CHAPITRE LXXX
ramide ’ à quatre faces, sur lesquelles furent gravées en lettres d’or, et sur du marbre noir, les inscriptions suivantes que j'ai cru devoir placer ici, parce qu’elles sont peu connues. La face du côté des Barnabites contenait ces inscriptions :
Quod sacrum votumque sit memoriæ, perennitali, longævitati, salutique maximu, fortissimi et clementissimi Principis Henrict IV. Galliæ et Navarræ Regis Christianissimr.
Audi, viator, sive sis extraneus, Sive incola urbis cui Paris nomen dedit, Hic alta que sto pyramis, domus fui
Castellæ, sed quam diruendamn funditüs
" Ce monument de vingt pieds de hauteur, ressemblait moins à une pyramide, qu’à une fontaine publique. Le plan était carré ; et l'élévation présentait sur chaque face deux pilastres et deux frontons, uu circulaire , et l’autre triangulaire. Au-dessus de cette ordonnance, étaient quatre statues représentant les quatre vertus cardinales; au milieu de ces quatre figures, s'élevait un obélisque d’assez mauvais goût, surmonté d’une croix, Ce monument fut gravé dans le temps par Jean Leclerc, père du célèbre Sébastien, graveur du roi. Lorsqu’on détruisit cette pyramide, les jésuites alors en faveur, firent enlever toutes les épreuves de cette gravure, afin qu’il n’en restât aucune trace. Il ne s’en trouve maintenant
que dans les cabinets de quelques curieux.
SING ULARITES HISTORIQUES.
Frequens Senatus crimen ultus censuit, Hèc me redegit tandem herilis filius, Malis magisiris USUS, et schola impia, Sotericum, eheu/ nomen usurpantibus , Incestus et mox parricida in Principem Qui nuper urbern perditam servaverat, Et qui favente sæpè viclor numine , Deflexit ictus audaculi sicarti, Punctusque tantûm est dentium septo tenus.
Abi viator : plura me vetat loqui
Nostræ stupendum civitaus dedecus.
TRADUCTION
«Soit consacré à la mémoire, à l’immortalité, au salut du très-grand, très-puissant, trèsclément prince Henri IV, roi très-chrétien de France et de Navarre.
» Écoute, passant , étranger, ou habitant de
la ville à laquelle le troyen Paris a donné son nom : je suis une haute pyramide, et j'étais la maison de Châtel; mais le parlement , pour venger un crime atroce, m'a détruite de fond en comble. Voilà l’état pitoyable où m'a réduite le fils de mon possesseur, pour avoir reçu des leçons impies, et sucé les maximes pernicieuses de ses maîtres, qui, hélas, ont usurpé le nom du sauveur. Ce fils, d’abord incestueux, devint bientôt le parricide de son prince qui venait de sauver la ville de sa perte, et qui, favorisé de