Sur tous ces points, cf. Gneîst, V. f. G., p
2. The english village community examined in ils relation to the manorial and tribal Systems^ and to the common and open fied system of huihandry. Londres, Longraans, 1883.
3. 4 janvier 1248, ordre du roi au bailli de la forêt de Melksham (Wilts) et à celui de la forêt de Chippenham (ibid.) de procurer à la comtesse de Leicester 15 biches et 5 daims « ad parcumde Hungerford instaurandum de dono régis 9. Bot. Clatts., anno 32, m. 14. Cf. le récit raconté par Mat. Paris, V, ;U3 (à l'année 1252), d'une invasion faite par G. de Valence ■ in indaginem, que vulgariter parcum appellatur, Eliensis episcopi... • Cf. Ducange, v« Indagines.
engages, plus ou moins^ dans les liens du servage. En un mot, ces terres étaient soumises au même système d'aménagement que les terres concédées par le seigneur à la communauté des vilains.
D'après M. Seebohm, le territoire exploité du manoir comprenait : P les prairies communales ; 2° les terres arables. Celles-ci étaient généralement réparties en trois cantons, qui étaient successivement cultivés en seigle et en froment, puis, l'année suivante, en orge et en avoine, et enfin laissées en jachère pendant la troisième année. Le territoire entier du village, ou /oM/'h^t?, est divisé en un grand nombre de parcelles, qu'il est défendu d'enclore, et dont la dimension se ramène d'ordinaire à celle d'un acre carré, soit une surface de quarante perches (de seize pieds et demi) de long sur quatre de large. Les paysans fortunés possèdent en général, outre une maison au village, un bien formé de trente de ces parcelles, à raison de dix dans chacun des trois cantons entre lesquels s'opère la rotation annuelle rappelée plus haut. Cette sorte de possession est désignée par l'expression de virgata terrae (yard land). Les parcelles qui la composent ne sont pas contiguës; il est rare qu'un même cultivateur en possède deux à côté l'une de l'autre. Ce bien rural* est donc un tout complexe, formé de champs disséminés sur toute la surface du territoire ; mais c'est un tout indivisible : il se transmet en bloc à l'aîné, ou au plus jeune, toujours à un seul des fils du tenancier défunt, avec la maison que chaque chef de famille possède aussi dans le village. Cette classe supérieure de tenanciers est désignée d'ordinaire par le mot de villani. Ceux qui possèdent seulement quelques parcelles du territoire et, à qui leur pauvreté ne permet pas d'avoir un bœuf pour contribuer au labourage en commun des terres du village, paraissent, sous le nom de cotlarii ou de bordarii, former une classe inférieure de paysans. Au-dessous d'eux enfin il n'est pas rare de rencontrer encore des serfs, qui ne possèdent pas de terre et qui, la plupart du temps, se retrouvent dans la domesticité du seigneur".
i . Le possesseur d'une vergée de terre devait avoir au moins 2 bœufs. Le possesseur de 4 vergées de terre (c'est cette quantité qu'exprime le mot saxon de hida) en avait 8, soit l'attelage complet d'une charrue.