SCÈNE II
DUGAST, SIMONE.
DUGAST.
Alors, vous allez être veuve?
Mais oui.
DUGAST.
Ça VOUS ennuie?
Bah! Tabsence de mon mari ne sera pas de longue durée.
DUGAST.
Vous ne lui avez pas demandé de vous emmener?
Il fait un voyage d'affaires, je le gênerais... non, j'avais pensé à aller passer quelques jours aux Fondrettes, auprès de ma tante... mais ça la dérange... et puis...
DUGAST.
Et puis, vous adorez Paris...
A vous parler franchement, oui.
DUGAST.
Le fait est que c'est encore là qu'oa se distrait le plus facilement. Alors, ç*a été beau cette preraière?
Superbe.
DUGAST.
Je ne vous demande pas si vous avez vu madame Mauryas.
Je suis allée la féliciter.
DUGAST.
C'est une bien gentille petite femme.
SIMONE, sèchement.
Très gentille.
i DUGAST.
Je connais moins son mari. Quel homme est-ce?
SIMONE, virement.
Ah! charmant. L'homme de son talent, tout à fait. Une nature d'élite. Artiste jusqu'au bout des ongles... nerveux à l'excès, d'une nervosité presque féminine. Mais, à cause de cela même, très affiné, très quintessencié, et comprenant à merveille les sentiments les plus compliqués. Un grand musicien, avec cela. Allez entendre Ariane, et vous verrez. Ahl Rose n'est pas à plaindre.
DUGAST.
Tudieu, quel enthousiasme ! Prenez garde !
A quoi? Vous ne me supposez pas capable de m'éprendre du mari de Rose?