‹ Simon de Montfort, comte de Leicester: comte de Leicester, sa vie (120?-1265Chapitre 94 sur 232 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. En 1235 ; cf. Wendover-Paris, III, 327. Nous avons les comptes de l'aide levée à propos du mariage d'Isabelle dans la Testa de Nevill.

grands leur avis, et qu'ils ne pouvaient payer pour une faute dont ils étaient innocents. On finit par s'entendre-: la Grande Charte fut jurée encore une fois, la sentence d'excommunication contre toute personne qui la violerait fut renouvelée; un comité de surveillance fut accepté par le roi; dans chaque comté l'impôt serait levé par quatre loyaux chevaliers assistés d'un clerc nommé par lui ; l'argent recueilli serait déposé dans un lieu sacré ou dans un château, et, si le roi voulait détourner cet argent à d'autres usages qu'au profit du royaume, on rendrait à chacun ce qu'il avait dû payer*. En 1244, le Parlement accorda encore une taxe de vingt sous par chaque fief de haubert mouvant directement du roi*. Enfin en 1253, Henri ayant promis de partir pour la Croisade, obtint la dîme des revenus ecclésiastiques pour trois ans à partir du jour où il partirait pour Jérusalem, et un écuage de trois marcs par fief de haubert, à condition de jurer une fois de plus la Grande Charte'.

Toutes ces concessions ne suffisaient pas encore pour satisfaire les besoins de Henri III : la Grande Charte à peine jurée, il la violait sans pudeur; malgré la lettre expresse de cet acte solennel, il ne se fit pas faute de lever des taxes non consenties : en 1230 pour son expédition en France*, en 1235 pour le mariage de sa sœur Isabelle*; en 1242 pour son expédition en Poitou * ; en 1249, ne pouvant obtenir des grands aucun subside, il en demande directement à ses sujets par l'intermédiaire de Simon Passelewe et des shériiTs^ ; en 1254 il extorque, en les menaçant des derniers traitements, des sommes considérables aux Juifs * ; il taxe les villes, surtout Londres, cette cité de « vils marchands » , malgré la coutume et ses antiques privilèges*.

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