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tation purement mécanique seule par les cristaux de quartz en particulier ou les roches siliceuses pures peut expliquer, dans une certaine mesure ces désordres. On peut considérer comme nocives, les poussières qui ne sont pas éliminées avec une rapidité suffisante, celles qui restent dans le poumon. On peut presque prédire la nocivité d’une poussière, en proportion de la difficulté avec laquelle elle quitte le poumon (Haldane-Mavrogardato). |
Policard décrit dans la genèse de ces troubles, le mécanisme de la «pointe en flèche ». Les particules étant très anguleuses et très acérées, pénètrent par effraction dans le parenchyme suivant une direction déterminée par lorientation de leurs aspérités et obstrueraient les lymphatiques. L'action traumatisante des particules de silice provoquerait ainsi la sclérose qui ne serait autre chose que l’exagération d’un processus de cicatrisation (Shridde).
On le voit, le mode d’mtroduction et le trajet suivi par les poussières siliceuses inhalées ne suffisent pas à expliquer le caractère si particulier des formations nodulaires.
La Koniopexie pulmonaire agit pour la silice, comme elle agit pour toutes autres poussières inertes. Certaines conditions étiologiques sont certes importantes et même indispensables dans le domaine des silicoses pulmonaires. Mais elles n’agissent que comme conditions et n’expliquent en rien la.nature des lésions nodulaires silicotiques et leur polymorphisme.
B) Le rôle des poussières de silice.
Dans quelle mesure la silice est-elle responsable de la formation du nodule silicotique ?
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Deux tendances se font jour :
— Les uns prétendent que le nodule silicotique n'est pas purement silicotique, mais dû la greffe d’une tuberculose. C’est donc le plus souvent une sihico-tuberculose (Policard).
— Pour d'autre, par contre, les auteurs anglosaxons en particulier, 1l représente la lésion essentielle pathognomonique du poumon pneumoconiotique.
Chacune de ses deux théories $appuient sur des arguments anatomiques, cliniques et expérimentaux que nous allons rapidement étudier.
Nous verrons ensuite s’il n’est pas possible, en nous appuyant sur des notions d'anatomie pathologique générale de proposer une interprétation diférente des faits permettant une synthèse de notions apparemment contradictoires.
A) Le nodule siicotique pulmonaire est d’oririge tuberculeuse.
Cette théorie, soutenue par Rist et Doubrow en particulier, s’appuie sur les travaux expérimentaux de Policard.
D’autres auteurs tels que E. Martin et Croizier, de Saint-Etienne, apportent des arguments cliniques.
1° Arguments anatomiques :
— Un fait histologique paraît essentiel à ces auteurs : la dégnénérescence hyaline constamment observée dans la région centrale, ainsi que sa pauvreté en élément cellulaire, et en substance exogènes. Par contre, à la périphérie, les fibres collagènes sont normales, riches en cellules, et en particules exogènes,