‹ Siger de Brabant et l'averroisme latin au XIIIe siècleChapitre 167 sur 208 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

mais incomplet des chapitres qui contiennent les résumés des erreurs de chaque philosophe et d'après un assez mauvais texte. Une autre édition a été faite à Venise en 1581 et jointe au commentaire de Gilles de Rome sur le deuxième livre des Sentences de Pierre Lombard ^ Possevin l'a inséré dans sa Bibliotheca selecta, mais dans un état imparfait ^. D'Argentré en a donné un abrégé très incorrect ^. Renan a édité le fragment relatif aux erreurs d'Averroës d'après le ms. de la Bibliothèque nationale, Paris, latins 16195 *. C'est d'après le même ms. que nous avons donné ce qui était relatif à Aristote et Averroës^ et que nous publions maintenant le traité intégralement *'.

On connaît un certain nombre de manuscrits de cet ouvrage. Denifle en a signalé sept. Ce sont ceux de Madrid, Bibl. de l'Université, 68 ; Paris, Nation, lat. 16195, fol. 31 ; 16533, fol. 47 ; Escorial, T. I. 15, à la fin de la 1»^^ partie de la Somme de S. Thomas ; Erfurt, Amplon. Fol. 228, fol. 27, incomplet ; in-4o, 151, fol. 11-19 ; Rome, Borghes, 360, fol. 307" \

Denifle a mentionné incidemment ces manuscrits et n'en a donné aucune description. Nous ne les avons pas davantage consultés, n'ayant pas la facilité de le faire et le but que nous poursuivions ne le demandant pas nécessairement. Le ms. d'après lequel nous éditons le traité est d'ailleurs de très bonne note ; l'écriture en est de la fin du xiii^ siècle etle texte a été coUationné par le copiste".

Nous devons tout d'abord examiner la nature et le contenu du De erroribiis Philosophormn^ certaines constatations nous mettront sur la voie de la solution de plusieurs autres problèmes.

Conformément au titre, le traité nous présente une collection d'erreurs tirées des écrits d' Aristote, d'Averroès, d'Avicenne, d'Algazel, d'Alkindi, et de Moïse Maimonide. L'auteur consacre à chaque personnage deux chapitres. Un premier, où il expose, avec une certaine ampleur, les erreurs avec indication des ouvrages d'où elles sont tirées ; puis un second, où les mêmes erreurs sont formulées beaucoup plus succinctement. Ce procédé, qui semble bien être dû à l'auteur lui-même, a manifestement pour but de rendre plus faciles l'intelligence et la mémoire du contenu. Un chapitre de

* In secttndum sententiarum. Venetiis, 1581. ^ Bibliotheca selecta, Romae, 1693, t. II, 1. XII, cap. 34 sq. ^ Collectio judicioriim de novis erroribtts, Parisiis, 1755, 1, 238-245. * Averroès et l'Averroïsme, Paris, 1867 (.3» édit.), p. 467. * Siger de Brahant, 1. c. 6 Ci-dessous, pp. 1-25. ' Denifle-Chatelain, Chartularium Universitatis Pari-

^iensis, Parisiis, 1889, I, p. 656. ' Voyez la description que nous en avons donnée plus haut, p. V.

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