‹ Sir Robert PeelChapitre 13 sur 67 · MINISTRE DE L’INTERIEUR · texte numérisé non relu

MINISTRE DE L’INTERIEUR

Presque à l’instant une double fermentation se manifesta, l’une intérieure et .sourde, l’autre extérieure et bruyante. Les amis de M. Canning restés dans le ministère, M. lluskisson surtout, le plus important alors comme le plus libéral, se sentirent mal à l’aise ; les tory s se méfiaient d’eux, les whigs les traitaient avec froideur ; lady Canning, dans sa douleur passionnée, leur reprochait amèrement d’avoir fait alliance avec ceux qu’elle appelait les meurtriers de son mari. Les désagréments de leur situation sociale faussaient et embarrassaient leur situation politique. Parmi les torys eux-mèmes, quelque humeur perçait au sein de la victoire; plusieurs, et des plus considérables, pressentaient dans le cabinet l’esprit de concession. L’homme qui eût été pour eux, contre ce péril, la plus sûre garantie , le vieux chancelier lord Eldon, n’était pas rentré dans le gouvernement ; lord Lyndhurst y avait été appelé à sa place. On s’en étonnait; on se demandait pourquoi lord Eldon n’était pas ministre ; et à cette question , qui lui fut un jour adressée à lui-même, lord Eldon répondait avec une sincérité malicieuse : « Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas ministre. » Sans décomposer encore le parti vainqueur , ces mécontentements personnels , ces inquiétudes mal contenues le travaillaient péniblement.

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Au dehors, une opposition à la fois violente et habilement organisée éclatait. Sous M. Canning, les catholiques irlandais n’avaient point fait de bruit, espérant en lui et attentifs à ne pas embarrasser, par les alarmes du public, la bienveillance du pouvoir ; mais dés qu’ils virent le gouvernement retombé aux mains des torys, ils rengagèrent passionnément la lutte ; l 'Association catholique recommença scs assemblées populaires, ses harangues, ses adresses, ses pamphlets, ses souscriptions, tout son ardent et adroit travail , en Irlande tantôt pour exciter, tantôt pour discipliner le peuple, en Angleterre tantôt pour intimider ses ennemis, tantôt pour encourager et recruter scs partisans. Deux hommes très-inégalement puissants, mais tous deux puissants sur des théâtres et par des moyens très-divers, O’Connell et Moore* marchaient en tète de cette croisade pour l’émancipation de leur foi et de leur race : O’Connell, lutteur politique robuste et audacieux, légiste inventif et rusé, infatigable dans son éloquence tour à tour brillante ou vulgaire, entraînante ou divertissante, et dévoué avec une passion sans scrupule à la cause qui faisait à la fois sa gloire et sa fortune ; Moore, poète patriote et mondain, pathétique et satirique, aussi populaire dans les salons de Londres qu’O’Connell dans les meetings d’Irlande, chantant ses mélodies pendant qu’O’Connell exhalait ses invectives; tous deux, par leurs efforts à la fois communs et séparés, ralliant au service d’un même dessein la population grossière et le monde élégant, les passions

fougueuses et les idées élevées, l’ambition des hommes et la sympathie des femmes, les paysans celtes et les aristocrates saxons , les prêtres catholiques et les whigs philosophes. La grandeur de l'effet répondit à l’ardeur de l’effort : O’Connell fut élu, dans le comté de L lare, à cette chambre des Communes dont la loi lui interdisait l’entrée ; l’Irlande se levait et s’arrêtait à sa voix, tantôt se précipitant jusqu’aux dernières limites de l’ordre légal, tantôt docile et prompte à y rentrer. En Angleterre, dans les diverses classes de la société laïque et au sein même de l’Église anglicane, les sentiments et les pressentiments favorables aux catholiques gagnaient chaque jour du terrain. Aussi obstiné dans ses alarmes que sincère dans sa foi, le torisme protestant luttait toujours, mais en se sentant et se laissant voir affaibli ; les réunions orangistes de l’Irlande soutenaient mollement le combat contre les meetings de V Association catholique, et dans la chambre des Pairs lord Eldon lui-même perdait confiance : u Nous combattrons, écrivait-il, mais nous serons dans une misérable minorité ; ce qu’il y a de désastreux, c’est que plusieurs évêques sont contre nous. »

Les deux chefs du cabinet, Wellington et Peel, observaient avec une attention perplexe ce progrès agité des esprits. Peut-être n’avaient-ils pas encore pris leur résolution définitive ; mais à coup sûr ils la pressentaient, et ne s’en dissimulaient pas la gravité. La question qu’ils avaient à résoudre n’était pas, quoiqu’on essayât souvent de lui donner cet aspect ,

s! H HUBERT PEEL.

une question de liberté religieuse : grâce au progrès de la raison publique au sein de la civilisation chrétienne, la libre pratique des croyances et des cultes dissidents, protestants ou catholiques, n’était plus en question ; c’était l’égalité des droits politiques entre les diverses croyances religieuses qu’on réclamait.

11 s’agissait de séparer la société civile de la société religieuse, de déclarer que, dans l’ordre politique, I il n’y avait à tenir nul compte des croyances reli- , gieuses des citoyens; et c’était au sein d’une société dont tout l’établissement politique, royauté, parlement, législation, était exclusivement protestant, que cette déclaration devait éclater et devenir loi :

« Si votre principe est correct, disait lord Eldon, si les opinions religieuses ne sont de rien dans la politique, le roi de la Grande-Bretagne n’a aucun droit de siéger sur le trône, car il n’y siège qu’en vertu de certaines opinions religieuses particulières. » Si ce n’eût été là qu’un argument philosophique, Wellington et l’eel en auraient été probablement peu touchés ; mais l’argument exprimait un fait puissant, ancien, légal, national, et ils hésitaient à y porter atteinte. Us hésitaient d’autant plus que jusque-là ils avaient eux-mêmes, au nom du droit et de la sûreté de l’Etat, défendu et maintenu ce grand fait. Rude tâche que d’avoir à se désavouer soi-même pour changer la constitution de son pays ! Dès que la discussion s’engagea, l’ironie insultante contre les personnes se mêla à la lutte des principes : lord Eldon avait présenté à la chambre des Lords mie pétition

des tailleurs de Glasgow contre l’émancipation : « Qu’ont à faire en ceci les tailleurs?» demanda lord King. — « Uien de plus simple, » reprit lord Eldon :

' « vous ne pouvez pas prétendre que les tailleurs aiment les gens qui retournent leur habit ! »

Avant d’adopter ouvertement cette grande et amère détermination, les ministres prirent deux mesures qui semblaient l’ajourner encore, mais qui, au fond, la préparaient : ils acceptèrent, après l’avoir mollement repoussé, un bill proposé par lord John Husscll pour relever les dissidents protestants des incapacités politiques «pie faisait peser sur eux l’exigence d’un serment contraire il leur foi, et ils saisirent avec empressement une occasion d’écarter du cabinet les quatre amis de Canning qui y siégeaient encore, M. Iluskisson, lord Palmerston, lord Dudley et M. Charles Grant, pour les remplacer par d’anciens tory s. Iis se montraient ainsi préoccupés du désir de rallier tous les protestants et de rétablir clans le gouvernement l’unité de principes et de des- ; seins. Le bill favorable aux dissidents passa, dans les ’ deux chambres, à une forte majorité ; mais l’opposition ne se méprit point sur sa portée : « Plus tôt ou plus tard , dit lord Eldon , peut-être cette année môme, certainement l’an prochain, la concession aux dissidents sera suivie des mômes concessions aux catholiques. Cela est inévitable, quoique en ce moment la politique convenue soit de s’en défendre. »

< hiand le cabinet fut tout entier tory, quand le viceroi d’Irlande, lord Anglesey, qui s’était prononcé

S1K HOlitUtT PEEL.

avec éclat en laveur des catholiques, eut été rappelé et remplacé par le duc de Northumberland, tory décidé, quand le duc de Wellington et M. I'eel se crurent en mesure d’affirmer que l'émancipation des catholiques n’était pas une concession arrachée par l’opposition aux dissensions intérieures et à la faiblesse du pouvoir, mais un acte nécessaire, commandé par la paix publique, ils se résolurent à la proposer au Parlement.

Ce ne fut pas sans peine qu’ils obtinrent l’assentiment du roi : non que George IV fût, comme son père George III, un prince sérieux et consciencieux, résistant avec conviction et par devoir; mais c’était une tradition, à la fois royale et populaire, que la sûreté de sa maison tenait à celle de l’établissement protestant. 11 était d’ailleurs grand comédien, et prenait plaisir à cacher sous des démonstrations emphatiques son insouciance ou sa faiblesse. Il eut l’air de chercher à former un autre cabinet.. N‘y réussissant pas, il fit venir lord Eldon : « Que puis-je faire? sur quoi puis-je me replier? Ma situation est misérable. Si je donne mon consentement, j’irai aux eaux et de là à Hanovre ; je ne rentrerai plus en Angleterre. La nation verra que je ne voulais pas de ce bill. » Au fond, c’était uniquement à cela qu’il tenait. Quand ses ministres insistaient péremptoirement, il s’emportait ou pleurait, pour bien constater qu’ils lui forçaient la main. Aussi peu émus de ses larmes que de ses colères et se fiant peu à ses paroles, ils lui demandèrent, pour la présentation du bill, son auto-

risation écrite. Il la leur donna enfin, et, le a mars 1829, M. Peel proposa solennellement, dans la chambre des Communes, l’abolition des incapacités politiques et civiles qui pesaient sur les catholiques.

« Je sais, dit-il, que je parle devant une chambre dont la majorité est disposée à voter en faveur de cette mesure par des motifs plus élevés que ceux sur lesquels je veux me fonder. . . Je m’abstiendrai de toute discussion sur les droits naturels ou sociaux de l’homme. Je n’entrerai dans aucune recherche sur les théories de gouvernement. Je me renfermerai dans l’examen pratique de l’état actuel des affaires, préoccupé, non de ce qui peut se dire, mais de ce qu’il y a à faire dans une si pressante difficulté. Pendant bien des années, je me suis efforcé de maintenir l’exclusion qui éloignait les catholiques romains du Parlement et des grandes charges de l’Etat. Je ne pense pas que ce fût un effort inique ni déraisonnable. J’y renonce, convaincu qu’on n’v peut plus persister utilement. A mon avis, les moyens efficaces manquent aujourd’hui pour une telle lutte. Je cède à une nécessité morale que je ne puis surmonter. Cette nécessité existe-t-elle? Y a-t-il, pour l’établissement môme que je veux défendre, plus de péril dans une résistance obstinée que dans une concession accompagnée de certaines précautions? C’est 1<\ tout ce que je me propose de démontrer. »

Telles furent en effet, pour M. Peel, les limites du débat. Il n’en sortit que pour sa défense personnelle. Ou lui adressait deux cruels reproches, la versatilité

SIR ROBERT PEF.I..

et la peur. Il les repoussa avec un tx>n sens franc el fier : « Je ne saurais, dit-il, acheter l’appui de mes honorables amis en promettant de persister en tout temps et à tout risque, comme ministre de la couronne, dans les opinions et les arguments que j’ai pu soutenir devant cette Chambre. Je me réserve jtositivement le droit de régler ma conduite selon l’exigence du moment et l’intérêt du pays... C’est ce qu’ont fait tous les hommes d’Ctut dans tous les pays et dans tous les temps, et j’exprimerai ma pensée par des paroles' bien plus belles que je ne saurais les trouver moi-même, par ces paroles de Cicéron : « Ce que j’ai appris, ce que j’ai vu, ce que j’ai lu dans les écrits célèbres, ce que m’ont enseigné les hommes les plus sages comme les plus illustres , et de cette république et des autres cités, c’est qu’il ne convient pas que les mêmes personnes soutiennent constamment les mêmes avis, mais bien les avis que commandent l’état des alîaires, la disposition des temps et l’intérêt de la paix publique1. » Et quant au reproche de céder à la peur: «Je ne connais, dit M. I’eel, point de motif de conduite plus ignominieux que la peur; mais il y a une disposition plus dangereuse encore peut-être, quoique moins basse,

i < Hxc didici, lise vidi, hxc scripla legi, hæc de sapientissimis et clarissimis tiris, et in hâc repuldicâ et iu aliis civitalibus inoimmenla nobis litterx prodiderunl, non semper eusdeni senlenlias ab iisdein , sed quascumque reipublicæ status, lenqxmun incliuatio, ratio concnrdiæ postularent, esse defendendas. » (Cicéron, Pro C. Plancio, c. xxxix.)

c’est la peur d’être soupçonné d’avoir peur. Quelque vil que soit un lêclie, l’homme qui s’abandonne à la crainte d’être traité de lècliq ne montre guère plus de courage. Les ministres de Sa Majesté ne sont point et n’ont point été effrayés de Y Association catholique; ils auraient étouffé sans peine toutes les tentatives d’intimidation... Mais il y a des craintes qui ne répugnent nullement au caractère de l’homme le plus ferme, constant is viri ; il y a des choses qu’il ne saurait voir sans les craindre. On ne doit pas voir sans crainte la désorganisation et la désaffection qui régnent en Irlande , et celui qui affecterait de ne les point craindre ne ferait preuve que d’insensibilité au bonheur ou au malheur du pays. »

L’issue du combat n’était pas douteuse : Peel ne l’avait engagé que sous l’empire de la nécessité et avec la certitude du succès; mais ses adversaires, n’ayant rien A. ménager, ne se refusèrent contre lui aucune des armes, aucun des cruels plaisirs de la guerre. En changeant de politique, il s’était loyale- » inent démis de son siège dans la chambre des Communes comme représentant de l’université d’Oxford, non sans quelque espoir secret de le reprendre par / une nouvelle élection; il succomba dans la lutte. On lui rappela plusieurs fois avec une dérision poignante son opposition contre M. Ganning, ce glorieux rival à qui il venait maintenant ravir et sa politique et ; l’honneur du triomphe. Une caricature fut répandue avec profusion qui représentait Canning sortant de son tombeau et poursuivant Wellington et Peel de

cette fière parole . « Je suis vengé ! » Un grossier ennemi alla jusqu'à donner à entendre que M. Peel n’avait changé d’opinion que pour conserver les avantages de sa place : « Bon Dieu ! s’écria Peel indigné, je ne discuterai certainement pas avec un homme qui peut mettre l’ahandon des avantages d’une place quelconque en balance avec l’amer sacrifice que j’ai fait. » Et quand le débat toucha à sa fin, le coeur blessé de ce souvenir de Canning tant de fois évoqué contre lui : « Un mot encore, dit-il, et j’ai fini... Plusieurs des honorables membres m’ont prodigué, pour avoir enfin réglé cette grande question, des éloges que je ne mérite pas ; ce n’est pas à moi qu’en appartient l’honneur; il appartient à M. Fox, à M. (irattan, à M. Plunkett, et A un illustre ami qui n’est plus... Je n’essayerai pas de cacher à la chambre les pénibles sentiments que m’ont causés dans ce débat tant d’amères allusions A sa mémoire... J’ai vécu avec M. (’.anning, jusqu’au jour même de sa mort, dans la plus alfectueusc intimité, et je le dis dans la pleine sincérité de mon cœur, plût A Dieu qu’il fût vivant pour recueillir la moisson qu’il a semée ! Je dirai de lui ce qu’il a dit un jour lui-même de feu M. Pcrceval : plût à Dieu qu’il fût ici et qu’il jouit au milieu de nous de sa victoire !

« Tuque tais armis, nos te poteremur, Achille >. »

Malgré les douleurs de la lutte, cette grande me-

> « Tu serais, Achille, en possession de tes armes, et nous en possession de toi. • (Ovide, Mélnmorphoit*. xitt, 180.)

sure heureusement accomplie laissa dans l’àme de M. Peel un profond sentiment de patriotique joie et de juste orgueil : « Je vois, dit-il peu de temps après, dans l’état de notre pays les éléments, pour un avenir prochain, de la paix religieuse et de la prospérité nationale. Les hautes classes de la société marchent rapidement vers l’oubli des vieilles haines, et leur exemple se répand dans tout le grand corps social.

Je déplore profondément la perte de cette confiance qu’une partie des membres de cette chambre ont retirée au gouvernement de Sa Majesté ; je prévois «

clairement les conséquences que peuvent entraîner les combinaisons des partis, et pourtant je ne saurais racheter leur confiance par l’expression d’un regret sur ce qui s’est passé. Je le dis sans aucun sentiment d’hostilité ou d’amertume : j’ai pleinement connu, dès le premier jour, les douloureux résultats que devait avoir pour moi, et personnellement et dans mon caractère public, l’émancipation des catholiques ; mais si les mêmes circonstances se reproduisaient, si j’avais de nouveau à ce sujet, et avec encore plus de réflexion et de sacrifice, une résolution à prendre, j’annoncerais ce soir même à la chambre une motion pour lui proposer cette mesure. »

Il proposa et mena à bien, durant la même époque, deux autres réformes moins grandes et moins difficiles, et qui furent pourtant très-contestées. Il fit substituer à la prohibition absolue des blés étrangers le système de l’échelle mobile, c’est-à-dire d’un droit variable sur les grains importés du dehors, selon le

prix des grains à l’intérieur. 11 établit clans Londres et aux environs ce régime de surveillance et de police municipale qui est maintenant adopté dans presque toutes les villes d’Angleterre.

En accomplissant la première de ces réformes, et quoiqu’elle fût un pas dans les voies de la liberté commerciale, il ne prévoyait guère sans doute jusqu’où elle le conduirait un jour, car il eût probablement apporté dans ses paroles un peu plus de réserve qu’il ne le faisait en disant : « Dans l’état actuel do notre société, à raison de l’immense capital employé ù la culture du sol, et aussi par égard pour d’autres intérêts publics, la chambre ne peut appliquer en cette matière aucun principe abstrait et rigoureux. Il y a d’ailleurs de grands faits qu’il faut prendre en considération. Dans une monarchie limitée comme celle-ci, il importe de soutenir les intérêts qui soutiennent si puissamment le gouvernement et l’Etat. Je serais désolé d’acheter une réduction dans le prix du pain au risque de faire tort à ces intérêts fondés et en possession qui sont essentiels à la sûreté de l’ordre social. » Contraints d’agir et de parler tous les jours, les plus prudents ministres ne réussissent pas toujom's ne rien faire et à ne rien dire qui ne convienne également aux besoins du présent et aux chances de l’avenir.

Malgré son utilité évidente, le bill qui établissait la nouvelle police municipale rencontra, parmi les aveugles adorateurs du passé, une fougueuse opposition. Un cabinet militaire voulait, disait-on, intro-

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