‹ Silhouettes d'artistes, avec portraits dessines par eux-memesChapitre 56 sur 68 · S IL 110 UE T TE S D VI RT1S TE S · texte numérisé non relu

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de tribulations et de peines. C'est en 1882 seulement, lorsqu'il lui eut commandé la porte de V Enfer t que M. Turquet acheta cet Age d'airain, placé aujourd'hui dans le jardin du Luxembourg, le paya un prix dérisoire en même temps qu'il fit l'acquisition du Saint Jean. Difficulté encore avec le Victor Hugo au Salon de 1897, et difficultés nouvelles, et, sous quelle forme, avec le Balzac !

Le mauvais vouloir est manifeste contre ceux qui travaillent et qui pensent.

Ce grand pétrisseur de terre a le tort d'être lui et d'aller droit sans souci des autres, dans sa vision de Beauté et de Force ! Il a su donner à ses statues des frissons à fleur de marbre. Son humanité est vibrante, elle marche et pense : ses bronzes, aux muscles en saillie, ont des tressaillements de vie réelle.

Il va seul dans son rêve, continuant son œuvre, sans découragement, sans faiblesse et assez haut, pour ne pas voir les turpitudes dont on l'entoure, ni entendre les imbécillités qu'on débite sur son compte.

Et, cependant, la jalousie et le mauvais vouloir apparaissent, sans pudeur, jusqu'en des régions officielles.

Dernièrement, le directeur d'un célèbre musée de l'étranger vint à Paris pour acheter une œuvre de Rodin.

N'ayant pas l'adresse du maître, il va, naturellement, à l'École des Beaux-Arts, certain de l'y trouver.

— Pouvez-vous me dire, demande-t-il à un administratif connu, où demeure M. Auguste Rodin?...

— M. Auguste Rodin?

— Oui, M. Rodin, le sculpteur.

— Monsieur, nous ne savons pas ce que vous voulez dire. (Textuel.)

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