‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 133 sur 232 · avril 1261. Bot, pat,, anno 45, m · texte numérisé non relu

avril 1261. Bot, pat,, anno 45, m

4. Cette même année, deux des fils du comte de Leicester, Henri et Simon, furent armés chevaliers par le roi d'Angleterre, et envoyés en Gascogne pour y gagner leurs éperons en combattant les rebelles de la province. Green, Ziw* of tke princesses of England, II, 122.

repris le château de Douvres sur Hugues Bigod, la cité et la Tour de Londres» et occupait tranquillement presque tous les autres châteaux du royaume. Restaient seulement quelques mécontents qu'il espérait bientôt réduire \ »

Ces « quelques mécontents » étaient sans doute plus nombreux que le roi n'osait l'avouer» car» au lieu de pousser d'abord jusqu'au bout ces premiers avantages» Henri UI consentit à entrer en pourparlers avec ses barons ; puis les deux partis invoquèrent l'arbitrage du roi de France. « Les querelles soulevées entre le roi et nous» écrivaient à cet effet les barons à saint Louis» ne peuvent être apaisées que par vos conseils ; il n'y a pas d'autre moyen d'empêcher la confusion» la dissipation» les pertes irréparables qui menacent le royaume'. » Cet appel était certes honorable pour le roi de France ; il faisait Téloge de sa haute vertu» de son ardent désir de voir la paix régner entre les princes chrétiens ; mais saint Louis était trop sage pour y répondre à la légère. Ses conseils» aucun de ceux qui semblaient les implorer n'était sincèrement disposé aies écouter; à quoi bon alors les donner? D'ailleurs» dans le même temps» Henri III rompait définitivement avec le parti de la Révolution : le 16 août» il lançait une circulaire où il déclarait qu'il ne voulait pas voir plus longtemps son autorité amoindrie» que le choix des conseillers royaux» des gouverneurs de châteaux forts et des juges avait été de tout temps un des privilèges exclusifs de la couronne ; qu'il était par conséquent dans son droit en rappelant les étrangers» en les faisant rentrer dans son conseil» en confiant à ses amis la garde des châteaux ; il avertissait enfin ses sujets de ne pas écouter les fausses accusations qu'on portait contre lui ^

i. Bot, claus., anno 45, m. il, in cedula (sans date, mais cette cé^ dule est cousue en regard d'actes de fin mai) : • ... Augere siqaidem cupientes, per filii prospéra, filii leticiam, nos nunc proficere de momento in momentum sem])er in melius vobis nunciamus : castrum Doverie, civitatem et turrim Londonie cam ceteris castris in pace tenentes, concurrente iis communitatis assensu, exceptis quibusdam malivolis, quorum machinationes cailidas, Deo propicio, in orevi speramus eludere. • — Un mandement royal du 18 mai ordonne de chasser du royaume • omnes extraneos. quos S. de M. comes L. nititur introducere ». Pat., anno 45, m. 3, a.

2. Rymer, 20 juillet 1261. Le roi déclare que» s*il était entré en pourparlers avec ses barons, c'était d'après les conseils de Louis IX.

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