‹ Silves et rimes légèresChapitre 81 sur 244 · OU LES JEUX DE NISA · texte numérisé non relu

OU LES JEUX DE NISA

Sous l'ombrage d'un pin à la tige hautaine, Où le tiède courant d'une pure fontaine

S'arrondit en bassin, Une enfant de Gatane a jeté dès l'aurore Sa robe aux rameaux verts, et la vierge est encore

Là, depuis le matin.

Elle est là, comme au monde elle s'en est venue, N'ayant pour vêtement sous l'onde, toute nue,

Que le voile des eaux; Elle' est là, sur le sable et sur la nue mousse, Comme à l'abri du ciel une naïade douce

Au creux de ses roseaux.

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