Ibid
4. C'est ce qu'indique très nettement la Chronique de Battle, dans le fragment publié en Appendice : c comes vero Glovernie, videns filios comitis m immensum efferri, invidet; quia nec clam nec palam eorum gloriam detrahere non cessavit. t
5. Chronique des maires de Londres, p. 73. Annales de Waverley, p. 362. Rishânger, p. 41.
de son fils, libres de nom, prisonniers de fait, tant ils étaient étroitement surveillés. Il était le 11 avril à Northampton, évacué par Gilbert de Clare, le 30 à Qloucester, où il perdit une quinzaine en vains pourparlers, le 10 mai à Hereford, où, dix jours plus tard, il imposait la paix à son rival; c'était la troisième fois depuis quatre mois* ! Gilbert de Clare, ramené de force à l'alliance avec le comte de Leicester, n'est plus désormais, lui aussi, qu'une sorte d'otage entre les mains de ce dernier. Réconcilié en apparence, il se trouve en réalité dans la même situation que le prince Edouard, aussi les verra-t-on bientôt conspirer et s'échapper en même temps.
Cette demi-révolte de Gilbert de Clare était un mauvais présage pour la campagne qui s'ouvrait contre les ennemis de la Révolution. Aussi le comte de Leicester s'efforçat-il de réparer le mauvais effet qu'elle avait produit dans le pays. De Hereford il annonça aux shériffs (10 mai), que toutes les mesures étaient prises pour empêcher les étrangers débarqués sur la côte méridionale, d'aller rejoindre Jean de Varenne et Guillaume de Valence arrivés en Galles; il leur ordonna d'arrêter tous ceux qui faisaient courir de faux bruits sur la marche du roi contre les insurgés de la Marche galloise; le roi, disait-il, n'avait contre ces derniers d'autre dessein que de les contraindre à exécuter les conventions de Worcester, c'est-à-dire à s'exiler*. En outre il convoqua le Parlement pour le l" juin', non pas un Parlement extraordinaire, comme celui de février, mais l'assemblée régulière des prélats et des barons, chargés de délibérer sur les affaires du royaume.
Ce Parlement, qui devait se tenir à Winchester, ne fut certainement pas réuni, car au 1" juin le roi était encore sur la frontière du pays de Galles, attendant passivement que le hasard se chargeât de modifier sa piteuse condition de roi-sujet.
L'efibrt dont le père était incapable, le fils le tenta.
1. Rishanger, Chron. de Bellis, p. 42. Rymer, à la date du 16 février. Primat, HisL de France, XXIII, 18. Annales de Waveriey, p. 362. Le 20 mai, le roi mande aux shériffs de Shrewsbury et de Stafford de porter à la connaissance de tous qu'il y a paix entre Simon de Montfort et Gilbert de Clare. Rymer, édition de 1816.