‹ Sir Georges-Etienne Cartier [microforme]Chapitre 2 sur 3 · ED TP · texte numérisé non relu

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Vainqueurs à Saint-Denis, ils succombent à Saint-Charls, à Saint- Eustache, à Napicrville, victimes de leur patriotisme, écrasés par lo nombro. Mais lour sang n'a pas été versé on vain pour la cause de la li.

borté ! La conduite valeureug de cette poignée de bravos, fit connui tre à l'Angleterre ce que les Cunadiens-français pouvaient faire, si elle persistuit à leur refuser justice.

Hâtons-nous de jeter un voile sur cette période sanglanto de notro histoire. Détlournons nos regards de l'incendio qui consume des pa 1oissex entières,des prisons qui regor gont des prévenus politiques, de l'échafaud qui se dresse pour l’immola.:

tion de nobles existences, Saluons plutôt l'entrée de Gcorges-Etienne Cattier duns la vie politique, et sui.

vons-lo pas à pas, 1 l'œuvre du developpement do nos frinchises constitutionnelles, judiciaires et municipales,

Lo comté do Verchéres lui con.

fiait, en 1848, le mundat do député.

La responsabilité ministérielle nous avait été accordée, et deux hommes d'état remarquables, MM. Lafontaine et Baldwin, présidaient aux destinees de notre prys. G:orges-Etienne Curtier s'enrôla sous lo drapeau politique de Lafontaine et puisa, à l’école do ce maitre distingue, l'habileté, la largeur de vues, la fermeté, marques distinctives de son curac tère, Il se met de suite à jétude des questions les plus épineuses :

commerce, travaux publics, chemins de fer et navigation, Ce travail aride n3 l'effraie pas : il sait que ses compatriotes ont trop négligé, à leur grand désavantege, ces ques:

tions de la plus haute utilité, et quo c'est par elles que le Bas-Canada obtiendra sa part légitimo d’influence.

Dès 1840, il prend part aux dé bats parlementaires et prononce un remarquable discours en faveur de Ja réciprocité con mercialo ontre le Canada et los Etats-Unis, et sur

l'encouragoment que le cabinet Lafontaine-Baldwin devait donner aux chemins de fer. Ce discours rempli de fuitset de statistiques laisse entrovir chez son anteur, une étude dejà profonde de l'economie politique. Dans cette mêmo session, il présente à la chambre, la requête d'uno compagnie qui s'engowouit à construire le chemin de fer du Suint- Laurent à l'Atlantique. Le voilà à l'œuvre : bientôt il demandera l'acto d'incorporation de la compugnio du Graud-Tronc, et l'uutorisution de jeter suc le Saint-Laurent un pont qui doit faire de Montréal, la grande métropole du commerce cunudlien. Les difficultes seront nombreuses, les préjuzés s’éléveront contre lui, son projet rencontrera une opposition acharnée, il le sait, mais aucun obstuclo ne peut le vaincre, En 1866, faisant allusion à toutes ses difficultés, il disait duns un discours prononcé à Montréal :

« Vous vous souvenez des préjugés qui existaient contre l'entreprise de la-construction du pont Victoria.

C'était uno digue qui allait inonder Montréul; c'était porter le commerce à Portland. Muis les préjugés contre les grandes mesures 80 dissipent bientôt; «est une tempête pa-sawère. Il en fut ainsi pour le Grand Tronc et le pont Victoria, Ils ont inondé Montréal... de prosvérité. Que serait Montreal sans le Grand Tronc ? Il nous u amené tout le commerce de l'Ouest. Eh bion!

J'ai ou les prejugés contre moi, ce ne

fut qu'une tempête pas-agère. »

Ce n'a pus ete là les reuls préjugés qu'il ait eu à combattro comme député. A cette époque les luttes étuient vives et l'opinion publique était en conflit sur bien des questions. Les debats sur la représenlation basée sur lu population, l'indemnité aux victimes de 1837 38, la sécularisation de+ réserves du clergé protestant et l'abolition de la tenure seisneuriale, toutes ces luttes dans le parlement, restoront profon-

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