AVANT-PROPOS
Quand la préface de l'édition française de la Vie de Cartier a été écrite et imprimée, l'univers passait par la période la plus critique de la grande guerre, et le Dominion se trouvait aussi traverser des temps particulièrement sombres et gros de détresse. Avec le triomphe complet et écrasant de la cause des Alliés, le monde a heureusement vu se lever une nouvelle ère. Le Dominion a pu faire face à la tempête de discorde de races et de sections qui, à une certaine époque, menaçait de mettre obstacle à la complète réalisation du grand idéal des Pères de la Confédération, c'est-à-dire un Canada Uni. Un meilleur esprit se manifeste maintenant partout ; on est mieux disposé à reconnaître le rôle éminent que les Canadiens-Français ont joué et continuent à jouer dans l'existence du Dominion. Ce nouvel esprit arrive en temps voulu, car les efforts réunis de tous les Canadiens vont être nécessaires pour accomplir le grand œuvre de reconstruction, dont la réussite reste subordonnée à des conditions de paix et d'harmonie.
En constatant cet heureux changement, les paroles inscrites dans la préface de la présente édition de la vie du grand Père Canadien-Français de la Confédération, conservent tout leur à-propos, car elles s'appliquent maintenant tout aussi bien qu'à l'époque où elles furent écrites, et elles resteront toujours applicables pour tout ce qui a trait aux relations qui doivent exister entre les deux grandes races du Canada.
Un dernier mot :
Les Canadiens de langue française et anglaise devront toujours être, non pas des ennemis, mais des frères, non pas des adversaires mais des alliés, réunissant en commun leurs efforts, dans la paix et l'harmonie, pour l'édification et l'agrandissement d'une puissante nation canadienne.
| sira mu < I
Décembre 1918. \* <3V> -6*^ /