Rot. pat., m
3. Nous sommes très bien renseignés sur le séjour d'Âliénor à Douvres, par le compte de son hôtel, publié par M. Botfîeld : Mantiers and nomeliold expenses.
4. Le 14 mars, mandement • Henrico de Monteforti, constabulario Dovore. . . t ; dans une autre charte du 15 avril, Henri est appelé gardien des Cinq-Ports. Bot. claus., m. 8 et 6. Le 14 mars, le nom du comte de Leicester se trouve parmi ceux des témoins d'une charte de donations et de privilèges accordée par Henri 111 aux gens du comté de Middlesex. Monumenta GuildhàUae Londiniensis (Bolls séries).^ II, 2«part., p. 665.
tivant l'amitié des bourgeois et en achetant partout des armes.
Tous ces préparatifs imposèrent sans doute à l'ennemi qui n'osa risquer aucune tentative sérieuse dans le Sud; mais il alla débarquer en Galles. Jean de Varenne et Guillaume de Valence, à la tête d'une petite troupe, abordèrent non loin de Pembroke et vinrent donner la main aux seigneurs de la Marche galloise qui tenaient déjà la campagne.
Ces derniers, commandés par Cliflfbrd et Mortimer, avaient tenu aussi peu de compte du traité de Worcester qui les condamnait au bannissement f décembre 1264), que Pierre de Savoie et ses partisans de la sommation qui leur avait été faite de se rendre au Parlement du 1" juin; ils étaient restés en armes pendant tout l'hiver, dans l'espoir d'être bientôt rejoints par les chefs étrangers. Dès lors, les deux troupes réunies pourraient agir de concert. La défection de Gilbert de Clare, comte de Gloucester, vint encore augmenter leur audace, et leur confiance dans l'avenir.
Le comte de Gloucester avait combattu et vaincu à Lewes, à côté de Simon de Montfort; il avait pris une part active à la réformation du royaume ; il était un des trois électeurs; mais il n'était pas encore satisfait. Il était jaloux du pouvoir exercé par Simon de Montfort, et peutêtre n'avait-il pas tout à fait tort de craindre et de se plaindre. Le comte de Leicester ne concentrait-il pas, soit entre ses mains S soit entre les mains de ses enfants, les principales forces du pays? Le roi n'était-il pas toujours, non seulement prisonnier, mais annulé, réduit à fêter tristement les fêtes de Noël, tandis que le vrai chef du royaume, Simon de Montfort, les célébrait avec magnificence, au miheu d'un grand concours de chevaliers, dans son châ-
1. Il avait la garde de toutes les terres possédées })ar Richard d* Allemagne en Devon (Rymer, 13 décembre 1264). Il s'était fait céder
§ar Edouard le comté palatin de Chester : i dicto Simoni, cui Edwardus edit comitatum, castra et honorem Cestrie in escambium quarumdam terrarum et tenementorum que idem cornes dédit Edwardo. .. » Bot, pat., anno 49, m. 27, 24 décembre 1264. Par une charte du 20 mars 1265 (Rymer), Henri III rappelle qu'il a donné au comte de Leicester le comté, les places fortes et Thonneur de Chester, le château et rhonneur du Peak et Newcastle under Lyme, avec la ville et toutes ses dépendances; il Tautorise à revendiquer tous les droits du roi dans ces terres et châteaux et d'en jouir paisiblement. Rymer.
teau fort de Kenilwortli*? Où son ambition s'arrêterait-elle? Plus la puissance de Simon grandissait, plus le jeune Qilbert se sentait avec impatience relégué au second rang . Déjà au grand Parlement, les deux comtes s'étaient pris de querelle; Gilbert de Clare avait reproché à Simon, non seulement de garder sous ses ordres des chevaliers étrangers, établis sur sa terre et dans son comté, mais encore de leur confier la garde d'importantes forteresses, comme Douvres, Windsor, Wallingford*. Puisque la Révolution avait été faite contre les étrangers, convenait-il à Simon d'en maintenir lui-même en Angleterre ? Il avait fallu donner satisfaction aux justes observations de Gilbert; et c'est à ce prix seul qu'il s'était réconcilié avec son rival (15 janvier)'. En outre, il était mécontent de voir les fils du comte prendre dans le gouvernement une place de plus en plus importante, et il s'était fait « le détracteur secret ou avoué de leur gloire»^; un jour même il s'était pris de querelle avec l'aîné de ces enfants, Henri de Montfort^ Enfin Gilbert de Clare était personnellement intéressé à se faire des amis du côté du pays de Galles, car c'était sur les frontières de cette contrée, tout le long de la vallée de la Sevem, qu'étaient situées ses terres; les Mortimer et les Clifford étaient des voisins incommodes et dangereux, qui ne cessaient d'y porter le ravage. Toutes ces raisons avaient contribué à détacher peu à peu Gilbert de son alliance avec le trop puissant Protecteur. Au mois d'avril 1265, et tandis que Simon de Montfort tenait royalement sa cour au manoir d'Odiham, il invita ses partisans à un grand tournoi qui devait avoir lieu à Northampton ; c'était un moyen de montrer sa force sans déclarer encore la guerre. Simon résolut de l'empêcher. Il lui signifia d'avoir à chasser de ses terres les barons gallois qui venaient d'y pénétrer, puis, sur son refus, il marcha contre lui, accompagné du roi et