‹ SilvesChapitre 115 sur 119 · EN SUIVANT UN CONVOI · texte numérisé non relu

EN SUIVANT UN CONVOI

Cruel et doux printemps qui fait tout refleurir, Mais tant mourir aussi , je ne te vois venir Qu'avec crainte, car Dieu sait combien d'âmes chères M'ont prises les retours de tes fraîches lumières ! Aujourd'hui même encore il faut suivre en pleurant A son dernier refuge un compagnon charmant. Un indulgent témoin des actes de ma vie, Léon, mon cher Léon. 0 poignante ironie! Quand front bas, le pied lent, portant habit de deuil, Au jardin de la mort avec son noir cercueil Nous entrons tristement, le ciel sur notre tête Rayonnant de soleil met la nature en fête,

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