Voyez plus haut, p. 167, n^ A
3. Mat. Paris, V, 704. Chronica major, et vicecom. London, p. 39.
par exemple; elle s'allia avec les communes contre la royauté 9 tandis qu'en France elle se laissa battre en brèche par la royauté alliée aux communes ; aussi aida-t-elle à fonder la liberté politique , tandis qu'en France c'est sur la ruine dç la noblesse que la royauté édifia le régime absolu. Les premiers moments d'une révolution sont les plus redoutables ; c'est une force désordonnée à laquelle il est difficile de résister. Henri III, qui n'avait pas su la prévenir, et qui n'était pas capable de la diriger, se laissa emporter au courant. Le haut personnel administratif, surtout celui de l'Échiquier, fut épuré * ; le roi lui-même dut promettre de ne rien faire à l'avenir sans l'assentiment de son conseil (12 octobre)*, jurer d'observer les Provisions d'Oxford et ordonner à tous ses fidèles a de tenir les establissemenz ke sunt fez u a faire par le Conseil » (18 octobre) '. Les shériffs durent prêter un nouveau serment ; il fut décidé qu'ils auraient tous la charte « écrite en anglais »> , scellée du grand sceau royal ; elle serait lue plusieurs fois en public, portée à la connaissance de tous et déposée au « trésor » du comté ^ ; enfin on procéda à la nomination des quatre chevaliers chargés, comme on l'a vu plus haut, de recevoir les plaintes portées contre T administration des shériffs devant la cour du comté ^ et, pour que cet article des Pro-
1. Philippe Louvel, conseiller du roi et trésorier, • qui avait causé des dommages irréparables aux forêts du roi i fut déposé par les barons au Parlement a'octobre. Sa disgrâce causa sa mort peu de mois après. Paris, V, 714, 719. Il fut remplacé par J. de Crachaie.
2. Calendarium rot. pat., p. 29. Le 4 novembre, Henri III prie son frère, le roi de Germanie, d accepter les réformes et de prêter serment à la nouvelle constitution. Shirley, II, 132.
3. Arch. nat., J. 918, no 8. Rymer, édit. de 1816, I, 377. On a de cette même pièce un texte fort précieux, en langue anglaise, transcrit comme le précédent au rôle des lettres patentes, anno 42, m. 1; un original scellé a été découvert aux archives d'Oxford. Cf. Athenceumj
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texte,
§. 386); il a publié aussi, p. 398, un texte français d'après les Annales e Burton; mais ce dernier est daté du 20 octol)re, et tout à fait différent de celui du 18, inséré au Rymer de 1816.