A LA TRANQUILLITE
Toi dont le nom brille comme l'azur Et me plaît plus que celui de la gloire, Tu sauras bien garder mon âge mûr De toute intrigue et de toute œuvre noire. Fille du vrai! dès mon printemps en fleur Je t'ai chérie, et, te donnant mon cœur, J'ai délaissé la barque et béni le rivage, Épouvanté des bruits de la vague sauvage.
Qui cherche tard ton asile serein Sent rarement l'effet de ta puissance; Satiété, paresse, au cœur mondain Offrent parfois iv. bénigne apparence; Mais, jeu moqueur! le cruel souvenir, \a\ fol espoir vont bientôt assaillir
Le faux sommeil de l'âme inquiète et légère;
Une bulle est devant, mais un spectre derrière.