‹ Silves et rimes légèresChapitre 88 sur 244 · OU LA FUITE D ICARE · texte numérisé non relu

OU LA FUITE D ICARE

Le corps du bel enfant, glissant des bras du père, S'élança dans les airs sur une aile légère.

D'abord, il entendit ces mots judicieux :

Mon fils, vole toujours entre l'onde et les cieux,

Ni trop haut , ni trop bas ! — Puis la voix paternelle

Se perdit, et l'enfant, redoublant ses coups d'aile,

Monta de plus en plus dans l'air illimité,

Joyeux de se sentir par les vents emporté.

Quel bonheur d'être oiseau! Traverser sans obstacles

Un élément limpide avec de beaux spectacles

Sans cesse sous les yeux, c'est un plaisir divin

Auquel les plus grands rois aspireraient en vain.

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