I.E CAMPAGNARD
J'en ai grand espoir, mais peut-être que, vainqueur Et des pavots du temps et de l'effort austère, Le mal tant comprimé l'enlèvera de terre. Alors, quelque matin, morte on la trouvera, Sans que personne, hélas! sache pourquoi s'en va Cette belle jeunesse en promesses féconde, Hors l'Être pour qui rien n'est caché dans le monde Et l'humide promeneur qui, par hasard, un jour, Au murmure d'un nom devina son amour.
LE VOYAGEUR
O courageuse enfant! ô Aère Spartiate!
Je comprends de ton front la pâleur délicate : Continue à souffrir, meurs même, s'il le faut, Ta muette torture aura son prix plus haut!
Provence, 1860.