‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 48 sur 232 · Thompson, Gentleman' e Magazine; loc. cit · texte numérisé non relu

Thompson, Gentleman' e Magazine; loc. cit

bres, le titre auquel ils en fout partie, le paiement ou l'exemption de la taxe à laquelle était soumis tout membre nouveau. La condition des bourgeois s'améliore aussi : les obligations serviles auxquelles ils étaient tenus avaient déjà été réduites à un cens annuel . Robert IV leur fit remise de cet impôt et de plusieurs autres.

Telle était la condition de Leicester au moment où elle passa sous la suzeraineté de Simon. Enrichie par le commerce de la laine, déjà gratifiée d'importants privilèges, elle devait attirer l'attention du nouveau comte. Peu de temps en eflfet après la renonciation solennelle d'Amaury de Montfort (1 1 avril 1239), Simon accorda (3 mai) « à ses libres bourgeois présents et futurs » la remise de tous droits nouveaux. Robert IV leur avait inféodé son pâturage de Cowhey; Simon confirme cet acte, en s'engageant à n'y faire paître ni gîter ses troupeaux, mais à en laisser à ses bourgeois la pleine et exclusive jouissance, moyennant une rente annuelle de trois deniers par tête de bétail, en sus d'un « poulet de cent sous » *. A ces concessions, deux chartes, qui ne sont pas datées, en ajoutent d'autres : dans l'une, Simon fait remise à u ses hommes » de Leicester « de tous les deniers qu'ils payaient annuellement pour la moisson du comte, ainsi que pour les troupeaux admis dans le défens de Leicester, « et pour les charrettes qui portaient le blé des gens de la ville à d'autres moulins que ceux du comte » ; en retour, les bourgeois durent lui donner quinze marcs d'argent*. L'autre charte tient quittes ces mêmes bourgeois « de tous droits exigés aux ponts de la ville (briggesilvir) et de tous les impôts mis sur les maisons dans l'intérieur de la ville (govelpennii) » , à condition qu'ils promettent de payer une rente annuelle de 56 sous et 8 deniers'.

Comme plus d une ville anglaise, Leicester avait conservé une très ancienne coutume, d'origine probablement celtique, d'après laquelle l'héritage du père de famille passait non au premier né, mais au dernier né des fils. Cette coutume du Borough english, si contraire aux institutions

1. Appendice, n» 41 : « pro hac autem remissione, relaxacione et quieta clamacione, dederunt mihi prefati burgenses mei unum pullum preciî centum solidorum pre manibus. t

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