LES RÉSULTATS
a) Les signes de sigmoiïdite diverticulaire.
— À la phase de début, la radioscopie met en évidence le spasme du segment pathologique : spasme intermittent, étendu, et retrouvé toujours au même endroit.
Les images fixées par la radiographie sont multiples : l'intestin apparaît moniliforme et on a décrit l'intestin en « pile d’assiettes » , en « accordéon », en « vis de pressoir », en « piècés de monnaie », en « éléments de radiateur Jai terminologie variée qui montre la diversité des images rencontrées. ,
— Plus tard, Pintestin devient immobile et la radioscopie montre le segment pathologique ne se contractant pas devant la baryte, qui, bien au contraire, « se précipite dans le colon et chemine comme un ruisseau en suivant un cours irrégulier » (Bensaude).
Les clichés radiographiques montrent l'exagération des images observées à la phase de début, et certains aspects attestent de l’ulcération de la muqueuse, l’image ulcéreuse pouvant être comparée à un éperon, à une tête de clou. La confluence des ulcérations se traduit sur le contour du profil intestinal par des aspects variables comparés à des dents. de scie, des créneaux, ou des crêtes de coq.
-— A tous les stades, on relève la présence de diverticules signant l’origine diverticulaire de la sigmoïdite. Ce sont des taches à limites nettes, des évaginations en doigts de gant, qui hérissent le contour de ombre du sigmoïde. Après évacuation, ils apparaissent comme des taches qui’ tranchent sur la clarté de l'intestin dont seuls les contours restent visibles. On les voit mieux après insufflation. Mais nous avons vu qu’en leur présence cette méthode n’était pas sans danger. Enfin, ils se traduisent souvent par des images floues et imprécises, s'ils sont remplis de matières ou de mucus.