ÉCOLES FRANÇAISES
Enseignement secondaire.
Écoles de filles.
Écoles mixtes.
Les écoles françaises sont destinées aux enfants européens dont le nombre s'accroît sans cesse dans la£olonie et que les parents désirent garder le plus longtemps possible auprès d'eux, principalement au Tonkin, dont le climat, grâce à un hiver réconfortant, permet de poursuivre les études assez loin. Les Missions avaient fondé, pour cette intéressante clientèle, de grands établissements .scolaires à Hanoi et à Saigon, et le collège Taberd et l'école Puginier ont joui pendant longtemps d'une assez grande faveur. La création d'écoles officielles et le développement de l'enseignement laïque a considérablement restreint leurs effectifs européens.
L'enseignement laïque français est donné aujourd'hui dans deux collèges et seize écoles primaires, dont onze sont des écoles mixtes.
L'enseignement secondaire est organisé au collège Chasseloup-Laubat, à Saigon, (quartier européen), et au collège Paul Bert, à Hanoi. Le premier reçoit 140 élèves, dont un assez grand nombre de métis, et donne renseignement secondaire jusqu'à la fin du premier cycle (classes A et B) ; il ne paraît pas possible de pousser plus loin les études en Gochinchine. Le second reçoit 130 élèves; les études vont jusqu'à la classe de première.
Deux grandes écoles de filles fonctionnent à Hanoi et à Saigon. L'ancienne institution municipale, à Saigon, a été cédée, en 1907, au service de l'Enseignement ; elle compte 1 70 élèves et est pourvue d'une école maternelle. L'institution de jeunes filles de Hanoi, qui vient d'être installée dans un vaste et confortable immeuble qui ferait envie aux collèges de la Métropole, a 132 élèves ; un cours normal, qui fonctionne sous la direction de professeurs d'Ecole normale ou de licenciés, prépare les institutrices du cadre local. A Haiphong, une école de garçons, l'école Henri Rivière, et une école de filles, reçoivent près de 200 élèves.
Dans les différents pays, partout où se trouvent plus de douze enfants français d'âge scolaire, sont ouvertes des écoles mixtes dirigées par des institutrices.
Enfin, les divers budgets locaux et le budget général entretiennent de nombreux boursiers dans les établissements de la Métropole ; leur nombre, d'ailleurs, est appelé à décroître à mesure que les établissements de la Colonie recevront leur plein développement.
Le nombre total des enfants européens qui suivent actuellement les cours des écoles françaises de l'In do- Chine est de 1.600 environ, dont les deux tiers appartiennent aux écoles publiques.
Les programmes de ces écoles sont sensiblement les mêmes,à l'étude des langues indigènes près, que ceux de la Métropole. Ils sont sanctionnés par des examens analogues à ceux de l'enseignement primaire français : certificat d'études primaires, certificat d'études primaires supérieures, brevet élémentaire, brevet supérieur. Ces diplômes sont délivrés dans les mêmes formes et suivant les mêmes examens qu'en France.
Boursos scolaires.
Programmes*