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lu mot' a pénétré dans notre galerie de droite qui n'a pas été endommagée, et nos mineurs n'ont pas même interrompu leur travail. • ' ' : . . ‘ ‘ •
A la pointe du jour, le capitaine du géniede Présorville est griè- tMisft-iu ie m>r-. vemenl blessé d'une balle au cou, dans la portion de la nouvelle tranchée voisine du T, où l'on est encore fort mal couvert. *
Vers huit heures du soir, trois détachements d’infanterie s'emparent des embuscades russes situées en avant de la même Iran- . • • . *
chée, entre le ravin -de la ville Pt le cimetière ; l'ennemi les abandonne sans résistance. On rase les quatre embuscades voisines . . .
du T. L’artillerie française fait pendant deux heures un feu soutenu de 10 obusiers et de 60 mortiers ; mais ce fen ayant cessé à une heure du matin, les Russes sont revenus dans leurs embuscades et -• ^ •
loti ont rétablies. - ' *. • -i •
Les rameaux 1 et 5 sont réunis. Dés que la transversale est ou- iomn* .. verte, il s’établit un courant d’air qui assainit les galeries et produit .une grande amélioration dans la position de nos mineurs. ..
Le chef de bataillon du génie Tholer. qui vient d’arriver de Franc', j«w**<iu** »«*.
• ,*ia i .s-.- /
prend ia direction du service des mines ; le capitaine Pingault servira . comme adjoint au commandant Tholer. - • • • ■ '
On entend travailler le mineur russe sur tout le front de nos che- ,
minements, et on se tient sur la défensive avec quelques fourneaux et des camouflets chargés et bourrés.
On entreprend six nouveaux rameaux, 26, 27 et 38 à droite, 2!>, r,«,.
* Minée.
30 et 31 à gauche; cinq d’entre eux sont destinés à recevoir des . "~
fourneaux dont l’explosion pourra faciliter la construction des rom- , .. munications qui devront joindre ia troisième à la quatrième parallèle. On continue les cheminements 6, 17, 25, 22, 18, 21, 2, et le A . ~
magasin 21. Ces travaux exigent beaucoup de monde : on emploie 80 auxiliaires d’infanterie pendant le jour, et 100 pendant la nuit : 20 de ces derniers sont occupés à jeter.- sur le parapet
.>'m» «tii ïî »u 13
Jwirn^ «lu © mar*.
Mute*.
ilf la troisième parallèle la grande quantité de terre qu'on tire des galeries. . . - • ‘ ' . ' ■ . ;
Les Russes ayant fait une grande sortie contre les attaques du faubourg Karnheluaya, le travail a été suspendu ; tout le monde se tient sous les armes. L'artillerie lance des fusées qui allument en ville un incendie vers lequel nos mortiers concentrent leur feu jusqu'au jour. Les batteries de la place n'ont presque pas répondu à ce feu.
Au point du jour, les Russes font jouer On fourneau (</,,) devant notre rameau 20 qui est remblayé sur la moitié de sa longueur par l’éboulement de ses deux parois d’argile ; le ciel de roc est fortement ébranlé aux environs. Ce rameau, terminé de la veille, était vide;
' l . personne n’est atteint.
lourroip ii. n mma - Le chef de bataillon du génie Dubosl, chef d’attaque; une bri-
nu 11 fdtVMU1, • ; ** -1
gade de sapeurs et 250 travailleurs de jour; 103 travailleurs de nuit. • ■ . ‘ ■ ' On ouvre sur 130 mètres de longueur, à partir du chemin qui passe
.derrière les batteries nM 30 et 31, une portion de la communication qui doit relier ces batteries à celle du fort génois (n° 37).
Tr».«ii .i» mw Pendant le mois de mars, les Russes ont travaillé principalement
y rn*l«ût lé nwiti «U Bin.
à élargir et approfondir les fossés du bastion central , à relier la li|nette Schvv artz à ce bastion , k établir devant les contrescarpes des masques surmontés de créneaux, espèces de chemins couverts, et à étendre et relier entre eux les ouv rages de contre-approche de la
quarantaine.
Au nord du port, ils ont continué le camp retranché qui s'appuie au fort du nord, et commence une uouvellc batterie couron-
nant un petit mamelon situé entre la tour maximilienne et le fort Constantin.
Les pertes du 1" corps ont été, pendant le mois de mars, de . 85 tués dont 3 officiers; 423 blessés dont 12 officiers; 5 disparus. N.»!»*, «t imaOWv» Le nombre de travailleurs employés aux tranchées et aux mines
FUlplW*. .
a été ou moyenne de:
80 sapeurs ou mineurs et 570 soldais d'infanterie par journé< 72 — 275 — par nuit. -
Mnip Ui 3 au 3 mnr-
Le chef de bataillon du génie Masson , cltef d’attaque ; une brigade <n»orr« »r dm»» de sapeurs et 500 travailleurs d'inlanteric. • Nul1 «*“ *• ïW3r‘
On prolonge de 321 mètres la communication entre la droite des attaques et la place d’armes anglo-française.
Les Russes travaillent activement à leur redoute Volhynie.
Pertes du 1" au 2 : 5 hommes blessés.
Le chef de bataillon du génie de. Saint-Laurent, chef -d'attaque; une brigade de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.
On achève la communication de la droite par l'ouverture d'une tranchée de 350 mètres de développement , aboutissant à la place d’armes anglo-française. On exécute en outre une communication de 80 mètres donnant accès à la batterie n* 3, et l'on commence trois nouvelles embuscades eu avant du retour de droite de la parallèle. . . . . . - i . •
Vers le milieu de la nuit, les bateaux à vapeur qui stationnent au . ' ' '
fond du port lancent 30 à 40 boulets et obus contre les travailleurs; ces projectiles ne blessent personne.
Au jour, on s’aperçoit que les Russes construisent une commune- . .... cation entre les redoutes Sélingliinsk et Volhynie.
Pertes du 2 au 5 r 4 tués; 2 officiers et 29 soldats blessés; 2 dis- * • parus. -, ... . y ■ .
Le chef de bataillon du génie Masson, chef d’attaque; une brigade N»» a» &»* de sapeurs et 500 travailleurs d’infanterie.
Ou ouvre , stu- une longueur de 60 mètres , ;t la droite de la batterie n" 3 , une tranchée destinée à recevoir les magasins à poudre de cette batterie. On transforme en place d’armes une embuscade construite la nuit précédente à l'extrémité dn contrefort, vis-à-vis de la station des bateaux à vapeur russes . et on ouvre, sur 250 mètres* ,
une partie de la communication qui permettra «l’aller it couvert à -cette place d'armes.
*roroi<f «BiK». \ six heures du matin, la batterie du fond du port, servie partes — ' Anglais, ouvre son feu : elle lance 36 boulets rouges et 31 obus
* ■ contre les bateaux à vapeur qui sont forcés de se retirer. Les Russes
ta contrebattcnt sans grand résultat, par les feux de plusieurs batteries établies sur la rive nord du port (celles dites du phare, celles de la r«*doute située plus haut, et la batterie dite en crémaillère). Ce combat d’artillerie cesse vers huit heures.
• ■*••••* Pertes du 3 au 6 : 4 hommes blessés.
Nuit «It» 0 ad 7 iMn. / Le chef de bataillon du génie de Saiirt-Latirenl, chef d'atla«iue; deux brigades de sapeurs et 813 travailleurs d’infanterie.
- Ott achève d’ouvrir hi communication avec l’embuscade de
l'extrême droite, qui doit être agrandie et transformée <m place d'armes. On ouvre aussi une nouvelle communication h l’extrême gauche de la parallèle, et on commence la construction d’un mur • • . barrant le ravin du carénage un peu en arrière de la parallèle , afin «te masquer la communication ?» traversée ravin aux vues du poste •• • russe établi sur sa berge gauche.
• ’ , Pertes du 6 au 7 : 1 tué ; 5 blessés. . '
NùU dw 7 iteta.* Le chef de bataillon du génie Dumas, chef d’attaque ; une brigade
• 1 - de sapeurs et 819 travailleurs d’infanterie.
! On prolonge de 18 métrés la face gauche de la place d’armes de l’extrême droite ; on continue la communication de gauche et le mur
• ' - de masque dans le ravin du carénage. A la fin de la nuit, ce mura
160 mètres de longueur sur 2*15 de hauteur.
Les Russes ont commencé deux branches d'une crémaillère qui, partant de la gauche de la redoute Volhynie, couronne à peu près le sommet du contrefort qui fait Tare i» relui de notre place d'armes. ’ . v
Vertes du 7 au 8 : t tuè. ; • : ' • . * '
Le chef de bataillon du génie Malcor, uheiduttaque; deux brigades de sapeurs et 821 travailleurs d’infanterie.
On prolonge la face gauche de la place d'armes de droite : on ouvre, sur la gauche de la batterie n" 1 , un boyau destiné à recevoir les magasins à poudre de cette batterie ; enfin, on construit une embuscade en gabions, à environ 90 mètres en avant du saillant de l'enveloppe de la batterie n* 1 .
Les Russes ont prolongé la tranchée à droite de la redoute Volhynie.-
- Pertes du 8 au 0 : 1 blessé . * »
Le chef dé bataillon do génie Masson , chef d'attaque -, deux bri» NmiAisWioW. gades de sapeurs et 700 travailleurs d’infanterie.
On perfectionne l’embuscade commencée la veille: on lui donne ’ deux petits flancs, et on ouvre, sur 180 mètres de longueur, une communication on zigzag. On termine cette nuit le mur qui barre le ravin du carénage. > .
Pertes du 0 au 10 : 3 blessés. '/•« \ ■?*., ’
Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, chef d'attaque; y.u une brigade de sapeurs et 838 travailleurs d’infanterie. . .
On creuse un fossé, devant la place d'armes de droite , qui doit être transformée en batterie (n« 0). Ou ouvre , à partir de l'embuscade, en avant de la batterie n- 1 , un boyau de 80 mètres de . jlongueur qui se dirige vers le ravin du carénage. ' yc; ; -
Pertes du 10 au 11 : 2 tués; 3 blessés.
Dès que les brouillards du matin se sont dissipés, on s'aperçoit imt/t+u «jri 8 que les Russes ont commencé dans la nuit, sur le mamelon vert, ta construction d'un grand ouvrage en terre; ils avaient entoure le ''
, ' . , lur U matnekné vcrL
plateau wpènm du mamelon d’un mur en pierres, sèclips, derrière lequel de nombreux travailleurs creusaient déjà un fossé. Les Russes appelèrent ce nouvel ouvrage redoute Knmlchutku, du non» du rfy gimpnt qui. y lut employé; les allies le désignèrent sous le nom fVontroge dumuitefOH vert. {Voir PI. VIII.) «• ./■ - '
tUi MMIirc 1 1 uteini lnu Vtrt A; i
et* L'occupation du mamelon vert par les Russes empêcha les alliés de prendre eux-mêmes possession do ce point important , comme ils en avaient l'intention, aussitôt que les batteries du carénage et la batterie n° 9 des Anglais pourraient ouv rir leur feu. Malheureusement, la construction des bail cries du carénage avait présenté de Irés-grandes diflicultés. Les tranchées creusées dans le roc donnaient des parapets en pierrailles facilement endommagés par les boulets de l’ennemi , et qui produisaient des éclats dangereux pour les hommes de garde. Pour renforcer ces parapets, les travailleurs sortaient des' . tranchées pendant la nuit et grattaient le sol pour couvrir lés pierres <i'u n peu de terre ; mais ces moyens ne pouvant suffire pour format • le coffre des batteries, auquel on était obligé de donner des épaisseurs inusitées pour résister aux pièces de gros calibre qui armaient la place, il fallait aller chercher la terre au loin et l'apporter dansdes sacs. Lu batterie n" R a dil être établie tout entière en relief au-dessus du sol , au moyen de sacs à terre. Le matériel qui venait de Kamicscb ou de Balaclava ne pouvait arriver qu'à grand' peine sur le plateau du carénage, et on n’en avait même pas en quantité > suffisante; il avait fallu, pour armer les batteries, mettre en commun les ressources des deux armées , ce qui avait bien des inconvénients. Enfin, le 10 mars, ou comptait que les batteries n° 1 du carénage et n" 9 des Anglais pourraient ouvrir leur feu très-prochainement, el on réunissait le matériel de sape nécessaire pour l'occupation de vive force du mamelon vert , lorsque les Russes , nous devançant de quelques jours , commencèrent à s'y retrancher. 1, Le commandant du génie demanda que, dès la nuit suivante, on sc portât sur le mamelon vert pour en chasser les Russes avant qui la s'y lussent l'ortiliés, et s'y établir à leur place. Le général en chef vint sur les lieux, elles ayant examinés avec grande attention, U fut IVappé des considérations suivantes : - ;
On proposait d'aborder lé mamelon vert avec trois colonnes P
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t une au centre, partant «le la batterie Lancastre et marchant a découvert, avait 1,-400 mètres à parcourir pour aller aborder l' ennemi sur un point qui n'était qu’à 000 mètres de la placer une seconde colonne, à droite, suivant le ravin du carénage, éprouverait peut-être de grandes difficultés pour monter la berge gauche de ce ravin , qui paraissait très-escarpée , et serait ensuite en prise aux coups des redoutes Sèlingliinsk et Volhynie ; enfin la colonne de gauche, qui devait suivre le ravin Karabelnaya, serait exposée aux feux d« grand redan {bastion n® 3), dès quelle déboucherait du ravin pour aborder le mamelon. On devait supposer qu’il s’engagerait sur le mamelon une lutte très-vive, et au jour, en admettant qu’on s’y fût établi, n'y aurait-il pas de sérieuses difficultés pour soutenir le» gardes des tranchées si l’ennemi faisait une grande sortie ?
C’est ainsi que chaque résolution qui était à prendre dans l’attaque de Sébastopol venait révéler toutes les difficultés de l'entreprise. U s'agissait ici de faire ce qui est ordinairement la première opération rie tous les sièges, c'est-à-dire de rejeter l’ennemi dans la place afin d’ouvrir une parallèle à fiOü mètres de son enceinte. Cette parallèle devait être établie sur un mamelon dont le revers se dérobait aux vues de La place; le terrain sur lequel on devait se porter n'avait qu’environ 1,000 mètres de largeur, et ii était limité des deux côtés par des ravins profonds dans lesquels on était presque partout à couvert ; l’ennemi ne pouvait pas déborder nos flancs en dehors de ces ravins, puisque nous y étions déjà établis-, et cependant l’ouverture de cette parallèle pouvait amener une bataille sanglante qui ne nous rendrait peut-être pas maîtres du terrain que nous voulions conquérir. C’est qu’en effet on n’était pas dans les conditions d’un siège, car on attaquait une armée libre de ses mouvements et assez forte pour livrer bataille dès qu elle jugerait que les circonstances du combat luiseraiént favorables.
Le général en chef décida qu’avant d’altaquei; le mamelon sur
lequel le» Russe» tortillaient, ou Itérait des approches en partant de la batterie Lancastre, pour se procurer un point de départ plus •' capproclié et un lieu où l'ou pùt tenir des réserve» à couvert. n«Mu <k> «■>»>.' Les Musses coutinueut à travailler à la lunette Kamtchatka pen- .
daut toute la journée du il -, ce n’est que vers trois heures de l’après- . midi, que la batterie anglaise n" 1) ouvre son feu. Trois pièces de la
batterie u” 1 du carénage, servies par des canonnier» anglais, ouvrent aussi leur feu contre lo nouvel ouvrage russe à six heures du soir, et le continuent pendant toute la nuit du il au 12; mais op • reconnaît au jour que les Russe» ont activement travaillé malgré
ce tir. ... v < . . . .« • ■
«* Pertes da 11 au 12 : à blesses. • ;
Mil 43 au h mari. Les chefs de bataillon du génie Malcor et Masson, chefs datta- • que; trois brigades de sapeurs et 1.000 travailleurs d'initmlerie. ouvert un j«‘ij (■• •> Le colonel Frossard prend toutes ses disposions pour ouvrir une vtnaot It matmSoi) vrrl. parallèle entre la batterie Lancastre et le mamelon vert. A Centrée de la nuit, il va la tracer lui-même, opération difficile sur un terrain qu’on ne peut pas approcher de jour, et où l’on n’a aucun point de repère pour se reconnaître pendant la nuit. \ ers dix heures du soir, tes travailleurs arrivent et ouvrent la parallèle sur près de MK) mètres de longueur. - ■ . •
Dans la même nuit, on entreprend aussi la communication en arrière, qui a 800 mètres de développement. Le travail n’est pas inquiété par l’ennemi, mais on est sur un terrain rocheux; au jour, la parallèle est à peine tenable et la communication est très-imparfaite;
- . cependant on y reste et on continue le travail.
Vers le point du jour, on prend possession d’un des contreforts de la berge gauche du ravin du carénage, formant en avaulde la droite de la parallèle un éperon d’où l’on plonge dans le ravin ; on com- • nrence, à la pointe de ce contrefort, la construction d'un petit
I uvsle qui prit (dus tard le nom de patleif* l’éptron.
• - tn- ; . .
U Chef de bataillon du génie de Saint-Laurent . chef d'attaque : J*™* <t« «•»»»•• une brigade de sapeurs et tÜ!) travailleurs d’infanterie. • ' t
Les Russes font un feu très-vif au moment où on relève les travailleurs. On améliore la parallèle et on la couronne de sacs à terrer on améliore aussi la communication en arrière et on la prolonge •
jusqu'au petit ravin qui descend de la batterie J /m castre dans le ràvin du carénage. - ’V ’
- Pertes du 12 au 13:2 tués ; 8 blessés. line brigade de sapeurs et 1,027 travailleurs d’infanterie. *»' **•“ *4 “r*> *
On prolonge la parallèle ouverte la nuit précédente de .180 mètres à sa gauche, et on établit une embuscade en avant de la partie la plus saillante. •
Les Russes, de leur cùlê, ont établi dans la nnit deux embuscades a environ 130 mètres en avant de notre parallèle; dans ta matinée du 1 1, un coup de feu parti de l’une de ces embuscades blessé mortellement le capitaine du génie Guilhot.
Perles dn 13 au. 14:2 tués; 21 blessés ; 1 disparu. * v. *
Le chef de bataillon du géuie Dumas, chef d'attaque; une bri- K«u .tu «ju h m.r.. • gade de sapeurs, et 1,015 travailleurs d’infanterie.
• Un peu avant la nuit, les deux embuscades russes qui se trouvent un ayant de la parallèle sont enlevées par deux détachements du 100* de ligne. On trace en gabions une place d’armes destinée à . •
rdjer c.es embuscades, mais on est forcé de renoncer à l’exécuter, l'ennemi étant revenu en force au moment où l’on y plaçait les travailleurs. Les Russes reprennent les deux embuscades et eu çonstruisent même trois nouvelles sur leur gauche.
A la gauche de la parallèle, on ouvre sur 200 mètres de longueur une communication en arrière pour descendre dans le ravin Kam- ■ • . helnaya, où l’on a commencé une coupure;. h la droite, on la prolonge .vers le ravin du carénage au moyen d'une tranchée dé 130 mètres do développement. Dans la partie centrale de la parallèle, ou
commence la construction de cinq traverses tournantes, nécessaires pour se. défiler des \ues du bastiôn du raàt qui, quoiqu’il soit fort éloigné, pourrait envoyer dans celte direction des coups dangereux.
. On se consolide dans le poste de l’éperon, xwrao iis ta mt*. Le chef de bataillon du génie Malcor, chef d’attaque ; deux bri- .’ gadcs de sapeurs et 4,185 travailleurs d’infanterie.
Au point du jour, les bateaux à vapeur russes et les ouvrages du plateau du carénage (redoutes Sélinghinsk et Volhynie) dirigent un - v feu très-vif contre le poste de l’éperon. Le mur en pierres sèches est promptement endommagé et les éclats blessent un assez grand nombre de travailleurs. Les Russes se disposaient à reprendre cette position ; mais les travailleurs, soutenus à temps, sè maintiennent et établissent même sur la gauche un nouveau poste avantageusement situé dans un pli de terrain. . ' ' •
'Vers la chute du jour, cinq détachements du 8* régiment de zouaves, composés chacun de 10 hommes commandés par nn officier,
/ t*t accompagnés de quelques sapeurs sous les ordres du lieutenant * ’ Mandagout, se portent eu avant de la gauche de la parallèle sur les
* embuscades russes dont les défenseurs se retirent au pas de course.
line vire fusillade part de la redoute Kamtchatka cl de la ligne de petits postes établie en avant; à ces feux se joignent ceux du canon de la place. Néanmoins les sapeurs détruisent les embuscades.
Pertes du 14 au 15 : 15 tués dont 1 officier; 25 blessés dont 1 officier; 1 officier disparu.
>»n ai te » «s n»>. Tne brigade de sapeurs et 1 ,265 travailleurs d’infanterie.
On prolonge de 60 mètres la droite de la parallèle vers le ravin du carénage. A la gauche, on ouvre une communication en arrière, dans le fond du ravin Karabelnaya, et on débouche en avant de ta parallèle par deux boyaux placés sUr le versant droit de ce ravin.
Malgré la fusillade que l'on a dirigée pendant la nuit sur l’emplaœment des embuscades démolies, les Russes sont parvenus à en ré-
paref quelques-unes, et ifs pn ont construit deux nouvelles plus en • • arriére. ' ’ v”
A t'attaque du plateau du carénage, ou commence à creuser une , ■ *
tranchée-enveloppe destinée à protéger la batterie n° 0 en construction ; on établit une nouvelle embuscade en arrière, dans le ravin qui descend au fond du port. . ’ ‘
le chef de bataillon du génie Masson, chef d’attaque ; une hri- *> <« a»™, gade de sapeurs et 1,200 travailleurs d'infanterie. ' ' .
On perfectionne les travaux entrepris. Notre artillerie oblige les Russes à évacuer les deux nouvelles embuscades d’où ils tiraient sur le cheminement de gauche ouvert dans la nuit.
Une brigade de sapeurs et 721 travailleurs d’infanterie. ' Xmi su ie au n «an
On prolonge de 50 métrés le cheminement en avant de la gauche de la parallèle. On s’empare de nouveau des embuscades russes, mais on n’a pas pu les démolir complètement. Les Russes sont revenus les occuper; ils les ont remises en parfail état ét en ont construit deux nouvelles.
Pertes du 16 au 17 : 1 blessés. ' • • ■
Le chef do bataillon du génie de Saint-Laurent, chef d’attaque ; Suit lia 17 an 14 mac^deux brigades de sapeurs et 700 travailleurs d’infanterie. - Pour que l’on puisse eontinqer le cheminement de gauche, il est *’ .wi-nvu. nécessaire de se rendre maître dé deux embuscades russes fort rapprochées. Ces embuscades sont rapidement enlevées par deux compagnies du 3' régiment de zouaves; mais un quart d’heure après, les Russes, sortant de la redoute Kamtchatka aux cris de hurrah ! reprennent l’ offensive', s’emparent des embuscades et viennent même attaquer la tête du cheminement, où ils jettent le désordre parmi les travailleurs. La garde de tranchée a vigoureusement repoussé les Russes, mais cette affaire nous a coûté une quarantaine d’hommes . : ' "
hors de combat. " : " •' ' ' “ r :
Le travail n'a pu être repris qu'à deux heures du matin ; on eon-
. . solide la létc du cbçminciftçm qui ast tracé en crémaillère, et on y . • construit un nouveau crochet en posant des gabions que l’on rem-
1d*t de sacs à terre. A la droite de la parallèle on ouvre, sur 250 mè- . ,rus' u,le commwdeatiop dirigée vers le poste do l’éperon : en même
temps, °n amorce celte communication sur 20 mètres en partant de, ce poste, ii 70 mètres duquel on établit, en outre, une nouvelle ero- „ „ buscade. . - ‘
Cette nuit, les Anglais ouvrent la troisième parallèle de leur al- • • laque de gauche. . ;. . • • , j • .
Dans la matinée du 18, le lieutenant-colonel Vajssier, du 82e de ligne, est tué en conduisant lui-mème quelques hommes de son ré- , - • * gimènt pour renforcer le poste de l’éperon, dont, la communication
était encore iucomplète.
Pertes du 17 au 18 : fl tués dont 2 officiers; (Il blessés . donl 7 officiers; 15 disparus dont 1 officier.
Nui ou ts m I» mm. Le chef de bataillon du génie Dumas , chef d'attaque ; deux brigades de sapeurs et 629 travailleurs d’infanterie.
' Otl achève d’ouvrir, sur environ 200 mètres, ce qui restait a faire *. .. • • polir compléter la communication de la droite de la parallèle avec le
poste de l'éperon. On termine l’embuscade commencée la veille, el ” •’
' •* o". construit deux nouvelles entre celte dernière et la parallèle.
’• On achève de prolonger la parallèle jusque dans le ravin du • carénage par un dernier boyau do 125 mètres de longuour. Le ' . . . cheminement de gauche, en avant de la parallèle, est prolongé de '
23 mètres. \ ,
• .. Les Russes ont beaucoup travaillé à la redoute Kamtchatka,. et ils ont relié par ut» épaulement en terre rapportée les cinq embuscades établies devant la gauche de la parallèle. . .
iMfnfr ii« (9 iti»r«. Les Russes perdent le contre-amiral Istominc, clief de l’uni' des deux sections de défense du faubourg Karabelaaya; il a été atteint par un boulet en inspectant les travaux de défense. On voit
l'ennemi travailler « une caponnièrè descendant de la redoute Kami- ~ chatia vers l'ouvrage AfalakOfT. ' V v
Le chef de bataillon du génie Malcor, chef d’attaque; deux bri- ÎNurt dtl 19 du iO (Dite.
g*ëes de sapeurs et 7d2 travailleurs d’infanterie.
Le terrain sur lequel on chemine est presque entièrement dépourvu de terre végétale; îl faut enlever les couches de roc à la pince ou à ta poudre, et former le parapet des tranchées en raelant le sol en avant et en arrière, ou avec des sacs à terre. Vers le milieu de la * parallèle , on rencontre une veine de terre qui va droit sur la place; quoique cette direction soit peu favorable pour un cheminement , on y débouche en sape double , et on fait pendant la nuit trois portions de sape debout et trois crochets formant traverses. On se trouve ainsi porté à environ 60 mètres en avant de la parallèle.
On prolonge le cheminement de la gauche par un boyau dé 20 mètres avec deux petits crochets. '
: Pertes du 10 au 20 : t blessé. - ■ * ’ .
• Le chef de bataillon du génie Masson, chef d’attaque; deux&ri- nmia M gades de sapeurs et dil travailleurs d’infanterie. • .
•' On avance de, 44 mètres h la sape double centrale; on prolonge de 18 mètres le cheminement de la gauche et oir y fait un Crochet.
Sur le plateau du carénage , on ouvre les boyaux de Jonction dé l’enveloppe de la batterie n* (> avec la grande communication en • arrière. ... ’ ■* ’ '■ 1 . ••
Le* Russes achèvent la construction et l’armement de la redoute /«m* jnr&rs. Kamtchatka. . % ; ■’>•. t .♦»*.' • •
•’ Lo chef de bataillon du génie de Sainl-Laorent . chef d’attaque ; » nttu».
une brigade de sapeurs et 528 travailleurs d’infanterie. 1 ’
Le cheminement en sape double est prolongé dé 1 10 mètres vers la place, au moyen de sept branches d'environ iü mètres de longueur, reliant autant de crochets. >•.
An cheminement de gauche, qui est toujours très-diûicjle sur lui
" roc presque nu, on prolouge la petite place d'armes, à la gauche de la quatrième branche, jusque vers l'escarpement du ram. On dè- . ; . bouche du crochet extrême en se dirigeant vers le milieu de l’inter-
valle compris entre les deux embuscades les plus Voisines, qui sont à 50 mètres tout au plus. Ou |>ose, à cet effet, 12 gabions de chaque côté , on les remplit et on les couronne de sacs à terre, sans creuser de tranchée. On amène un gabion farci de laine pour marcher de • jour eu sape pleine ; mais les Russes s'aperçoivent du moav ement des sapeurs qui roulent le gros gabiou, et ils entretiennent, pendant ■ •• ’ un quart d'heure , un feu de deux rangs très-vif auquel la garde de
traiicbéc ue répond pas. Cette fusillade s'est renouvelée quatre fois,
, à chaque nouveau mouvement des sapeurs , et ce n’est qira trois heures du matin que le gabion farci a pu être mis en place; on a encore posé six gabions jusqu'au jour. Alors les trois embuscades qui gênaient le plus le cheminement ont été enlevées par trois détachements du 3' zouaves, de 15 à 20 hommes, commandés chacun par un officier. Les Russes ont abandonné du même coup les autres embuscades de la première ligne. Le colonel Frossard a été contusionné à la jambe par une balle, an moment de cette attaque.
; Fendant les trois dernières nuits , l’artillerie de la place ua presque pas tiré, les Russes craignant sans doute de provoquer notre feu ; . pendant l'armement de la redoute Kamtchatka. ' .
• . * Pertes du 21 au 22 : 2 blessés.
J{>tjrfrfe4ii it mai*.
la; chef de bataillon do génie Dumas, chef d'attaque ; une brigade de sapeurs et 1 ,033 travailleurs d’infanterie. ,
Au cheminement de gauche on avance d'environ 10 mètres. Ce travail a été fortement contrarié par tes feux croisés de l'artillerie du bastion n° 3, de l'ouvrage Malakoff et de ta redoute Kamtchatka, qui a ouv ert son feu ; il j a eu 1 sapeur tué et 7 blessés.
En tète de la sape double centrale oh amorce une place d'armes à droite et à gauche. -’v-’
Une brigade de sapeurs et 514 travailleurs d'infanterie. **
Dés l’entrée de la nuit On commence, à la gauche, à retourner unn* mt» m«. les trois embuscades russes contre la place , et à les relier par une gabionqade rattachée à la tôle du travail de la journée ; niais ces travaux sont interrompus par une grande sortie que l'ennemi fait contre nos tranchées, avec des forces que nous avons évaluées à 14 bataillons. * ■ • •
D’après les rapports russes, cette opération avait ôté confiée an général Rhrouleff. La colonne principale, dirigée contre les Français, se composait de 11 bataillons du 44“ équipage de la marine et d'un détachement du 35" équipage. Deux autres colonnes se portaient sur les tranchées anglaises : l’une, de 4 compagnies de volontaires grçcs . en costume albanais, avec 2(10 chasseurs, sur la parallèle des attaques de droite: l’autre, de 4 à 500 hommes, sur les attaques de gauche.
Les Français avaient 500 travailleurs d’infanterie répartis sur divers points, et la garde de tranchée se composail.de 4 bataillons:. ** deax du 3* régiment de zouaves , dans la paràlfèle : un du 11* de . ligne, en réserve dans le ravin du carénage: le quatrième, des grenadiers de la garde, beaucoup plus en arrière, -à la batterie Lancastre. Ces troupes étaient sous les ordres du général d’Autemarre, de service à la tranchée. .
Vers dix heures du soir, les Russes dèboucbenl des deux cèles du mamelon vert; une fusillade très-vive s'engage et nous force à suspendre le travail. Le cheminement de-gauche, que nous poussions si péniblement dans un terrain de roc, était gardé par deux compagnies de zouaves ; le chef de bataillon du génie Dumas y court pour Caire prendre les armes à ses travailleurs. C’est, en effet, sur ce point que se porte le plus grand effort des Russes. Vers onze heures, ils se précipitent sur ce cheminement que les zouaves et nos travailleurs défendent avec une grande bravoure: le commandant Dumas y est tué. L’ennemi s'empare des tètes de sape, elles zouaves, qui ne peu-'
vent pas tronver place dans les tranchées en arrière , rentrent dans la parallèle dont ils masquaient les feux. L'attaque des Russes se porte alors sur la parallèle , dont la garde a été renforcée par J’arrivée du bataillon qui était en réserve dans le ravin du carénage ; mais, malgré leur grand nombre , il leur est impossible de la forcer : tous ceux qui en franchissent le parapet sont tués sur place. Le colonel Janin, du 1" zouaves, est blessé dans cette lutte opiniâtre. La colonne russe, repoussée de la parallèle française, se rejette sur sa droite dans le ravin Karabelnaj a, arrive de l'autre côté de ce ravin, et entre dans la parallèle anglaise qui était mal gardée et sur laquelle s'étaient aussi portés les volontaires grecs: cette parallèle * étant plus reculée que celle des Français , l’ennemi prend d’écharpe et de revers, par-dessus le ravin, toutes nos gardes de tranchée, et leur fait éprouver des pertes ; mais l’obscurité ne lui permet pas de juger des avantages de cette position , et la confusion règne évi- . demmcnt dans ses masses qui se groupent sans prendre de direction. De son cèté , le général d’Autemarre, qui ne peut pas juger non plus des projets de l'ennemi, n’engage pas le bataillon de la garde impériale, sa seule réserve, qu'il a fait avancer pour l'avoir sous la main. Après avoir renversé des gabions dans la parallèle anglaise et bouleversé notre tète de sape, l'ennemi se relire emportant ses blessés et une partie de ses morts, dont il laisse un grand nombre devant la parallèle française. Les Français poursuivent les Russes; mais ils sont bientôt arrêtés par l’artillerie delà place qui, dès qu’elle peut rouvrir son feu , couvre le terrain d une grêle de boulets et d’obus.
A la sortie de droite, les Russes, après avoir traversé le ravin du laboratoire, pénétrèrent un moment dans la troisième parallèle de l'attaque de gauche des Anglais, où ils tirent quelques dégâts et enclouèrent un mortier; mais repoussés bientôt par la garde de tranchée, ils rentrèrent dans la place. ••
Celte sortie, la plus forte que les Russes aient tentée pendant
l’hiver, n’eut pas le résultat qu’ils en attendaient, car les dégâts qu’ils tirent dans les travaux des alliés furent insignifiants, et elle leur fil éprouver de grandes pertes. Le rapport du prince Gorlohakofl annonce 387 tués dont 8 olllciers, et 1 ,003 blessés dont 21 officiers, en tout 1,390 hommes hors de combat.
La perte des Français fut d'environ 000 hommes hors de combat ; celle des Anglais fut beaucoup moins grande. ■
An cheminement central, quoique le travail eût été interrompu pendant la sortie, on ouvrit uno nouvelle branche de 12 mètres de longueur en avant de la place d’armes amorcée, et on prolongea celle place d’armes de 132 mètres sur la- droite, en se dirigeant vers • ’
la deuxième des embuscades précédemment établies par les chasseurs.
Vers le matin, on commença à réparer les dégâts faits par les Russes dans le cheminement de gauche dont les tètes de sape avaient été complètement rasées. » ■ • . ■
Perles du 22 au 23 : 182 tués dont 13 officiers, parmi lesquels le chef de bataillon Banon du 3* zouaves ; 373 blessés dont 12 offiders ;
50 disparus dont 2 officiers j en tout 011 hommes hors de combat. /
Bans la sortie du 22 mars, les Russes avaient été reçus par nos soldats avec une grande bravoure. Ils devaient s’y attendre, mais iis n’avaient pu prévoir que la partie de la parallèle anglaise qu’ils allaient attaquer ne serait pas gardée. Cependant, malgré celle circonstance favorable, les efforts de leurs onze bataillons de troupes choisies étaient venus- se briser contre la résistance de trois bataillons français. Ces faits viennent à l’appui de l'opinion généralement ...
admise que les sorties de nuit ne doivent ètro faites qu'avec peu do monde. Quand Mnc sortie de nuit très-nombreuse est portée à une certaine distance, comment diriger les troupes? Les soldats mar- • .
client sans voir le but qu’on veut atteindre; pendant le combat, ils ne peuvent pas juger du résultat obtenu, ils sé désorientent et finissent •
tW) —
souvent par liror les uns sur les autres: enfin les moins braves profilent de l'obscurité pour se retirer du combat.
Il n’en .est pas de même dans une sortie de jour, et c'est ici le moment de faire remarquer que les di dieu liés et les dangers que présentait l'attaque de Sébastopol surpassaient de beaucoup ceux qu'on rencontre dans un siège ordinaire : nous ne voulons parler ni de l'armement gigantesque de la place, ni de ses approvisionnements inépuisables, mais seulement de la force relative de la garde de tranchée et de l’armée assiégée.
Yauban dit qu'avant iui on estimait qu’il fallait que l'armée assiégeante fût dix fois plus forte que l’armée assiégée, mais que de son temps on n'hésitait pas à attaquer une plaee à six ou sept contre un, parce que les sièges avant moins de durée, on peut, avec ce nombre, arriver sans trop de fatigues pour les troupes à fournir une gardé de tranchée égale aux trois quarts de la garnison et suffisante par conséquent pour repousser les plus grandes sorlies que peut faire l’assiégé. , ■ ’ ...
Or. à Sébastopol, la garnison était habituellement de 40,000 hommes, et elle pouvait être doublée à un moment donné, puisque l'armée de secours communiquait librement avec la place. D'après la règle ordinaire, il aurait donc fallu que ta garde de tranchée fût tous les jours d'au moins 30,000 hommes, condition bien impossible à remplir, car indépendamment des trav ailleurs à fournir tous lesjours pogr les tranchées et les batteries, et des gardes nécessaires pour les lignes de circonvallation, il fallait des travailleurs (tour la construction des routes, des hôpitaux, des magasins, pour le déchargement . et le transport des vivres, du matériel et des munitions, et pour la confection et le transport des fascines et des gabions qu'on allait faire au delà de Balaclava.
C’est en ne laissant presque pas de repos au soldat qu'on arrivait à fournir pour la garde de tranchée (rois ou quatre bataillons ÿ char
cune de nos attaques qui, séparées par do grandes distances et des ravins profonds, ne pouvaient pas se secourir mutuellement. G*s batteries formidables qui pendant le siège ont causé de si grandes pertes à l’armée russe sur laquelle elles concentraient leurs feux, n'étaient défendues que par 2,000 ou 2,500 hommes, et le gros calibre du canon de la place avait forcé les alliés à rejeter leurs camps à des distances telles que si les Russes avaient fait Une grande sortie au point du jour, ils auraient eu tout le temps de refouler la garde de tranchée et de détruire nos batteries avant qu’on eût pu réunir „ des troupes de secours et les amener sur le lieu du combat. Quoiqu'on eût cherché à remédier à ce danger en plaçant quelques troupes de réserve dans des plis de terrain entre les tranchées et les camps, nous étions cependant exposés tous les jours à voir uos batteries attaquées par des forces décuples de celles qui les défendaient, • •
Les divers travaux de fortification et d’armement exécutés par les 'Russes pendant le siège seront incontestablement admirés ; mais il n’en sera peut-être pas de même de leur système de défense. Une vaste tête de pont offrant des débouchés faciles, armée de 1,500 bouches à feu et très-bien fortifiée, mais dépourvue d'escarpes, ne nous parait pas devoir être défendue, comme l’a été Sébastopol, d’après les règles admises pour une place investie. De grandes sorties faites de jour auraient rendu le siège impossible ; il n’en a été fait qu’une seule, celle du 5 novembre 1854, mais elle n’était pas trèsnombreuse, et il est à remarquer surtout que l’attaque a eu lieu à dix heures du matin, pendant la bataille d’Inkermann, alors que le général Forey se tenait sur ses gardes avec toutes ses troupes <‘>
(l) Voici cc qu'on trouve ii ce sujet ilarr- ConuonlXinfiie ait chapitre VI du méuonai pour l'attaque de; places : ' ] '
» tes attaques Otant résolues, le ponéraléèple les gardes de la tranHiée . savoir, l’inlïn-
Suit l'ü 23 au 24 mars.
Le chef de bataillon du génie Malcor, chef d’attaque; une bri- . gadc de sapetû-s et 5110 travailleurs d’infanterie. '
On continue le cheminement en sape double ; on prolonge par 9a gauche la place d’armes qui protège ce cheminement, et on la rattache par sa droite à la deuxième embuscade. A la gauche, on continue les travaux de réparation, et on prolonge la place d’armes de gauche jusqu'au ravin Karabelnaya. •
Le feu des embuscades russes étant constamment très-vif, on lance, au point du jour, 30 tirailleurs algériens avec deux officiers contre celles qui sont le plus rapprochées de la tète du cheminement . de gauche : deux de ces embuscades sont enlevées, ■' - * ' .
Perles du 23 au 44 10 tués ; 20 blessés dont 2 officiers. v . j «irait ou u mu. gur |„ demande du général Osten-Sacken, il y eut suspension d’armes, de midi à trois heures et dèmie, pour l’enlèvement des morts restés sur le terrain à la suite du combat de la nuit du 22 au 23. suii .lu 44 .U 45 nu». Le cher de bataillon du génie Masson, cher d'attaque; une brigade de sapeurs et 617 travailleursd'infanterie. a'
On prolonge de vingt-cinq gabions la place d'armes du chemiRe- * • * ment de gauche, et de dix-huit gabions la. tète de ce cheminement.
On prolonge lai place d’armes en tète de la sape double centrale de 30 mètres versla gauche et de 60 mètres vers la droite. •;>
• Pertes du âi au 25 : 2 tués; 7 blessés dont 1 officier. <■
• - * •• ? •'♦J if.
H’iic, «ut le pied tlclrt* au uioius aussi forte que Ici trois quarts de U g%rniaou, et kicavalerie d’un, tiers plus nombreuse que collede la place Il est des cas extraordinaires
• qtà n'ètitrenl point dans les pnneipes orifina in*, eonimê, par exemple, lorsqu'il y a une armée entière renfermée dans une grande plaoo assiégée, qui présente nue vraie bataille à une garde de tranchée qui lui est inférieure en force, Un semblable siège n'est pas raisonnable et doit être tourné en |ilocus : ainsi, nous laissons Jt d'antres de semblables dit-
« sériations, et nous nous renfermons dans les cas ordinaires, où nous ne verrons jamais de sorties sur une première parallèle portée à la distance de 300 toises de la palissade, lors-’ qu’elle est «établie selon les lions principe* de l’art, on 'du^uuiiqs ces sorties seront toujours • . très-mahraitées. *
Le chef de bataillon du génie, Fabre, chef d’attaque-, une bri- iu senurs.
gade de sapeurs et 667 travailleurs d'infanterie. • ;
Au cheminement de gauche , on prolonge ta place d’armes jusqu'au fond du ravin Karabelnaya , et on commence , sur 30 mètres de longueur, une demi-place d’armes à droite de la tète de ce cheminement. v •
■ Au centre, on prolonge la place d’armes de 65 mètres vers lé poste de l’éperon ; à gauche de la sape double , on prolonge aussi la place d’armes , mais sa direction étant enfilée des ouvrages blancs, oe travail devra être rectifié. ' • *
Les Russes ont travaillé à épaissir le parapet de la tranchée qui réunit leurs embuscades devant la gauche de nos attaqués.
• Pertes du 25 au 26 : 3 tués; 8 blessés.
Le chef de bataillon du génie de Saint-Laurent, cher d’attaque ; iwuu'm «u r. ou», une brigade de sapeurs et 618 travailleurs d’infanterie. • "
On rectifie ,, sur 80 mètres de longueur, la partie enfilée delà place d’armes à gauche dé la sape double; à la droite de eétlé place d’armes , - on chemine vers 16 poste de l’éperon au moyen dune sapo double. On perfectionne les travaux du cheminement de gauche. • ■ ' •
Les Russes consolident les tranchées refiant leurs embuscades et commencent une parallèle en arrière. - ' '
Pertes du 26 au 27 : 2 tués; 12 blessés dont 1 «(licier. . . .
Le chef de bataillon du génie Malcor, chef d’attaque; deux bri- ^u.i Juî'ju w gades de sapeurs et 621 travailleurs d’infanterie. • . - On perfectionne le cheminement de gauche et on achève la communication qui, dans le fond du ravin Karabelnaya',' conduit au . * . dépôt de tranchée.
On prolonge de 65 métrés la place d’armes à gauche de la sape double centrale; on prolonge aussi la «apc double marchant vers le ' logement de l’éperon. ‘ 1 r - • .-*
. Sur le plateau dt» carénage, on travaille à l'enveloppe de la batterie n* 8, et on commence une tranchée destinée à relier cette batterie à la droite de la parallèle.
200 travailleurs ont été employés dans le ravin situé entre la batterie du fond du port et là redoute du phare, à faire des coupures et escarper les pentes pour arrêter l'ennemi , dans lo cas où il tenterait de tourner la batterie des Anglais qui se trouve en avant de la tète du ravin. . -
Les Russes ont établi quelques embuscades nouv elles et prolongé une tranchée commencée entre la lunette Kamtchatka et le ravin du carénage.
Pertes du 27 au 28 : 3 tués: 15 blessés, sut du » J*, » iur«. Le chef de bataillon du génie Masson , chef d'attaque ; deux bri- . gades de sapeurs et 1,112 travailleurs d’infanterie.
.. On continue la sape double de l’éperon, celle du centre, et la place
d’armes à gauche de celle dernière. Au cheminement de gauche, on . prolonge la petite place d'armes de la tète de 7 à 8 mètres ; sur la berge gauche du ravin Karabelnayn, on ouvre un boyau de 50 mètres de longueur, jusqu’à une carrière qui sera transformée en place d'armes. Une vive fusillade a gêné ces divers travaux.
Sur le plateau du carénage , on achève de relier la batterie n“ G à la parallèle- 300 travailleurs commencent à établir un retranchement de 000 mètres de développement, barrant le ravin situé entre la batterie du fond du port et la redoute du phare. On entreprend également , au-dessous et à l'est de la redoute du phare , une coupure sur la route qui descend du camp anglais à la Tehernaya.
Perles du 28 ati 29 : 1 officier et 2 soldais tués ; 1 officier et 10 soldats blessés.
suit nu». Le chef de bataillon du génie Fabre, chef d'attaque; deux brigades
de sapeurs et 1,219 travailleurs d'infanterie.
On continue la sape.double de l'éperon et celle du centre ; on réunit
7 , . • * îxô — .
fa place d’arines a gauche de la sape centrale a>ee la première parallèle. Les deux places d'armes, à gauche et à droite delà sape , double, prennent le nom de deuxième parallèle. i Trois obusiers de montagne, placés dans lapromière parallèle et à la droite de la parallèle anglaise, ont tiré pendant toute la nuit Contre la.ligne des embuscades rosses. Le capitaine d’artillerie Boissonnet, qui dirigeait ce tir, a été tué par l'explosion d'un caisson près duquel est venue tomber une bombe de la place.
• Pertes du 29 au 30 r 3 tués dont 1 officier; 21 blessés. ~
Le dief de. bataillon du génie Chareton, clief d’attaque; deux \uà » »u « «n. brigades de sapeurs et l, 11!) travailleurs d'infanterie. ' .... ÿ
On Continue et on perfectionne l’établissement de la place d’armes sur la berge gauche du ravin Karabetnaya. ■ • ...
. Pertes du 30 au 31 : 10 blessés. . ; .•.»•, * ,
Le chef de bataillon du génie Matcor, chef d’attaque; deux bri- .Huit du 31 mars m l*1 gades de sapeurs et 1,100 travailleurs d'infanterie. • ■
- On prolonge la sape double centrale ; on commence la construction : -
du coffre de la batterie n" 7, en avant du centre de la première pa- . • '
rallèle. Cette batterie doit recevoir 6 obusiers de 0"22 destinés à battre la redoute Kamtchatka. . * ;
On ouvre on cheminement en avant de la place d'armes établie sur la berge gauche du ravin Karabelnava. ’ . • ’
Sur le plateau du carénage, on continue les retranchements des ravins et on renforce la coupure de la route du pont dTnkermann.
, Pertes du 31 mars au 1" avril -. 2 tués ; 23 blessés.
Les pertes du 2* corps s'élèvent, pendant le mois de mars, k r.nu du - «wj». 218 tués dont 18 officiers; 723 blessés dont 27 officiers; 75 disparus 'dont 4 officiers; en tout 1,046 Hommes hors de combat.
Le nombre de travailleurs employés a été, en moyeiine, de : .
52 sapeurs et 833 soldats d’infanterie par journée;
•>4 757 - — paruuit.
.Ntiuhrc if IrroHlmitt-
iVrtes toutes du mots d« mari.
.Nwnbrt dp imjHlimr»
employé»
aux deux corps.
En ajoutant amc pertes du t corps celles du l*.r corps données plus haut (page' 164), on obtient, pour le mois de mars, un total de 1 ,559 hommes hors do combat- ’
Le nombre total des travailleur» « «Hé, en moyenne, de : '
l:« sapeurs ou mineurs et 1, 4011 soldats d'infanterie par journée; *■-' 136 — *.•••; <• 1,090 — par nuit. *-
mois o mit'
PJUI» OLMIll.U t.
Nous avons parlé des grandes diflicnltès qu- éprouvait l’artillerie pour taire arriver son matériel des ports de débarqnemént dans les tranchées ; cependant, depuis la dernière ouverture du feu, le nombre de ses batteries avait été considérablement augmenté et on avait apporté le plus grand soin dans leur construction; Pour que les épaulements puissent résister aux plus gros calibres de la plaeo, leur épaisseur a été portée à 7 mètres , et dans quelques batteries à 8 mètres; les jones des embrasures et les talus intérieurs ont été revêtus avec le plus grand soin ; les magasins d’approvisionnement ont été construits en dehors des batteries et solidement blindés. (tes Ira- . vaux ont été longs et ditUciics. Souvent il a fallu aller chercher la terreau loin; dans les batteries do carénage, on a été graUer le roc jusqu’à 1,200 métros pour former le coffre des batteries. La terre, ce premier élément des travaux de l’attaque, manque presque partout. ’ . . - • v
•- Le 14 mars, l’artillerie française était prête à engager de nouveau la lutte avec ccHc des Russes; mais tes travaux des Auglais, en retard sur les nôtres, forcèrent encore d'ajourner jusqu'au commencement d'avril la nouvelle ouverture du leu de toutes les batteries des alliés.
On supposait que ce grand feu d’àrtilterio des assiégeants, ruinant les défenses de la place, déterminerait les Russes à faire une nouvelle attaque par l'extérieur, comme celle dlnkermann au 5 novembre 1854; et pour être en mesure de la repousser eu même
temps qu’on donnerait l’assaut, il avait été décidé qu! Ornes-Pacha quitterait Eupatoria , pour se joindre aux assiégeants avec une division turque et la division égyptienne qui se trouvait à Constanti- ■ nople, ce qui donnerait un surcroît de forces de 15 ou 18 raille hommes . d'infanterie et de 30 pièces de campagne.
Voici l’état détaillé des batteries françaises qui, dans les premiers jours d avril, étaient prêtes à ouvrir leur feu contre la place , avcifc un approvisionnement qui variait de 1X10 à 1,000 coups par pièee. »