LES GROUPES DES DILETTANTI
carnet de 1778 manque; mais on trouve encore une séance marquée pour février 1779. Peu après que ces tableaux furent exécutés, ils commencèrent à donner de l'inquiétude, et dans les premières années de ce siècle on fit aux Dilettanti maints rapports sur leur état. En 1805 la peinture s'écaillait en beaucoup d'endroits, mais aucune mesure héroïque ne semble avoir été prise avant 1820, où Bigg, de l'Académie Royale, les traita à grands frais. Les mesures prises paraissent avoir été efficaces, car les deux groupes sont aujourd'hui en bonne condition pour des Sir Joshua. Dans l'œuvre du peintre ils sont surtout remarquables pour le succès, ou plutôt pour le manque d'insuccès, avec lequel il a combiné tant de figures sur des toiles relativement petites. En règle générale, il se montre tout à fait impropre à une telle tâche, et la plupart des tableaux contenant beaucoup de figures, — 1' " Hercule enfant," 1' " Ugolin," la " Mort du Cardinal de Beaufort," la " Continence de Scipion," par exemple, — n'ont rien qu'on puisse raisonnablement appeler dessin. Les groupes des Dilettanti sont artificiels ; sans doute, on peut voir assez aisément qu'il y a eu effort pour donner à peu près la même importance à chaque figure ; mais il y a une composition, et elle est suffisamment agréable. Le vrai point faible dans le dessin aurait pu être facilement évité. C'est simplement, je crois, que les toiles sont trop petites. Si Reynolds avait donné à ses figures un peu plus d'espace, sans rien changer d'ailleurs à leur mutuelle relation, le résultat aurait été plus satisfaisant. Autant que j'ai pu le découvrir, il n'y avait dans les conditions de la Société rien qui s'y opposât.
Leslie a un curieux passage à la date de 1777. "Politiquement," dit-il, "cette année doit avoir été décourageante pour Reynolds et pour tous ceux qui pensaient comme lui sur la guerre d'Amérique. Le courant du succès parut s'accentuer fortement et continûment pour la mère patrie." Il est difficile de découvrir sur quel fondement il appuie cette renversante assertion. Reynolds, sans doute, était l'ami de Burke, mais sa liaison avec Johnson était tout aussi étroite. Autant que je puis m'en assurer, jamais, en aucun temps, il n'exprima des notions politiques semblables à celles sur quoi se fondait l'opposition à toute contrainte envers nos colonies. Il avait
de Lord Carmarthen, plus tard cinquième Duc de Leeds, et de Joseph, plus tard Sir Joseph, Banks. Le second groupe contient Sir Watkin Williams Wynn, baronet ; John, plus tard Sir John, Taylor, baronet ; Stephen Payne Galwey ; Sir William Hamilton ; W. Spencer Stanhope ; Richard Thompson et John Lewin Smyth.
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une opinion, et il la soutenait, touchant celui des deux partis qui avait les meilleures chances de succès militaire ; mais cela ne nous donne pas le droit de supposer qu'il désirait la défaite de la mère patrie. En politique, il était opportuniste, avec un penchant vers le côté de Burke et de Fox, lequel n'était déterminé par rien de plus sérieux que les prédilections mondaines qui l'avaient conduit à se lier avec un plus grand nombre de Whigs que de Tories. Ce que raconte Leslie de son "affaissement" sous les circonstances politiques semble n'être appuyé par aucune preuve, ni par ce que nous savons de son caractère en général. Il est assez certain que ni la prise de Philadelphie ni la capitulation de Sarratoga ne troublèrent le cours égal de son existence.