‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 17 sur 232 · Wilken, Geschichte der Kreuzzûge, VI · texte numérisé non relu

Wilken, Geschichte der Kreuzzûge, VI

3. Celui-ci avait cependant écrit peu auparavant à ses procureurs en cour de Rome de faire leur possible pour appuyer Pierre de Bretagne dans sa dispute avec Simon de Montfort. Shirley, JRoyal letterSy II, 16.

4. Mat. Paris, III, 610 ; cf. Appendice, n» 34. Prothero doute encore qu'il ait pris une part effective a cette croisade. La publication du t. IV ae M. Paris est venue lever tous les doutes.

quoique enceinte, l'avait accompagné jusque-là; elle resta en Pouille, dans un château qui lui avait été donné, près de Brindisi, avec un vaste domaine \ L'armée des Croisés anglais se trouva réunie tout entière dans la ville d'Acre en octobre 1240.

Cette croisade fut, on le sait, peu fertile en exploits guerriers. Le comte Richard dépensa des sommes considérables pour fortifier Ascalon et racheter les prisonniers chrétiens; c'est ainsi qu'Amauri de Montfort fut délivré*. Quant au rôle personnel joué par le comte de Leicester, on rignore. Du moins nous possédons une curieuse lettre adressée à l'empereur Frédéric II par les « barons, chevaliers et citoyens du royaume de Jérusalem » ; ils le prient de leur donner pour gouverneur, et jusqu'à la majorité du jeune Conrad, Simon, comte de Leicester; celui-ci devra jurer de faire respecter les droits de l'empereur et de son fils; pour eux, ils jureront d'obéir à Simon a comme au corps de l'empereur »; ils supprimeront la cloche, les conseils, les capitaines de la commune, « sauf ceux qui étaient avant que l'empereur fût maître du pays » (17 juin 1241)'. On ne pouvait faire im meilleur choix : beau-frère du roi d'Angleterre et du riche comte de Cornouailles, frère du connétable de France, cousin de seigneurs avantageusement établis en Terre-Sainte, le comte de Leicester était un des personnages les plus marquants de l'armée; mais, soit qu'il ait décimé l'honneur qu'on lui voulait faire, soit que l'empereur n'ait pas consenti à lui confier la tutelle de son fils mineur, soit pour tout autre motif, la lettre du 17 juin resta sans effet : au commencement de l'année suivante^ le comte de Leicester revenait en France avec le duc de Bourgogne \

Dans le même temps, Henri III, à l'instigation de sa

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