‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 154 sur 232 · Potthast, no · texte numérisé non relu

Potthast, no

2. C'est ce qu'il fait expressément dans une bulle du 18 novembre 1263, analysée par Posse, Analecta vattcana, n9 310.

Sainte-Sabine, fut envoyé à Boulogne-sur-Mer*; mais pour ne pas se laisser arrêter par les négociations dilatoires qu'on entamait dans cette ville, il voulut passer aussitôt en Angleterre, et y porter lui-même les ordres du pape. Son arrivée n'eût pas- manqué de causer, sinon des désordres daijs le royaume, du moins des défections dans le gouvernement. On les prévint en lui interdisant l'entrée du pays. Le légat donne l'ordre de mettre en liberté les deux rois et les princes (12 août) ; on ne l'écoute pas. Il invite les évêques de Londres, de Worcester, de Winchester et de Chichester avenir conférer avec lui, avec l'archevêque de Canterbury et avec les autres évêques et clercs émigrés ou exilés ; les barons les empêchent de passer. Le légat excommunie alors Simon de Montfort, Gilbert de Clare, Roger Bigod, Hugues Despenser et leurs partisans, les bourgeois de Londres et ceux des Cinq-Ports; et pourquoi? « Parce qu'ils lui ont interdit l'entrée de l'Angleterre ; parce qu'ils retiennent en prison les rois d'Angleterre et de Germanie, et gardent deux princes en otage, sous le vain prétexte du traité de Lewes ; enfin parce qu'ils refusent d'abjurer ce qu'ils appellent les Provisions d'Oxford » (29 septembre*). Les évêques porteurs de ladite bulle d'excommunication abordent cependant en Angleterre ; ils sont aussitôt arrêtés par la police des Cinq-Ports ; on visite leurs bagages, on saisit la bulle, qui est déchirée en morceaux et jetée à la mer\ L'évêque de Bath ose néanmoins fulminer l'excommunication; pour le punir, on détruit ses propriétés*. Enfin les prélats favorables à la Révolution s'assemblent à Reading et en appellent à un concile général; une grande partie du bas clergé approuve cette protestation, à laquelle les barons apposent leurs sceaux, à côté des sceaux des évêques et des abbés*. Désormais la rupture avec le

Page 1