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deux fourneaux qui produisent un entonnoir devant la face gauche du bastion du nuit, en arrière des abatis, et fort loin de nos attaques.
La place accompagne ces explosions (dont les entonnoirs ne figurent pas sur nos plans) d’une grêle d’obus cl de grenades qu’elle envoie sur les tranchées. Vers onze heures, l’ennemi fait un nouvel entonnoir (d,) devant la face droite du bastion dti mit. Ces explosions ne peuvent s'expliquer que par une bien fausse appréciation -des mineurs russes sur le point où en sont arrivées nos tètes de galeries.
Les Anglais commencent la construction d'unè batterie dé fi pièces Nuit ik li auliiudt-. n" 7) en avant de l’extrême gauche de leur troisième parallèle. Cette batterie concourra avec la batterie française n" 26 à battre le port du •
Sud et les défenses adjacentes. --
A cinq heures du matin, les Russes font jouer dans leur entoir- Mu.-, noir un fourneau (rfT) qui lie nous cause aucun dommage. Ils en- •'
>oient en même temps une grande quantité d’obus et de grenades sur les trailchées.
Plusieurs observations constatent que le travail fait à la pioche, '
dans notre couche d’argile, s’entend dans les rameaux à 30 mètres de distance,
Vers onze heur es du soir, on amène dans la troisième parallèle, <k V« s «u>».
■ devant le bastion du nuit, 2 petits mortiers qui lancent pendant la nuit Hiie vingtaine de bombes sur le glacis du bastion ; les batteries
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de la deuxième parallèle cherchait egalement à gêner le travail de F ennemi par des obus qui paraissent très-bien dirigés.
A une heure de l'après-midi, l’ennemi fait encore jouer un foor- .' ueau (rf,j qui ne nous atteint pas.
A cinq heures, l'artillerie commence à lancer de la rive Ksi de ta baie de Slrélitzka des fusées à longue portée 6ur le (tare aux voitures établi par les Russes entre le fort du Nord et le fort Catherine. Les fusées portent bien et jettent le désordre dans le parc dont les voilures sont emmenées à la lutte.
Le chef de bataillon du génie Noël et le lieutenant Delaboissiére, chefs d'attaque ; 2 brigades de sapeurs et 052 Irai ailleurs d'infanterie.
( >n ouv re à la sape volante, sur 200 mètres de longueur, une portion de place d'armes ou parallèle en avant de la troisième parallèle. . du côté du cimetière. Ou exécute en même temps une communication de 200 mètres de longueur, destîuée à relier la nouvelle tranchée à la troisième parallèle eu arrière.
A huit heures et demie du soir, les Russes ont fait d'une de leurs embuscades une pelile sortie probablement chargée de reconnaître le travail des assiégeants. Fuis ils ont dirigé contre les travailleurs un feu. vif qui a mis 110 hommes hors de combat.
Les Russes continuent à tirer activement sur les nouveaux travaux, que l'on est obligé d'interrompre pendant le. jour.
I ne forte explosion russe '(/„) a lieu à ciuq heures du matin ; les 'gaz ont pénétré dans h*s rameaux avancés, d'où notre mineur a drt être retiré pendant quelques instants.
Notre mineur a pousse la galerie de gauche jusqu'à 1)5 mètres de la troisième parallèle; il entend devant lui, et pour la première fois, le contre-mineur qui exécute un travail de pétardement.
Les terres jetées par le mineur russe sur la contrescarpe du bastion du màt augmentent continuellement et l'espace qu elles recou- , vrenl s'étend de plus èn plus vers les flancs; uous entendons d'ail—
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leurs le travail «le l'ennemi à 12 ou 15 mètres «levant cltacune «le nos galeries- Ainsi, aucun doute ne peut nous rester sur les prépa-, ratifs considérables que fait l'ennemi pour arrêter nos Cheminement* souterrains. ' , ,
Nous nous trouvons dans les conditions les plus défavorables pour r une guerre souterraine. Le mineur russe, bien établi dans la couche d’argile, est protégé par le banc de rocher supérieur contre les globes de compression. H s’approvisionne et s’aère plus facilement que nous, soit par le fossé du bastion du màt, soit par le dessus du glacis. Le point Où vont se rencontrer les mineurs étant plus rapproché *•
du fossé que de la troisième parallèle, si nous ouvrons des entonnoirs isolés, l’ennemi, soutenu par les feux de sa nombreuse artillerie, a plus de chances que nous d’en rester maitre. On ne peut espérer de former un établissement solide sur nos tètes de rameaux qu>u ' "V- disposant les fourneaux de telle sorte «pie leur explosion simultanée nous ouvre une vaste excavation, servant de quatrième parallèle, dans laquelle on pourra jeter une garde assez forte pour résister aux sorties de la place, même dans le cas où les communications en arrière, si difficiles à établir sur le rocher, ne seraient pas encore bien assurées. C’est totijours vers ce but que tendent les efforts de nos mineurs. Le capitaine du génie Pingault est particulièrement chargé de tout préparer pour mettre ce projet à exécution ; il a sous ses ordres les capitaines Berrier et Coste et les lieutenants de Longrayc et " . :
Mengiti, qui sont successivement de service pendant vingt-quatre • heures. •. , . .
Les chefs de bataillon du génie Caiop et Noël, chefs d’attaque; Su* j<i «v i>ib mtri. deux brigades de sapeurs et 7(17 travailleurs d'infanterie.
Un prolonge vers la droite, sur une longueur de 100 mètres, la tranchée ouverte dans la nuit du 8. On ouvre, sur 165 mètres, une nouvelle portion de la même tranchée à partir de la gauche du T.
Les extrémités de ces deux cheminements se trouvent à 200 mètres
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4'uiio do l'autre. Le terrain est de mauvaise qualité; au jour, on est ’ , * obligé d’évacuer les nouvelles tranchées qui ne sont pas encore te-
hables, Los Russes ont éclairé le travail par deux pots à feu, et ils ont dirigé sur les travailleurs, jusqu'à minuit, un feu très-vif de mousqueterie, d'obus et de mitraille. Nos pertes se sont élevées, ycompris celles de la journée du 14, à 11 tués dont I capitaine, et 34 blessés.
Kan su «• m («r-. Le chef de bataillon du génie Mangin, chef d'attaque ; une brigade • de sapeurs et 406 travailleurs d'infanterie.
On complète par une tranchée de 200 mètres de longueur l’espèce * de parallèle exécutée à la gauche du T. Celte nouvelle tranchée se ' trouve ainsi ouverte sur 050 mètres de longueur. Elle barre le ravin . qui longe le mur crénelé et par lequel les Russes font souvent des «orties, et elle forme une excellente place d'armes pour appuyer les cheminements que l'on doit entreprendre contre lp bastion centrai.
' Au commencement de la nuit, le l'eu de la place a été vif et nous a causa* quelques jiertes. Au jour, on a retiré là garde elles travailleurs de la nouv elle tranchée, où les boulets du bastion central ont ouvert |dusieurs brèches en renversant les gabions.
Sun,, nue. Vers dix heures du soir, une colonne de 5 à <110 volontaires russes, . . soutenue par des réserves, est sortie du bastion de la quarantaine pour attaquer la gauche de la contrevallation. Deux compagnies, l’une du 10” bataillon de chasseurs à pied, l’aulre du 2* régiment de la légion •• étrangère, restent immobiles dans là tranchée pour les laisser appro- . cher, et elles les reçoivent par une décharge à boni portant. Voyant : l'ennemi en désordre, nos soldats le chargent à la baïonnette et l’ac-
compagnent dans sa retraite par une fusillade nourrie. Dans cette sortie, qui fut repoussée en suivant les règles prescrites dans les sièges, les Russes, qui ne nous tirent presque aucun mal, laissèrent 20 cadavres entre nos mains. •
ïiowiri. X, %. î.. Un peu après minuit, l'ennemi fait jouer un fourneau id„). La