Annales de Wykes, p
5. Rishanger, Ckronicon de Bellis, p. 39. Après la mort d'Urbain IV (^ octobre 1264), ce même légat. Gui Foucod, dont on vient de parler, devint pape (5 février 1Î65), sous le nom de Clément IV; sur le trône de Saint-Pierre, il continua d'être l'ennemi déclaré du comte de Leicester : le 27 avril 1265, il autorisait Henri, père du roi de Navarre, à contracter tel mariage qu'il voudrait au quatrième degré
Cr. Bémont. Simon de Montfort. 15
Saint-Siège est complète, et la majorité du clergë anglais définitivement compromise dans la Révolution.
Plus on avance, plus la situation se simplifie et devient périlleuse. Deux camps sont en présence : au dehors, les étrangers, la reine d'Angleterre et le pape ; au dedans, les partisans du roi déchu, tels que les seigneurs de la Marche Galloise. Ce sont les ennemis déclarés, puissants et irréconciliables des barons. Leurs amis au contraire sont nombreux parmi les chevaliers des comtés, parmi les bourgeois, plutôt même encore peut-être parmi le bas peuple de quelques grandes villes intéressées au triomphe d'une Révolution dirigée contre l'arbitraire royal; c'est aussi la majorité du clergé brouillée avec Rome et enfin les Gallois indépendants. De l'extérieur, au moins pour le moment, on n'avait pas trop à craindre, puisque le roi de France et Alfonse de Poitiers offraient leurs bons offices aux deux partis, en refusant à l'un ou à l'autre tout secours effectif, et puisque la grande Armada s'était dissipée d'ellemême; mais à l'intérieur, l'Angleterre était loin d'être pacifiée ; les seigneurs de la Marche Galloise avaient repris les armes. Il ûiUait les réduire au plus tôt.
Vers la fin de novembre, Simon de Montfort réunit une grosse armée à Northampton, et, menant le roi avec lui, marcha vers les révoltés de l'Ouest. Le 13 décembre, il était à Worcester, et, bien que les ponts de la Sevem eussent été coupés, il passa le fleuve, donna la main à son allié le prince de Galles, ravagea les terres de Roger de Mortimer, et pénétra jusqu'à Montgomery. Les rebelles n'eurent la paix qu'en s'engageant à quitter le pays pendant un an*.
C'est pendant son séjour à Worcester, au moment où la soumission des seigneurs de la Marche Galloise semblait mettre fin à la guerre extérieure, que Simon de Montfort envoya ses premiers ordres pour la réunion d'un Parlement extraordinaire chargé de couronner l'œuvre victorieuse si bien commencée à Lewes. Il fit tout d'abord publier dans chaque comté le texte des articles arrêtés au mois de juin
de consanguinité, « exceptis tamen filiabus Simonis c. Leycestrie, et omnium eidem Simoni adnerentium ». Bréquigny, Table des Diplômes, VI, 448. Potthast, n» 19110.