendre le commandement de l’armée d’Eupatoria , avait sous ses ordres 35,000 Turcs et Égyptiens. Il y avait en outre quelques détachements de troupes anglaises et françaises, et les marins du Henri IV, vaisseau français échoué, que l’on avait transformé en une redoute; quatre steamers anglais, qui se trouvaient en rade, pouvaient aussi contribuer à la défense. De leur côté, les Russes avaient successivement renforcé le corps qui observait Eupaloria. Au commencement de, 1855, ce corps comprenait la division de hulans du général Korff et une brigade de dragons de la division Wrangel.

Le prince Menschikoff, voyant la garnison d'Eupatoria s'augmenter chaque jour et travailler avec ardeur à compléter les fortifications de la place , résolut d’en tenter l'attaque de vive force. Il envoya dé grands renforts d'infanterie au corps d'observation et donna le commandement de ces forces au général KlwoulelT.

Le Iti février,, les ttusses se concentrèrent aux environs d'Eupatoria. Dans la nuit, ils s'approchent de la ville et élèvent à environ 700 mètres un grand nombre d'épaulements couvrant leurs pièces d’artillerie. Le 17 février, vers si.x heures du matin, environ 00 pièces de campagne ouvrent leur feu contre toute la partie nord-ouest de la place. Après quelques minutes d'une vive canonnade, l’ennemi s’avance vers la gauche des Turcs; mais reçu par une fusillade nourrie et par les feux des vapeurs anglais Valorous et Viper, qui le prennent en flanc, il s'arrête et recule. Le général Khrouleff concentre alors toutes ses forces vers le centre et la droite des Turcs : il fait amener quelques pièces vers la droite, au nord du lac Sasik, puis forme les colonnes d'attaque à l'abri du mur d'un cimetière qui n'était qu’à environ 350 mètres de la place, et de là les lance de nouveau; mais foudroyés par la fusillade, pris de face et sur leur flanc droit par les feux de l’enceinte, et sur leur flanc gauche par ceux des v apeurs anglais Curaçao et F w tous, les Eusses s’arrêtent, tourbillonnent et bientôt se retirent en désordre. Une nouvelle colonne d'assaut, munie d'échelles et de madriers, u’a pas plus de succès que la première. Le gênerai Khrouleff ordonne la retraite; il est suivi par les Turcs qui sortent de la place pour harceler son arrière-garde.

Les Russes laissèrent dans les parties les plus rapprochées d'Eupatoria 45.1 morts qui furent enterrés par la garnison ; ils avaient enlevé leurs blessés et une partie de. leurs morts. Le rapport du général Khrouleff naccu.se pourtant que 500 hommes hors de combat. Près dé 300 chev aux russes restèrent sur place.

Le générai égyptien Sùlim-Pacha fut tué d’une balle à la- télé ■ inais les perles des Turcs furent moins grandes que celles des Russes : elles ne s’élevèrent qu’à 88 tués dont 7 officiers; 277 blessés dont 10 officiers; 70 chevaux d’artillerie tués et 18 blessés, et quelques Canons endommagés. Le détachement français a eu 4 hommes tués et 0 blessés.

— iw» — ;

Pendant h» premier» jours du mois de février, on s'est contenu*, «G**®* « «icm dans les attaques contre la ville, de perfectionner les tranchées exis- . tantes. Quelques travailleurs ont été employés à y construire des gradins et des traverses contre des feux des embuscades russes, à épaissir et exhausser les parapets, à déblayer lo rocher dans les parties qui n'avaient encore pu être suffisamment' approfondies, à eule- " ^ "

ver les neiges et les glaces, el à assurer l'écoulement des eaux.

. Le travail des mines se continue sans interruption, comme il est «,!*.» ■

indiqué PI. IX. Les mineurs cheminant en tète donnent à la galerie une largeur de 0”80 sur une hauteur égale à l'épaisseur de la couette • d'argile. Les auxiliaires, suivant à distance, déblaient lo roc inférieur et l'argile sur les cêlés, placent des rails en bois pour les chariots servant au transport des sacs à terre et posent des tuyaux en fonte provenant de conduites d’eau, pour amener en tête l’air chassé par deux ventilateurs placés au fond du puits. La vitesse maximum du travail a. été de 2*51), el sa vitesse moyenne de 2“1MI en 2t heures.

Dans la nuit du 3 au i février, la galerie de droite, arrivée à 1 K) é’riniuaiw ■mano mètres de longueur, est arrêtée par un camouüet de l’ennemi (</,) qui lue tes deux mineurs les plus avancés. On apprend ainsi que le mineur russe est averti de notre marche et se trouve en mesure de l'arrêter. D’après un rapport du prince Menschilvoff, c’est le 30 janvier que les Russes entendirent pour la première fois le mineur français. lies travaux exécutés » l’avance leur permirent de préparer aussitél vm camouflet. ■ . . .*•• •

, Le G févrief, vers huit heures du soir, avaut le lever de la lune, . x«*L‘ <i su r rs«r;<r. nue sortie russe se présente vers la gauche des Irauchées, mais l'ennemi se contente de faire quelques feux de peloton et se retiré.

foute idée de surprendre l'ennemi par les mines devant être abati- ->«•««« iu itfnw.. donnée, on forme le projet de pousser des rameaux sur les cédés des galeries pour se bien éclairer et ouvrir une suite de larges entonnoirs dans lesquels on pourra s'établir, vers le milieu de la dis-

■ *. • — Ntt —

. - ’■ lance qui sépare la 3*' parallèle de la contrescarpe du bastion du

. mât. Quelques fourneaux intermédiaires, convenablement disposés, faciliteront rétablissement des communications entre ces entonnoirs et la 3° parallèle. Mais avant tout, on juge indispensable de faire jouer un fourneau sous-chargé pour créer un obstacle à la marche de l'ennemi ; à cet elfet, on dépose en télé de la galerie de droite, un peu en arrière du point où le camoullet a été reçu, 5 barils contenant chacun 117 àilog. de poudre, en tout 185 kilog., et on entreprend un bourrage en sacs à terre. Le 7 février, à 5 heures du soir, • on donne le feu à ce fourneau : il produit un petit entonnoir a, et projette en dehors quelques blocs de rocher. On a commencé aus- . sitôt à le débourrer.

Le môme jour, on ouvre, pour l'exécution du projet qu'on a eh vue, les rameaux 1, 2, 3, 4 dans la galerie de droite, 5, G, 7, 8 dans celle de gauche, et on continue à y cheminer en avant.

\„i du ; jU s im„r. Les chefs de bataillon du génie Dumas et Masson, chefs d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 4GG travailleurs d’infanterie.

• On ouvre , sur 170 métrés, une tranchée qui, partant de la portion

de troisième parallèle à l'extrême droite , va envelopper en avant de fa batterie n" 35 les postes russes qui se trouvent sur le petit contre- . fort compris entre ic rav in des Anglais et le vallon qui longe la face gauche du bastion du mât. Cette tranchée, prolongée les nuits suivantes, fut communément désignée sous le nom de boyau lancé.

Le feu de la place , qui avait été très-faible dans les premiers - jours de février, est très-vif dans la nuit du 7 au 8, sans cependant nous causer de grandes pertes. -

L'ennemi, logé dans notre entonnoir a„ lé couronne et y travaille. s»u .s, s <u v ri.»»*. Le feu de la place a été encore très-vif de sept heures et demie à neuf heures et demie du soir contre la droite des attaques , pendant qu’une tentative de sortie avait lieu contre la gauche , du côté de la quarantaine. • •

. -t ht —

Les batteries ri"* vil et 32 sont prèles àètre armées.

Vers sept heures du matin, les Russes font jouer un fourneau [<l ,) j» s tomr. dans l'entonnoir qu’ils ont occupé pendant la nuit du 7 ; l'explosion détruit leur couronnement, et disperse, une partie de leurs chevaux de frise et a bâtis , sans nous faire aucun mal.

L’ennemi travaille dans son entonnoir dont il a réparé le couron- jmn>* j,i io amer.

Mrtie*.

nement. On voit s’accumuler, sur la contrescarpe du bastion du m;U,

. des (erres jaunâtres qui paraissent provenir de la couche d'argile dans laquelle nous cheminons nous-mêmes. Nos mineurs creusent " • *

des chambres aux extrémités de chaque rameau.

Dans la nuit, 10 éclaireurs, conduits par un sergent du génie, faii’duUiau «(«trio, vont faire une reconnaissance vers le bastion du mât. Par une fâ-> cheuse méprise, au moment où ils rentraient, les hommes de garde dans la portion de troisième parallèle en face de ce bastion ont fait feu sur eux et en ont blessé deux. Ces quelques coups de fusil ont attiré sur la troisième parallèle un feu vif de la place, qui a duré plus d'une heure. Vers deux heures . une sortie russe s'est avancée -, du cote du cimetière dé la quarantaine; mais , après une courte fusillade, elle est rentrée sans rien entreprendre.

Vers deux heures de l’après-midi , une bombe partie du bastion jourtw du 11 r;mr. du niât tombe sur le magasin de la batterie n“ 3 renfermant les fu- . nées de signaux ; elle met le feu à ces fusées, ainsi qu’à un baril de 100 kilog. de poudre. Cet accident n;a blessé personne; les dégâts sont peu considérables.

Le chef de bataillon NoCl et le capitaine du génie Goury, chefs d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 302 travailleurs d'infanterie.

On rectifie, sur une longueur de 1Ü0 mètres, la communication qui conduit de la batterie n”0à la batterie n° 11. On barre le grand ravin du fond «lu poil par un mur en pierres sèches, et on y construit quatre guérites pour les factionnaires avancés.

L'arlillcrie arme la baflerie n* 3i de 2 canons-olinsiers de 12. \uii.iu «s.» ir, wuvr

' • . in..

Jourtifc <l« 16 fhritr.

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Nuit ild IO*iH7 tfoftof.

Jointe* «lu 4 ‘J ttffitr.

Slm-rs

Vni «fuît nu tltaritr.

)ot*ttée 4i> 2î fwrter n

nuit Mimait*.

Nq>t 4a SI »ii U février.

t.À*tte batterie . -située en avant «lu centte delà troisième parallèle,

est destinée à agir contre les sorties. :

la* manque d’air oblige de réduire le nombre des travailleurs en tète de la galerie de gauche ; on a employé pour la ventilation des tuyaux de conduite d'eau en fonte, trouvés dans les environs, et leur diamètre trop petit ne permet pas d’utiliser toute la force des ventilateurs. On porte la dimension des rameaux à 0"D5 de hauteur sirr OHO de largeur. • . . ■ ■ > . . . ■ •

Le chef de balaillun Dubost et le capitaine du génie Bézial, chefs

d'attar|ue; deux brigades de sapeurs et 170 travailleurs d'infanterie. . .

On rectifie, sur 78 mètres de longueur, l’extrémité de la communication allant de la maison du clocheton à la grande place d’armes qui renferme la batterie n tl; cette communication était vued’écharpe par la batterie de la terrasse , dans la partie qui descend vers la place* d’armes. ■ *

Des déserteurs annoncent que l’assiégé fera sauter, la nuit prochaine, toutes les tètes d’écoute de nos mines, et qu'il a un rameau qui le conduit sons la troisième parallèle. On ne considère comme admissible que le premier avis, et on se tient sur Ses gardes.

Le chef de bataillon du génie Boissonnet, chef d'attaque; deux brigades de sapeurs et 110 travailleurs d’infanterie.

On prolonge de 25 mètres la place d’armes ouverte en avant de la batterie n* 35 (boyau lancé)'. . • * ’• * , •

Les Russes ont beaucoup tiré sur les batteries en construction; ils ont lancé des boulets ramés, des obus perrés de plusieurs trous en usage dans la marine, et des petites fusées qui ont été généralement à 800 mètres de distance.

Le chef de bataillon du génie Oatop, chef d’atlaqiie; deux brigades de sapeurs et 1 if travailleurs d'infanterie.

On ouv re une nouvelle communication entre un magasin à poudre

— ita— •

siüié il.ms le petit ravin débouchant au fond du port et la deuxième parallèle.

Le chef de bataillon du génie Dubosl, chef d'attaque; deux brf- ^-"t h.i îj »u isioiwr. gades de sapeurs et H»8 travailleurs d’infanterie.

On prolonge , jusqu'au bord de l’escarpement , la place d’armes qui couvre la balterîe n* 35; • ■

Noire mineur ayant entendu distinctement le travail des Russes, jo irm.-r.

on a donné ie feu à un camouflet (a,) dans le rameau 1 ; mais *• : 'r p

J’explo$ion, qui a repoussé le bourrage, ne parait pas avoir eu d’effet > ;

du côté de. l'ennemi. ‘ . • w

Les Russes envoient sur les batteries en construction n“ 25 et 25 W s«h * k n. ><■ v

wtl,

nue si grande quantité de bombes que le travail a dû être interrompu.

Dans les derniers jours de fév rier, les Russes travaillent à établir Tru"u ** *«■** une batterie en avaHt de la porte qui se trouve dans le mur crénelé entre le bastion central et le bastion de la quarantaine. •

Les pertes éprouvées par le 1" corps, pendant le mois de février. J" t" r»rt.*: s’élèvent à 68 tués dout 1 officier; 383 blessés dont 9 officiers; 15 disparus» en tout 166 hommes hors de combat. • . •

Le nombre des travailleurs employés aux tranchées et aux mines Nombre «le travajUems lies attaques de gauche , pendant le mois de février, a été de : •

7<» sapeursou mineurs et 8ii soldais d’infanterie par journée, ;

62 < • -r- 2111 — : par nuit.

Ainsi que nous l’avons déjà dit, une partie du 2' corps commandé «»«#« t*. «mu par le général Rosquet, fut chargée des travaux d’attaque à entre- ‘ F,iir,'r *?R5prendre contre le centre et la gauche des défenses du faubourg Karabelnaya. . * ;

Les premiers travaux furent exécutés suHe mont Sapoun, à droite ... du ravin du carénage. On avait commencé a établir, pendant l’hiver, divers ouvrages isolés sur le plateau où s’élail livrée la batailled'inkermanu. - *

— ISO —

J«mnm> .lu 41 fcvfur rl uuii stiivMiie,

'Ces ouvrages comprenaient : une redoute carrée , dite redoute du phare , placée un peu en avant de la route postale descendant au |>onl d Inkermann; une autre redoute semblable, dite grande redoute des Anglais, à gauche de la précédente; une batterie de 9 pièces, connue, sous le nom de batterie des Anglais et située à environ 180 mètres en avant de la redoute des Anglais; une grande batterie, dite batterie du fond du port , élevée en avant des ouvrages précédents. vis-à-vis et à 530 mètres environ du fond du grand port; enfin une grande place d'armes , dite anglo-française, qui se reliait par sa droite à la batterie du fond du port. Ces ouvrages furent complètement terminés dans le courant de février ; la redoute du phare le 25 , et la batterie du fond du port le 27. Ils avaient pour but d'assurer aux alliés la possession du terrain de la bataille d’Inkermann, entre le

fond du grand port et le ravin du carénage ; la batterie forçait en

même temps les bateaux à vapeur russes de se tenir plus éloignés dés

travaux qu'on allait entreprendre sur le plateau. Les Français achevèrent aussi en février la redoute Victoria commencée par les Anglais, à 000 mètres en arrière de la batterie Lancaslre, entre le ravin Karabelnaya et celui du carénage. Parmi les travaux importants exécutés par le 2' corps, nous citerons encore une roiite empierrée qui, partant du grand quartier général, passait derrière les lignes de circonvallation, coupait la route Woronzoff, et venait rejoindre la route postale qui traverse le champ de bataille d’Inkermann.

Les travaax d'attaque furent entrepris sur le plateau du carénage dans les premiers jours de février. L'artillerie commença bientôt après la construction d'une batterie (n" 1 ) qui fut plu» tard armée de 18 canons anglais du calibre de 82 et de 2 canons de 08 .

On élargit la parallèle du carénage qui avait été amorcée par les Anglais, et l’on ouvre, par parties, la communication qui doit relier celte parallèle avec la gauche de la place d’armes anglo-l’rau-

On continue les travaux île la parallèle et des communications en J^urn.-^ .in u im« .1

• tt'Jll sUIVdllll».

arrière. L'artillerie achève l'armement de la redoute du phare.

Pendant la nuit , 300 zouaves vont reconnaître les postes russes qui observent la droite de la parallèle du carénage. L'ennemi se relire très-précipitamment en essuyant quelques pertes : nous n’avons que 3 hommes blessés. •• ■

O11 perfectionne les travaux entrepris et on ouvre quelques nou- Joun^ .1.1 es w™ • 1

nuit lUtVdD'.C.

velles portions de la communication de la parallèle avec la place d'armes anglo-française. On fournit des travaiHeurs pour construire, à l’extrême droite de la 2’ parallèle des Anglais, la batterie de 8 pièces (n° 9) qui , ainsi qu’il a été déjà dit, devait croiser ses feux sur le mamelon vert avec ceux de la batterie française de 15 pièces (11° 1} établie sur le plateau du carénage.

On prépare, sur la droite de la batterie du fond «lu port, un épau- Juufnèt’ «lu 15 (t'vru'T rl

«U»l MlltilUll'.

lemciit eu retour pour deux pièces destinées à prendre des vues sur le pont d’Inkcrmann.

On commence à construire la batterie n° 2 située dans la parai- Suiiün 1 ; au as lèle du carénage, à environ 300 mètres à droite de la batterie n" l.

Celle batterie doit recevoir 0 mortiers de 0™27. L’artillerie amène

1 pièces anglaises de 32 lourd dans la batlerie du fond du port. Il ne manque plus, pour achever l’armement de cette batterie, que les

2 pièces de 18 qui doivent battre la chaussée d'Inkemumn. - Les généraux en chef avaient formé le projet de faire Ohlcxcr le

corps de G à 7,000 Russes dont le contre est établi à Tcliorgoun, et Tc{h«r!uV> , éolratêe pat qui observe la rive droite de la Tchernaya et les débouchés de la vallée de Balaclava. Le général Bosquet devait partir la nuit avec la division Bouat, une brigade de la division Camou, f bataillons de la division üulac et de la division turque, la cavalerie du général d’Allonville, î balttïries d'artillerie dont une à cheval, et une demicompagnie de sapeurs, afin d’être, au point du jour, en mesure do tourner l’ennemi en traiersanl le iront de pierre «le TraMir, et de

lé tuaaiais

INtirt tbiîi 3» $] février, ^.r» Hiishc» eop>4f<iiM.,irt ,» I Ja ' fl'dotfK

. — lôfi — .

lui couper su ligue de retraite. Le général Colin (Campbell commandait les troupes anglaises! qui devaient prendre part à cette opération. Les troupes françaises étaient prêtes à partir, et la 1" division s était déjà mise en route, ainsi que les troupes anglaises, lorsqu'une Violente bourrasque de v eut et de neigé qui s'éleva vers neuf heures dn soir vint rendre le mouvement impossible. Le général en chef 'dirt-l*? contremander. y

Les Russes commencent la construction d'une redoute sur le versant du mont Sapoun, à environ 850 métrés en avant de la batterie rr 2. Cet ouvrage fut appelé par eux redoute Sétinghinsk, du nom du légiinent qui l’exécuta. Les Français ne s'aperçurent de ce travail qu’à la pointe du jour; la fusillade s'engagea aussitôt entre les tirailleurs français et russes. -

Xaii«ir‘w»{6cvr.' Le chcf.de bataillon du geuie Masson, chef d'attaque ; i brigade ■ çie sapeurs et 270 travailleurs d’infanterie.

On ouvre deux communications en arriére de la batterie n” I , l'une de 90 mètres de longueur spécialement destinée à l'artillerie, l'autre de 215 mètres rejoignant la gauche de la parallèle.

Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, chef d'attaque; I brigade de sapeurs et 300 travailleurs d'infanterie.

On ouvre en avant delà batterie n" 1, sur 250 mètres de longueur, une tranchée destinée à remplacer la partie de la première parallèle occupée par cette batterie, et à protéger Celle-ci contre les atlacpies des Russes.' ; s . ■ ....

Dans la nuit, une attaque est dirigée contre, la redoute Sélinghinsk ù laquelle travaillent les Russes. Le général Majran est chargé de cette opération. Le général de Mouet commande les troupes d'attaque qui se composent de 2 bataillons du 2* régiment de zouaves, d'un bataillon d'infanterie de marine b, et d'un détachement de

N «R *J u il a h Î4 février.

lîlMjtir ih1 la redoute

v»v Os !»'«> fH’viteulpm-ul un l'Orclif tl»’ Ihmiiiio.

• : . — lôii — ■

troupe» du génie sous le» ordres du capitaine Yalesque. Deux bataillons, l’un du 6*, l’autre du 10' de ligne, sous les ordres direct» du général Mayran, forment la réserve.

, Ü’après les rapports russes, 9 bataillons concouraient à la défense de la redoute.

Les troupes d’attaque se mettent en marche à une heure et demie sur trois colonnes. Les deux bataillons de zouaves forment les colonnes de droite et de gauche. Le général de .Mon et est au centre avéc le bataillon d'infanterie de marine qui sert de réserve.

Grâce à une grande obscurité, la colonne de droite, conduite par le colonel Cler, des . zouaves, arrive jusqu’aux premiers postes des Russes sans être aperçue. Là, elle est reçue par un feu très-vif, mais les zouaves se jettent sur les Russes sans tirer, et marchent résolument sur l'ouvrage. La colonne de gauche, un peu retardée par les diOicullé* du terrain, traverse également les avant-postes. Au moment où ces deux colonnes «bordent les troupes qui couvrent h» redoute, le général de Monet, qui suivait le mouvement avec la colonne du centre, reçoit plusieurs blessures qui l’obligent à appeler le colonel Cler pour lui remettre, le commandement. Le colonel Cler revient sur la redoute et , réunissant tous les soldats qu’il trouv e sur ses nas, il renverse les gabions qui couronnent la contrescarpe, traverse le fossé en culbutant l’ennemi, et gravit le parapet. Mais l’ouvrage est rempli de troupes, et les assaillants qui ne sont pas tués sont rejetés dans le fossé où ils se voient bientôt entourés par les Russes arrivant de tous cotés. Le feu des batteries de la place, de la rive du port et des v aisseaux vient se joindre à celui de la inousqueterie qui converge sur nos troupes. Les projectiles lancés au hasard dans ce combat de nuit font, il est vrai, plus de mal à l’ennemi luimème qu'à nos soldats; mais jugeant qu’ils succomberont bientôt sous le nombre , le général Mayran fait sonner la retraite. Le colonel Cler qui, espérant des renforts, tenait dans le fossé, s’élance alors à

la tète de sa petite troupe, se fraie un passage, à coups de baïonnettes e.t de crosses , à traders les rangs de l'ennemi , et rejoint le reste des colonnes d'attaque qui rentrent dans les tranchées sans (Hre suivies.

Nos pertes lurent sensibles : elles s’élevèrent, y compris quelques hommes atteints peudant la jouruée du 215, à 80 tués dont i officiers; 180 blessés dont 15 officiers; 15 disparus dont 1 5 officiers. Le corps du génie eut particulièrement à regretter le capitaine Yalesque , dv>

' à l'ordre et nommé officier de la Légion d'honneur par le général en chef.' Frappé à la jambe par un boulet , il mourut trois jours apres. Les rapports russes accusent une perte de 65 tués dont 5 officiers, et 236 blessés. • ... : •••-. -,

La position sur laquelle les Husses venaient d'établir un ouvrage de contre-approche était habilement choisie. Cet ouvrage se trouvait . à 000 mètres de nos tranchées qui , creusées en partie dans le rocher, étaient encore bien imparfaites ; H était placé sur une croupe où convergeaient les feux de l’enceinte de la place, des bateaux à vapeur et dès batteries que l'eniienii avait déjà établies sur la rive nord du -port. La batterie russe du phare, armée de pièces d'un très-gros calibre, en battait les approches dans uue direction diamétralement opposée à celle des coups venant de la tour .Malakoff. On ne pouvait pas en déloger l'ennemi pour prendre sa place; car l'ouvrage, à peine ébauché, étant complètement ouvert du cèté «lu nord, on y aurait été. écrasé par les feux de l'artillerie russe. Il est à remarquer, en outre, que les communications de nos tranchées avec cet ouvrage ne pouvaient être établies que par un travail de longue haleine, car sur ces plateaux rocheux nous étions obligés d'aller chercher la terre au loin pour former les épaulements de nos batteries, et les vues d'écharpe \ de Ja batterie du phare et de la tour MalakotT obligeaient d’élever des parapets des deux cèles sur une bonne partie des cheminements;

Laltaqùe du 28 février fut faite de nuit, pour que nos trou]lcs n eussent pas h op à souffrir des feux d'artillerie qui allaient convor-

ger sur . On ne devait occuper l'ouvrage des Russes que le temps nécessaire pour renverser les gabions et mettre le désordre dans lés travaux? mais , comme il arrive souvent dans les sorties de • >* ' nuit, une portion de la colonne d'attaque s'égara et ne prit pas pmi

il l'action. Les deux bataillons de zouaves qui arrivèrent jusqu'il • .

l'ouvrage trouvèrent l’ennemi prévertu et très-supérieur en nombre.

Hs combattirent béatement, mais sans grand résultat.

" Le chef de bataillon du génie Dumas, chef d'attaque: une bri- *>*•*?.

gatle de sapeurs et 300 travailleurs d'infanterie.

On achève d’ouvrir la tranchée qui enveloppe la batterie n° I , et on rectifie, sur 100 mètres de longueur, la droite de la parallèle.

Les Russes ouvrent celte nuit six embrasures dans la redoute.

Sélinghinsk que le» alliés désignent sons le nom A’ourrage tlu ~2i férrier. Ils embossent cinq bateaux à vapeur et deux vaisseaux vers le fond du port , pour protéger cet outrage. ' * . .

Le chef de bataillon du génie Masson, chef d’attaque; une brigade de sapeurs et 2fl0 travailleurs d'infanterie. 1 -, ' •

On prolonge la première parallèle de 22 0 mètres sur sa droite . en infléchissant son tracé pour échapper aux coups qui partant de In batterie du phare.

Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent , chef d’attaque; nne brigade de sapeurs et 300 travailleurs d’infanterie.

On ouvré, à l’extrémité du retour de droite de la parallèle , une tranchée de 195 mètres de longueur, destinée à relier cette parallèle à des postes établi» sur la droite du contrefort du carénage; on éta- - • ’ blit en outre deux nouveaux postes pour couvrir ce cheminement.

On lance de la redoute Victoria 55 fusées dans la direction du J»™* <t»t- »«**.

port du Sud : on en a vu 7 éclater dans la ville et y allumer un commencement d’incendie que les Russes ont promptement éteint.

Le chef de bataillon du génie Dumas, chef d’attaque ; une brigade de sapeurs et 310 travailleurs d'infanterie.

(Jri perfectionne !a droite de la première parallèle, et on organise des embuscades devant son extrémité gauche.

."km *1 tttomr m i" Les Russes commencent une seconde redoute à environ 250 mètres

*0 SSwiî vô’ieïi^*1 en avant de la première et à 600 mètres de la parallèle française. Cet ouvrage, qu’ils nommèrent redoute Volhynie, du notndu régiment qui le construisit et l'occupa, fut désigné par les alliés sous le nom A' ouvrage du 27 février. Les deux redoutes furent aussi ap- » pelées ouvrages blancs, à cause de la couleur des terres de leur

• . parapet.' .

. ■ Le plan d’attaque des fronts de Malakoff, qui avait été approuvé

par les généraux en chef, reposait sur l’occupation du mamelon . vert , situé à 600 mètres en avant de la tour MalakoiT. Les ouvrages

construits par les Russes sur les Troupes dn carénage allaient rendre ce mamelon plus difficilement abordable; il y avait donc à examiner s’il ne convenait pas de se porter immédiatement sur le mamelon vert . ... . avant que les ouvrages du carénage fussent armés. La batterie Lancasli c , située à 1 , 100 mètres du mamelon vert, était le point le plus avancé où les alliés avaient pris pied entre le. ravin du carénage et - ■ ■ * celui de Karabelnava. A partir de cette batterie, on descendait en

pente douce vers la place, sur une distance d’environ 1,000 métrés;

, là se trouvait un col, à partir duquel le terrain se relevait en pentes très-prononcées jusqu’au sommet du mamelon. Toutes les reconnaissances qu’on avait pu faire sur ce terrain annonçaient qu’on n’j trouverait qu'une couche de terre très-mince et que mémo, sur , ’ - plusieurs points , le rocher affleurait le sol. Ainsi , en partant de la

batterie Laucaslre, située à 2,000 mètres des fronts de .Malakoff,

- ' on avait à cheminer sur des terrains qui , s’abaissant vers la place ,

ôtaient partout en prise à ses feux et dans lesquels les tranchées ne pourraient être creusées qu’avec les plus grandes difficultés. Les Russes avaient un poste d’infanterie sur le sommet du mamelon vert •et, pour se garantir des surprises . ils en avaient entouré le pied par

une chaîne de tirailleurs qui se tenaient embusqués derrière des abris en pierres sèches. En outre . ils avaient un poste plus en avant sur la berge gauche du ravin du carénage, pour surveiller tous les ’ ‘ • mouvements qui pourraient se faire dans ce ravin. Ouvrir des tranchées en partant de la batterie Lanraslre pour se rapprocher du mamelon vert, c'était annoncer l’intention de s’y établir et provoquer les Kusses à s’v fortifier. Il fut donc décidé que, pour le moment, il ne serait fait aucun cheminement en avant de la batterie I.ancaslre; que l'on établirait plusieurs nouvelles batteries contre les ouvrages du carénage, tout en poussaul le plus possible la construction des • batteries n° I des attaques françaises et n* 9 des attaques anglaise- < . de droite, et que si l'ennemi entreprenait la construction d’un ouvrage sur le mamelon vert, on irait en prendre possession de vive . force, pour y établir d’emblée une parallèle dont les communica- • •

lions en arrière seraient amorcées la même unit et continuées les nuits suivantes. . ■ '

Le feu de la place , contre les travaux exécutés sur le plateau du tyn»*» *•*«]•■ carénage pendant la seconde quinzaine de février, a été, eu général, très-faible et ne nous a pas causé de grandes portes. Les pertes du . '

2- corps, depuis le 13 jusqu'au 28 février inclus, s’élèvent à 87 tués * dont i officiers; 201 blessés dont 16 officiers; 15 disparus dont 3 officiers; en tout 306 hommes hors de combat. -

La moyenne du nombre de travailleurs erhplovés aux tranchées « * na-.iuu,- *

été de : . . - . ' ■ ' . , *

17 sapeurs et 855 soldats d’infanterie par jonruée:

22 — ■ 196 — * par nuit.

En joutant aux pertes du 2“ corps celles du 1" corps données plus haut, on verra que l’armée française a eu, dans le courant du mois de février, 155 tués, 587 bjessés et 30 disparus; en tout 772 hommes hors do combat.

mou di MK. L'insncrès de l'attaque d'Eupatoria parait avoir eu un grand rctêntlssement à Saint-Pétersbourg et avoir vivement affecté l’Emptv reur Nicolas, déjà fort malade. Peut-être n'a-t-il pas été sans influence. sur le rappel du prince Mensrlukoff, qui remit le commandement de l’armée de Crimée au général Ostcn-Sacken, le 2 mars, le jour même où l'Empereur Nicolas expirait à Saint-Pétersbourg.

Le prince Gortclmkoff II recul le commandement général des armées du Sud, comprenant celle, de Crimée et celle qui campait sur les bords du Dniester, en Bessarabie, en Podolie et en Volhynie, et qui était sous le commandement spécial du général Luders.

\lrv»f»ilre )| sfiiHr - L’Empereur Nicolas I” fut replacé sur le trône de Russie par son

:i NkoIü- 1. ■

lilR, Alexandre II. La diplomatie et l'opinion publique fondèrent sur . eel événement des espérances de paix : mais les conférences ouvertes » • à S ienne le 15 mars n'eurent aucun résultat et ne pouvaient guère en avoir, en face de dillicultés que la prise de Selmstopol pouvait • - * • seul»; faire disparaître.

. ' •? llans les premiers jours du mois de mars, le général Oslen-Sackcn

lit sortir de Sébastopol toutes les femmes qui s'y trouvaient. Le grand-duc Nicolas adoucit les rigueurs de cette mesure en faisant , remettre une indemnité à loutes les "femmes pauvres.

<n<ornni atrrnr. Dans !etf tranchées ■ françaises de l'attaque de gauche ^contre la , . Ville), on s'occupe, pendant 'tout le mois de mars, à réparer et ren-

. - forcer les parapets des tranchées, à pétarder le roc dans les parties

• . non encore arrivées à profondeur, à établir des gradins et des cré-

neaux dans les parallèles, et à construire des traverses contre les embuscades russes, notamment dans la longue branche du T. On travaille aussi, pendant tout le mois, à élever un mur en pierres sèches reliant la gauche de la ligne de contrevallation, près du lazaret, an J . fond de la baie de 1 1 quarantaine, : vers la fin du mois, on creuse une tranchée derrière re mur. .

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A dix heurt» du mutin, les Russes font jouer dans leur entonnoir i«nw |*iu «•» n«r;.

Bhw» (11. IX, I).

un petit fourneau (d,) qui ne nous Tait aucun mal.

On entend le mineur russe de tous les rameaux avancés 1 , 2, R) cl 1 1, où notre mineur chemine.

Un second ventilateur, qui vient d’ôtre établi dans la galerie de , ' -

droite avec des gaines en bois, donne beaucoup plus d'air que le premier ; il nous permet d'augmenter le nombre des attaques et d’ouvrir le rameau de communication 13.

Vers neuf heures du soir, les Russes font jouer coup sur coup J*uro« ■!« i »>.

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