‹ Sierras mexicaines: mines et mineursChapitre 24 sur 27 · AUTRES PLACERS SOUTERRAINS DANS L (( ALTAR · texte numérisé non relu

AUTRES PLACERS SOUTERRAINS DANS L (( ALTAR

LasPalomas n'est pas le soûl point, dans l'^/Zar, où des gîtes pliocènes aient été signalés. Une compagnie américaine exploite à Quitovaca, à 80 kilomètres plus au nord, une couche de conglomérats aurifères qu'elle avait prise d'abord pour un filon-couche..

Cette couche, au lieu d*être meuble, comme celle de Las PalomaSy est fortement cimentée et aussi dure que cpUe du Transwaal ; il faut la broyer pour en retirer Tor, par amalgamation. Heureusement l'eau, à Quitovaca, est, sinon abondante, du moins suffisante aux besoins d'une usine de broyage. La compagnie a installé vingt mortiers à vapeur ; elle compte doubler, puis quadrupler ce nombre.

D'autre part, entre Quitovaca et Las Palomas et sur d'autres points au sud dii district, j'ai constaté l'existence de graviers souterrains aussi riches que ceux de Las Palomas et aussi meubles, ce qui est fort heureux^ car les ressources d'eau de Quitovaca sont exceptionnelles et il serait impossible d'établir ailleurs des usines à vapeur.

Donc il est démontré, au moins sur cinq points distants les uns des autres de vingt à trente kilomètres, que des lits aurifèreâ existent sous la

UN PLAGBR SOUTERRAIN 359

grande traînée d'or de VAltar, sous les vallées de la chaîne granitique de 260 kilomètres de longueur où Ton exploite depuis un siècle des placers de surface.

L'or des placers de surface n'est pas venu directement de filons détruits par la lente activité des éléments. Si on le trouve éparpillé dans les plaines de VAltar, c'est grâce à une opération naturelle de seconde main, si je puis dire, à la destruction, par le travail des eaux, de quelques parties des chenaux souterrains où il avait été emmagasiné à la suite d'une première opération de la nature.

L'aspect même de l'or prouve ces changements successifs de gîtes. Les pépites trouvées dans les lits souterrains ne ressemblent pas aux pépites trouvées à la surface du sol^ ayant moins roulé, elles sont plus anguleuses, plus râpeuses. On en a recueilli, à Las PalomaSy qui affectent les formes les plus bizarres et Don Diego Ortega, de Caborca, en possède qui ressemblent exactement à des feuilles d'arbre rongées par les insectes.

Il s'agit de reconnaître les parties demeurées en place des lits souterrains, les fragments de chenaux qui, comme ceux de Las Palomas, ont échappé aux érosions des eaux modernes et ont - gardé leur or. Il s'agit d'exploiter, non plus les vastes espaces où Ton trouve Tor dispersé, éparpillé dags les sables, mais les gîtes pliocènes qu'on pourrait définir : des placers concentrés.

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Les grandes découvertes faites en Californie, en Australie et surtout au Transwaal ont prouvé que les gîtes sédimentaires de cet ordre, où Tor s'est déposé pendant une période de calme relatif, par le travail lent et soutenu des eaux, sont bien plus sûrs que ne le sont les filons, formés pendant une période de convulsions et, par suite, si souvent disloqués. Jamais le fond des chenaux souterrains en Californie et en Australie, jamais le fond du lac souterrain au Transwaal n'ont causé les mécomptes qu'ont causés tant de filons.

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