‹ SilvesChapitre 86 sur 119 · LA TOUR DE SAI NT-M ATHURIN · texte numérisé non relu

LA TOUR DE SAI NT-M ATHURIN

Est le rêve charmant que son âme caresse.

Quant à ce corps d'église et sa tour en détresse , .

Ce n'est que le débris d'un ancien monument

Bâti pour la démence et le désœuvrement.

La vie! elle n'est plus dans les lieux où l'on prie,

Mais oii l'homme combat le sol avec furie,

Pour en faire couler des torrents de plaisir

Sur tous les corps mortels exhalant un soupir.

0 race de nos jours, ô chercheurs pleins d'audace,

0 rudes conquérants du temps et de l'espace,

Couvrez le globe entier de vos routes de fer ,

Et sous la gueule en feu de vos dragons de mer

Maîtrisez les assauts de la vague écumante ,

Épuisez les venins de la terre fumante

Et muselez la foudre à nos regards surpris,

C'est votre œuvre, c'est bien ! . . . Mais soyez sans mépris

Pour les nobles travaux du pieux moyen âge.

De loin il peut sembler perdu dans un nuage

Et tout enseveli dans des langes grossiers

De misère ignorante et de faits meurtriers ;

Cependant cette époque en puissance féconde

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