A MA MERE
Si je vaux quelque chose, et si dans cette vie
On m'estime et m'honore un peu, Ce sera pour beaucoup ton œuvre, âme chérie, Et ma reconnaissance éternelle, infinie,
Te suivra jusqu'au sein de Dieu.
C'est toi qui, m'enseignas les vertus de ce monde,
C'est toi qui, vers de doux penchants Tournant, comme un ruisseau, mon humeur vagabonde, Me fis prendre les bons en amitié profonde, Et môme en pitié les méchants.
C'est par toi que j'appris à supporter la peine
Avec calme et virilité, A garder, quel que soit le malheur qui nous vienne,