‹ Siger de Brabant et l'averroisme latin au XIIIe siècleChapitre 124 sur 208 · DERNIÈRES ANNÉES · texte numérisé non relu

DERNIÈRES ANNÉES

DE

SIGER DE BRADANT

La rareté des renseignements sur la vie de Siger de Brabant s'est plus particulièrement étendue à l'histoire de ses dernières années et à sa mort. Nous sommes aujourd'hui mieux informés que jadis ; et il ne subsiste, à mon avis, aucun doute sur la fin de Siger de Brabant. Le chef de l'averroïsme parisien, atteint par la condamnation du 7 mars, cité par l'inquisiteur de France comme suspect d'hérésie, en a appelé à la Cour romaine. Son procès a été jugé. Siger a été condamné à l'internement dans la Curie. C'est ainsi qu'il l'a accompagnée dans ses déplacements. Il est mort au temps où elle résidait à Orvieto, 1281-1284, assassiné par le clerc demidément qui était à son service.

Nous pourrions nous limiter à établir ces conclusions dans le présent chapitre. Mais tant de polémiques et de discussions ont précédé cette solution, et quelques critiques paraissent encore si hésitants sur l'un ou l'autre détail, que nous croyons devoir présenter successivement l'historique de la question et la solution du problème.

Echard, en identifiant Siger de Brabant et Siger de Courtrai, avait cru pouvoir induire que Siger avait dû mourir orthodoxe ^ On n'imaginait

• ^ipt. (Jrd. Praid., I, 895-

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