Annales d'Osney, p
7. Le 29 septembre 1282, le procureur d'Amauri, Mathieu des Essarts, chanoine d'York, présente a l'évêque de Winchester Richard de
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connaître d'ailleurs qu'il ne fit rien pour mériter de rentrer en grâce. Deux ans après sa mise en liberté, il souleva la vive indignation du roi d'Angleterre en faisant citer par devant la cour de Rome le frère du roi, Edmond, comte de Leicester et de Lancastre ; à ce propos Edouard rappela, non sans aigreur, les privilèges maintes fois accordés à ses prédécesseurs, en vertu desquels les procès en matière de fief, de dot et de causes pécuniaires devaient être exclusivement réglés par les tribunaux anglais, sans pouvoir être jamais portés hors du royaume*. Par une lettre très sèche et très dure, il fit défense à Amauri de poursuivre plus loin l'affaire (28 décembre 1284). Amauri protesta de la pureté de ses intentions, se plaignit que le roi eût omis dans sa lettre toute formule de politesse, et déclara qu'il renonçait à l'instance, non parce qu'on lui avait fait défense, mais parce qu'il eût été désolé de faire de la peine à son bon cousin, le roi d'Angleterre (1" mars 1285)*.
Cette lettre de rétractation fut envoyée de Paris. Amauri paraît y avoir séjourné encore pendant quelque temps \ Puis il se retira en Italie. Là, dit-on, il quitta l'habit ecclésiastique pour la cotte de mailles du chevalier. On nous le montre même* combattant à côté de son frère Gui, dans le combat où celui-ci fut fait prisonnier; mais rien n'est moins assuré. 11 servit de tuteur aux deux filles de Gui, et mourut en 1292. Avant la fin du siècle, il ne restait donc plus personne de la descendance mâle de Simon de Montfort, l'illustre et infortuné comte de Leicester.
• Cermeinstre ■, chapelain d* Amauri, pour l*église de i Burchonia >. Clairembault, 1188, fol, 31. — Le 21 décembre, Mathieu des Essarts remit à Nicolas de Waltham ses pouvoirs de procureur ; ibid.