‹ SilvesChapitre 89 sur 119 · CYNTHIA · texte numérisé non relu

CYNTHIA

0 lune , il fut un temps où tes blanches clartés

A mon cœur n'inspiraient que rêves enchantés,

Que pensers de bonheur, colorés par l'ivresse

Des sens tumultueux d'une vive jeunesse.

Alors je ne voyais en ta sainte lueur

Qu'un flambeau de l'amour, céleste conducteur

Du pas aventureux des amitiés furtives

Sous l'ombre des grands bois et près des eaux plaintives,

Alors , le chœur charmant des pâles amoureux ,

Comme fantômes doux, renaissait à tes feux,

Roméo , Juliette, Héloïse et toi-même.

Je te voyais, déesse, en proie au mal suprême

Noyer du haut du ciel d'un mystique rayon

Le visage endormi du bel Endymion.

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