‹ Similia similibus, ou, La guerre au Canada [microforme]Chapitre 3 sur 36 · RÉFLEXION · texte numérisé non relu

RÉFLEXION

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Avant de feuilleter ce livre, le lecteur est invité à s'arrêter ici un instant, et à * méditer les paroles citées plus bas, récemment tombées des lèvre d’un grand prédicateur anglais, le vérend Bernard Vaughan, S. J.

Aux voix gémissantes qui s’élevaient autour de lui, demandant pourquoi le Tout-Puissant a permis l’épouvantable holocauste qui dure depuis 1914, ce saint prêtre a répondu :

“ Dieu aurait pu empêcher cette guerre, mais ce ne sera pas trop de toute l’éternité pour le remercier de n’eu avoir rien fait. Si ce fléau avait été retardé de dix ans, ma bien-aimée patrie serait devenue semblable à un désert mongol. Parlez de la Belgique, de la Pologne, des Serbes et des Arméniens : tout cela n’est que

jeu d’enfant comparé à ce qui attendait :

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l’exécrée Angleterre. Notre chère grande Ile, avec sés cathédrales, ses antiques chapelles et ses abbayes, aurait été entièrement dévastée. Il ne nous serait plus resté que nos yeux pour pleurer.

Voilà ce que Dieu, dans sa toute-puirsante sagesse, dans son infini amour, nous’ a épargné.”

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