‹ SilvesChapitre 70 sur 119 · L'HISTOIRE DE STRATONMCK. HU · texte numérisé non relu

L'HISTOIRE DE STRATONMCK. HU

Elle était seule, assise auprès (riin iiaiil méliei-

Où son doigt se jouant, habile à niariei-

La soie et l'or, brodait fleurs de tapisserie.

Mais son àme plongeait dans une rêverie

Rrrant loin du travail délicat de sa main.

Qui pouvait l'égarer? Quel lieu proche ou lointain

Se trouvait embelli de sa douce présence?

C'est ce dont les dieux seuls avaient l'intelliiïence

Eux qui connaissent tout. Devant elle arrêté,

Le roi la rend bien vite à la réalité.

« Princesse, pardonnez si contre mon usage

J'entre si brusquement : un pénible message

M'amène à vous ; il faut revêtir vos habits

Les plus riches, couvrir votre sein de rubis

Et parer votre front du royal diadème;

.Mon fils voudrait vous voir en cet éclat suprême

Avant que de mourir... » Ces mots inattendus.

Et les derniers surtout à dessein répandus,

Dans un émoi subit plongent la jeune femme; •

Jusqu'au fond de son cœur ils vont geler .^on ànu-

Et recouvrent de lis les ros(»s de son IVeiit.

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