LE VCEU DE L'INDIENNE
A la voir, au milieu du vallon solitaire,
Droite comme un pilier, les deux pieds nus à terre,
Immobile, on eût dit un cyprès que le vent
A cessé d'agiter de son souffle émouvant.
Les oiseaux familiers descendent de la nue
Se percher doucement sur son épaule nue ,
Ou cherchent à ses pieds, à travers le gazon,
Des graines de millet et quelque moucheron.
« Pauvres petits, dit-elle, en sentant sa peau fine
Par leur plume touchée, à la forêt voisine
Retournez; laissez-moi, je ne puis rien pour vous,
Yama, dieu des morts, menace mon époux. »
Et les oiseaux s'en vont. Avec eux la lumière