‹ Silves et rimes légèresChapitre 189 sur 244 · UNE PENSÉE D'OSSIAN · texte numérisé non relu

UNE PENSÉE D'OSSIAN

Le sourire de la tristesse Est doux comme l'ondée aux beaux jours du printemps, Quand des chênes son flux pénètre la rudesse Et fait sortir les bourgeons éclatants.

Il annonce que la pauvre âme Qui tremblait, toute sombre, à l'air froid du malheur, S'épanouit, respire et repiend de la flamme Au souffle chaud d'un avenir meilleur;

Que l'œil abaissé par l'orage, Et sur lequel pesait un brouillard éternel, Se relève et découvre à travers son nuage Un peu de bleu dans la voûte du ciel.

O feu divin de. l'espérance, Qui peut être insensible à ton rayonnement? Et comme, en te voyant ranimer la souffrance, Heureux l'on est de son redressement!

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