‹ Silves et rimes légèresChapitre 180 sur 244 · LE DORMOIR DES VACHES · texte numérisé non relu

LE DORMOIR DES VACHES

Elles se reposaient à l'ombre des grands chênes. Près d'elles arrivés, sur les mousses prochaines Du dormoir, notre pas s'arrêta quelque instant Pour contempler l'effet du troupeau sommeillant. A travers l'épaisseur des verdoyantes cimes Le soleil rayonnait, et ses lueurs sublimes Filtrant, glissant le long des troncs et des rameaux, Parsemaient de points d'or le flanc des animaux ; Puis le vent par bouffée, avec ses fraîches ondes, Nous apportait l'odeur des laitières fécondes. Cent vaches à peu près étaient là,... pour gardien Auprès d'elles n'ayant qu'un seul homme et son chien. L'homme, assis sur un tertre, écorchait une branche; Quant au chien, à ses pieds, contre sa guêtre blanche, Il gisait étendu, toujours l'oreille au guet,

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