‹ Sir Robert PeelChapitre 54 sur 67 · SIR ROBKRT PF.KI · texte numérisé non relu

SIR ROBKRT PF.KI

élections que vous paraissez désirer si vivement, ou accepter le bill et remettre au Parlement prochain la question de savoir s’il voudra le reproduire, quand le bill tombera de lui-mème en 1819. C’est entre ces deux partis que Vos Seigneuries ont à choisir. »

Soit effet de l’influence et de l’argument du duc de Wellington, soit que la chambre des Lords, ce qui est probable, eût déjà son parti pris, elle suivit le conseil qu’il lui donnait et accepta la seconde lecture du bill à 47 voix de majorité.

Cinq semaines après, le 25 juin, la chambre des Communes discutait un bill de répression contre les actes de violence et de désordre en Irlande, déjà adopté par la chambre des Lords sur la proposition de lord Saint-Germans. Sous l’empire du désappointement populaire qui avait suivi l’agitation suscitée pour le rappel de l’union des deux royaumes, et au milieu des alarmes ou des souffrances de la disette, les attentats contre la sûreté des personnes et la paix publique s’étaient multipliés dans une progression effrayante. Portés au chiffre de 1,495 en 1811, ils s’étaient élevés en 1845 à 3,012, et ce nombre croissait toujours. Dans cinq comtés surtout, Tipperary, Gare, Iloscommon, Limerick et Lcitrim, toute sécurité personnelle avait disparu. Pour les observateurs étrangers aux engagements et aux passions de parti, la nécessité du bill était évidente ; le gouvernement le plus décidé à redresser les griefs qui pèsent sur les peuples doit commencer par réprimer les attentats qui détruisent la société. La discussion n’en fut pas

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