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des silicoses nodulaires (à type de hbrose banale

400 des silicoses graves.

Le nodule silicotique se rencontrerait donc d’après ces chiffres, dans 10 % des cas de silicoses pulmonaires.

Etudions d’abord, rapidement, la genèse et la formation de ces nodules — nous en verrons ensuite les différents types histologiques.

Les très fines poussières pénètrent jusque dans les alvéoles. Elles y déterminent par irritation un gonflement des cellules de la paroi alvéolaire qui les phagocytent. A ces cellules phagocytaires, détachées de la paroi, viennent s’ajouter

des éléments de même type amenés par la voie sanguine : les monocytes, histiocytes à ’létat libre. Ainsi se constitue une alvéolite « à cellules à pous- . sières ». C’est une alvéolite macrophagique.

Certaines de ces cellules, libérées de leurs attaches pariétales, seront, au bout d’un temps plus ou moins long, expulsées avec l’expectoration.

D’autres, au contraire, avant encore conservé leur implantation alvéolaire, évacueront vers les formations lymphatiques des cloisons, leur charge de silice. Elles se comporteront comme de véritables cellules amboceptrices.

Un troisième groupe, enfin, regagne les fentes lymphatiques. Elles s’acheminent vers le hile, le plus souvent après un trajet sous-pleural. (La formation du nodule silocotique dépend essentiellement de ce que la poussière n’est pas éliminée et reste sur place ; on peut presque prédire la nocivité d’une poussière en proportion de la difficulté avec laquelle elle quitte le poumon. (Haldané, Mavrogardato).

Quand l’accumulation des cellules à silice devient excessive, il se produit un véritable blocage du système lymphatique pulmonaire (Policard). (On peut l'expliquer par un processus se rapprochant de celui de la thrombose, lésions endothéliales et coagulation.)

La lésion qui résulte de la présence de silice dans le parenchyme pulmonaire prend la forme ou de nodule circonscrit logé dans les cloisons interlobulaires, ou de bandes fibreuses entourant les espaces broncho-vasculaires (Firket).

Ces nodules silicotiques ont une consistance

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variable et sont en général facilement énucléables.

Ils peuvent se classer en trois catégories (Policard).

— Les nodules fibro-caséeux ;

— Jes nodules fibro-hyalins moyens (de plus de 2/mm.): | |

— Jes nodules fibro-hyalins petits (de moins de 2 mm.).

1° Les nodules fibro-caséeux :

Ces formations ressemblent aux tubercules miliaires des classiques. Ils sont constitués par une région centrale faite de dégénérescence d’apparence caséeuse ét d’une enveloppe de tissu fibreux, riche en fibres collagènes orientées concentriquement, et en cellules nombreuses logées entre ces fibres.

Dans la couche périphérique fibreuse, les particules minérales sont abondantes. Comme beaucoup d’entre elles sont constituées par du charbon, la couche périphérique toute entière est fortement noire, anthracosique. Par contre, le centre caséilié des nodules ne renferme que peu de particules.

Ainsi a-t-1l souvent un aspect macroscopique blanc jaunâtre ou grisâtre, tandis que l'enveloppe extérieure est d’un noir intense.

Ces nodules sont assez souvent isolés dans un parenchyme pulmonaire d’apparence saine, plus souvent encore, ils sont groupés en amas, sortes de conglomérats pouvant atteindre un très grand volume.

Notons, au passage, ici l’aspect tuberculoïde évident de ces formations.

2° Nodules fibro-hyalins moyens : de plus de 2 mm.

Ils présentent un aspect différent du précédent. Le centre est formé par une masse de tissu bro-hyalin, à fibres grosses, gonflées, et paucicellulaire. Quelquelois, au niveau du centre, on observe des zones de caséification, zones toujours peu étendues, et qui semblent envahies par le tissu hvalin. On peut, dans quelques cas, trouver des transitions, entre les nodules fibro-caséeux et ces nodules Hbro-hyalins.

Le caractère hyalin du tissu fibreux qui constitue le centre du nodule est tout à fait net et caractéristique. Les fibres conjonctives sont volumineuses, comme gonflées. Elles ressemblent à des fibres tendineuses.

Entre les fibres hyalines se trouvent des espaces remplis d’une matière vaguement filamentogranuleuse. Ce qui caractérise la zone centrale de ces nodules, c’est leur aspect pauci-cellulaire.

Cette zone hvaline centrale se colore faiblement par l’éosine et montre classiquement les réactions habituelles du collagène. Nous devons cependant indiquer que MM. Dalous et Fabre ont observé, dans ces cas, une dégénérescence Hbrinoïde du collagène.

Parlois, on rencontre des zones d’aspect un peu différent, plus granuleuses, moins transparentes, qui se colorent fortement par l’hématéine. Il s’agit là de zones fortement calcifiées.

Autour de la zone centrale hyaline s’étend une enveloppe de tissu fibreux ordinaire, très riche en cellules. Celles-ci sont presque toutes bourrées de particules minérales anthracosiques. Elles se distinguent facilement de la région centrale. Cette couche fibreuse périphérique est tout à fait semblable-à celle constatée autour des nodules caséeux.

Macroscopiquement, ces nodules ont une con-

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