Annales de Dunstable, p. 235; Annales de Wykes, p
3. Le 18 septembre, le roi ordonne aux chevaliers et libres tenanciers, semons de venir avec armes et chevaux à Pevensey, de se mettre à la disposition du jeune Simon, pour prendre dans ledit château les ennemis du roi • que homicidia, incendia, depredaciones et alia enormia perpétrant. • (Rot, pat,, anno 48, m. 3, d.) — Le 8 novembre, il ordonne de payer à Simon 700 marcs t in partem satisfactionis expensarum quas fecit circa obsidionem castri de Pevensey ■ {ibid.y anno 49, m. 29).
4. Pendant ce temps-là, Henri de Montfort, fils aine du comte de Leicester, saisit la laine dans tous les ports; « et sic detrectando miii-
que son père faisait tous ses efforts pour empêcher ses ennemis de se reformer au dehors et de revenir en Angleterre.
La reine Aliénor n'avait pas en effet, même après Lewes, interrompu ses grands préparatifs. Pour détourner cet orage qui s'amoncelait sur les côtes de France, le comte de Leicester^ maître du sceau et de la volonté de Henri III, fit écrire à saiqt Louis pour le prier d'empêcher toute levée de troupes et d'argent dans ses domaines (6 juillet) * ; il lui rappelait (2 août) que le roi d'Angleterre était son homme lige, qu'il était en paix avec lui, qu'enfin une descente des étrangers en Angleterre compromettrait la sécurité des otages et soulèverait la nation'. En même temps, il envoyait de tous côtés des ordres pour que tout le pays s'armât, et se tînt prêt à repousser l'invasion qui le menaçait ; il levait des impôts extraordinaires sur les bourgeois et sur le clergé ; il négociait au nom du roi un emprunt en vue d'équiper une flotte*. Toutes ces mesures ne furent pas prises en vain, et l'on apprit bientôt que les troupes assemblées par la reine Aliéner étaient retenues par les vents contraires, ou, ce qui est sans doute plus exact, par le manque d'argent, puis qu'elles s'étaient dispersées*.
Ce n'était là qu'un répit sans doute ; mais gagner du temps est chose précieuse pour tout gouvernement provi-
tiam, de milite strenuo, commani nuncupatione lanarîus est efTectus. > Annales de Wykes, p. 159.
1. Shirley, Royal letters, II, p. 257. — Corap. dans Boutaric, la correspondance de ïa reine Aliénor avec le comte de Poitiers. — Annales de Dunstable, p. 233.
2. Ibid,, p. 264, 267. Remarquons que Henri III écrit «à Tévéque de Noyon, à Tarchevèque de Reims, à Tévêque de Langres, au duc de Bourgogne et à la comtesse de Frandre t tanquam paribus Francie et domini régis Anglie >. 11 écrit de même à S. de Nesle, Pierre le Chambellan, à Tarchevèque de Rouen, aux évèques d'Evreux et de Bayeux « tanquam consiliariis domini régis Fr. >.
3. Jbid,, p. 259, 271. Rymer, à la date des i*^ et 3 septembre. Bot. litl. pat., anno 48, m. 11, d. (19 Juillet). Le 4 septembre, le roi donne pleins pouvoirs à Simon de Monfort et à G. de Furnival pour faire, au nom du roi, un emprunt, en vue d'équiper une flotte contre les étrangers (ibid.y m. 4.) — Un autre acte du 7 septembre constate que le clergé avait accordé au roi la dime de tous les revenus ecclésiastiques (t6ta., m. 4.); le roi reconnaît (18 octobre) qu'en cette circonstance, le clergé avait été plus libéral que jamais, et il déclare que cette générosité ne servira pas de précédent {ibid.j m. 3.).
4. Rishanger, Chron, de Bellis, p. 38. Annales de Wykes, p. 155, de Worcester, p. 453.
soire. Simon de Montfort en profita pour négocier. Au traité de Lewes il avait été convenu que les Provisions d'Oxford seraient soumises à l'examen de quatre arbitres, deux Français et deux Anglais, le légat étant chargé, s'il y avait lieu, de départager les voix*. On ne recommençait cependant pas la faute commise à Amiens. En réclamant à nouveau l'arbitrage, sinon du roi de France, du moins de ses meilleurs conseillers, les barons montraient clairement qu'ils tenaient le Dit d'Amiens pour nul et non avenu ; en acceptant le rôle d'arbitres, les seigneurs français admettaient implicitement cette prétention; enfin Louis IX, en consentant à reprendre les négociations, mettait à néant sa propre sentence. Soumettre, encore après Lewes, leur cause au roi de France, était donc de la part des barons anglais un acte de réelle habileté. Henri 111 de son côté supporterait mieux son humiliation tant qu'il verrait une porte ouverte du côté de la France. Il fut donc décidé que le roi d'Angleterre viendrait s'établir à Douvres et le roi de France à Boulogne ; on pourrait ainsi communiquer chaque jour par des messagers, et travailler de concert à la conclusion de la paix (juillet*). Cet arrangement avait un double avantage : les deux rois étaient assez près pour que les négociations ne souffrissent pas de sérieux retards, et assez loin pour que leur influence personnelle se fit moins sentir. Cette fois d'ailleurs, il était bien entendu que de toute manière les étrangers seraient exclus du gouverne-
1. Purco ke len voet ki len sache ke la forme de pes ke est acorde entre le Rey et se barons est purvue en bone faye, bien volent les Barons ke le Ercevesk de Rouen et mun sir Pères le Chamberlayn, le Evesk de Londres et sir Hiigh le Despenser voient et oient les achesuns et les resuns pur quay la forme est issi acorde. Et, si cest quatre la trovent bone et reynable, si demoerf ; et, si il a que amender u adrescer par le agarde des Quatre u de très, de eus seyt amenaé et adrescé. Et gurgent ke bien et leaument le frunt a leur acient; et bone seurté seyt fet, ke leur dit et leur ordenement seynt fermement tenuz. Et si len voet ke le légat sait le quint, pur la mise fere plus certeyne, si seyt il maundé suiement en co ke le quatre u le treys ne se purrunt acorder. Et mestier est ke len noteye ke estraunge gent ne seynt du consayl, ne ayent balyc en la terre, et en sèment ke leur dit ne pas (?) for en Engleterre {Bot, pat., anno 48, m. 4, cedula, in dorso). — Le 26 mai, Henri III priait le roi et la reine d'Angleterre dMnviter « venerabiles patres, prelatos et barones regni vestri ad istud negotium electos », à déclarer le plus tôt possible leur avis, « si qua eciam via pacis alia brevior nobis et regno nostro magis idonea possit inveniri •. Bot. claus., anno 48, m. 6, d.