QUART D'HEURE DE MISANTHROPIE
0 biche légère et farouche
Qu'à travers la grande forêt
Je trouble sur ta verte couche
Et fais échapper comme un trait,
Fuis, fuis du pas le plus agile
Le triste auteur de ton effroi,
Et vers un fourré plus tranquille,
Moins accessible, élance-toi !
Heureuse bête, la nature
T'y donnera, comme en ces lieux,
Une facile nourriture,
Un charmant abri de verdure
Et le calme délicieux.
Puis tu retrouveras peut-être
Tes faons, quittés pour un instant,
Endormis sous l'ombre d'un hêtre.