‹ Siger de Brabant et l'averroisme latin au XIIIe siècleChapitre 145 sur 208 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

P. 8. Ajoutez au texte de la note : Ad philosopliiam naturalem pertiiiet considerare ordinem rerum quem ratio huniana considérât, sed non facit ; ita quod sub naturali philosophia comprehendamus et metaphysicam. S. Thomas, Ethic, lib. I, Icct. I.

P. 9. Ajoutez après la ligne 30 : Roger Bacon écrit en un autre passage de VOpiis Maju$ : Et ipse [Boetius] aliqua logicalia et pauca de aliis transtulit in Latinum (Bridges, I, p. 27). Un autre ms. porte au lieu de pauca de aliis : pauca Naturalia et aliquid de nictapliysicalibus (ibid , III, j). 101). Bacon tient ici ses informations de salut Tliomas, dans les passages indiques dans cette note.

P. 14. Ajoutez au paragraphe sur Ilennann l'Allemand : Ethicam vidi pcr decem libres abreviatam per magistrum Ilermannum Alemannum. Pierre Dubois, De recuperolione Terre Sancte, p. (Jl.

P. 15. Au paragrajihc Simon de Tournai, lisez: (f circa 1201). Sur cet auteur, voy. aussi Ilauréau, Noliccs et extraits, 111, p. 24'J et suiv. D'après lui Kimoii cite aussi la Phy-nique d'Aristoto (p 25()).

P, 15, note 1. La métaphysiciuc d'Avicciinc a été traduite par Dominique Gundis- ■aliims. Wood Browii, The Life ofMichael Scot, p. 230.

P. 28, ligno 24, lisez : introduit au commencement.

P. 40. A propos de l'affirmation que Thomas d'Aquin ne cite pas les auteurs eontcmponiins, on pourrait objecter son opusctilc De f^rmu absoitttinnis (Operu, XXVII, p. 410 et suiv.) dans lecjuel il nonunc Haymond de Pcnafôrt (p. 41H\ O uill au me d' Aux erre, O u il launte d'Auvergne et Hugues de Sain t-C lier (p. 419). C'est parce que ce petit ouvrage est un écrit polémiciue et que l'adversaire avait allégué lui-même l'autorité de ces noms.

F. 6G, ligne 24, lisey. : Iliutoirc Httériilre de lu France.

P. 102, note 4, Hhcx : Antoine do Porrontruy.

I». |30, note 1. Aa Heu de Appendice», p. 114-lir>, lisez : 11' Partie, p. 17J.

P. 14G, note 5. Au texte cité ajoutez les passages suivants : Siimma Theologica, la Ilaej q. 97, art. 1 ; Polilic, lib. IV, Icct. 8.

1». 149, note 1, Sur la position prise par les philosophes arabes à l'égard de l'autorité du Coran, soit avant Averroès, soit par Averroès lui-même, voy, Manser G. Das Verhaltnis von Glaiibc iind Wissen bei Averroès dans Zeitschrifi fur Philosophie iind speknlative Théologie, XXIV (1910) ; Gauthier L. La théorie d'ibn Rochd (Averroès) sur les rapports de la religion et de la philosophie, Paris, 1909.

P. 175 et suiv. P. Doncœur pense qu'il est plus probable que saint Thomas « attaque avec Siger d'autres averroïstes auxquels il semble accorder plus d'attention qu'à l'auteur du de Anima ». Revue des sciences philosophiques et théologiques, IV (1910), p. 502. Je ne crois pas cela exact. Thomas s'attaque certainement à Siger. Siger est le chef de l'averroïsme parisien, et si saint Thomas a voulu s'attaquer à quelqu'un c'était à lui. En outre le traité de saint Thomas De unitate intellectus, dans le ms latin HOOl de Munich (P*" moitié du xiv* siècle), est indiqué comme composé contra magistrum Sogerum (Voy. infra, 11" Partie, p. ix). Pareillement, l'adversaire spécialement visé par saint Thomas est un individu et non un groupe, puisqu'il met les doctrines de son adversaire sous un singulier : dicit. p]nfin, nous ne coiniaissons pas d'autre ouvrage auquel corresponde la réfutation du maître dominicain.

Doncœur objecte (lu'on no trouve pas littéralement dans l'écrit de Siger les passages réfutés par Thomas d'Aquin. Mais rien ne dit que saint Thomas cite littéralement Siger. Pour saint Thomas, il s'agit non de mots, mais de doctrines ; et l'on trouve effectivement dans le De anima intellectioa, les théories réfutées dans le De unitate intellectus. Comme Siger atténue, dans la forme, sa véritable pensée, saint Thomas à soin de la mettre entièrement au clair, afin que le lecteur ne puisse se méprendre sur le sens et la gravité de la question. Le procédé est irréprochable.

Le même critique observe aussi que saint Tliomas ne suit pas, dans sa réfutation, l'ordre du traité de Siger. L'objection ne i)orte pas, i)arce que saint Thomas ne fait l)as seulement une réfutation de Siger, il écrit un traité très complet et très bien ordonné sur la question. Le traité vaut surtout par lui-même, et le côté polémique est subordonné au i)oint de vue i)rincipal. Les opinions de Siger doivent donc y paraître quand l'occasion s'en i)résente.

En écrivant la première édition de ce livre, je m'étais demandé, cela allait do soi, si saint Thomas n'avait pas écrit contre un autre ouvrage de Siger, car il no faisait alors, pas i^lus qu'aujourd'hui d'ailleurs, de doute pour moi que saint Thomas s'était bien attaqué à Siger de Brabant. Les objections de Doncceur étaient troi) élémentaires pour qu'elles ne me vinssent jias à l'esprit. 11 y en avait une i)lus grave. D'abord nous savons que la question de l'unité de l'intellect avait été agitée à Paris, dans les disputes i)ubliques, pendant le carême de 1270. Siger pouvait, à cette occasion, avoir prononcé un quodlibet, où était agité ce problème (Supra, j). 105 et suiv.). Saint Tliomas pouvait viser aussi un pareil écrit ; mais ce n'est là qu'une possibilité. En outre, dans son De aeternitute mundi, publié dans notre première édition sous forme de rci)ortation (Voy. Il" Partie, p. m), Siger disait: super tercium de anima requiratur, qui idem diximus (p. 78). 11 semblait donc que Siger avait composé un commentaire sur le De anima. Mais dans l'édition nouvelle que nous donnons de cet écrit et qui est une revision faite i)ar Siger lui-même (11" Partie, p. m), l'auteur dit seulement : requirendum est super IIP" do Anima (/. c , p 137), ce qui semble un simi)le renvoi à Aristote. Et si l'on veut qu'il vise effectivement un de ses écrits, c'est à la 111" de ses questions dans le De Anima intellçctiva qu'il fai^^

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nous reporter, puisqu'il y traite effectivement la question indiquée (II"' Partie, p. 154. Dicendum est igitur). C'est à ce point de vue qu'il faut entendre, ou corriger, ce que nous avons dit d'un commentaire possible de Siger sur le De Anima (Supra, p. 141).

P. 206, 2'"« ligne des notes, lisez : Remigio Girolami.

P. 208, ligne 22, lisez : rétabli les affaires.

P. 216, note 5, lisez : Yenetiis, 1580.

P. 224. Sur Boèce de Dacie, voy. Doneœur, dans Reoiie des sciences philosophiques et thêologiques, IV (1910) p. 503 et suiv. D. pense qu'il n'est pas établi que Boèce fut averroïste, et lui-même déclare ne pouvoir l'établir par les écrits de logique de Boèce contenus dans les mss. 509 de Bruges et Paris, latins, 1G170 (supra, p. 226). Mais il est démontré, par des données externes à ses écrits, que Boèce a fourni une part importante des propositions condamnées le 7 mars 1277 (supra, p. 220), et j'ai peine à croire qu'il ne se trouve pas de trace des idées averroïstes de Boèce dans les écrits examinés par D., et en particulier dans les Sophismaia. Je ne i)uis d'ailleurs accepter plusieurs jugements de D., et en particulier celui-ci : « Saint Thomas a passé sa vie à dévier, ou à corriger, si l'on préfère, la logique du péripatétisme, pour l'accommoder au dogme » (p. 510). C'est l'accusation même de Siger contre saint Thomas. Mais celui-ci la repousse dans le De unitate intellect us que D. a pourtant lu. Saint Thomas s'est toujours et seulement réclamé de la raison dans la constitution de sa philosophie ; et c'est sur ce terrain qii'il défie son i)artenaire aux dernières lignes de son traité.

P. 284, note, lisez Amaury de Chartres.

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