‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 146 sur 190 · H. — EMBRANCHEMENT DU LANG-BIAN · texte numérisé non relu

H. — EMBRANCHEMENT DU LANG-BIAN

Cet embranchement, prévu aux évaluations de 1898 pour une longueur de 900 kilomètres, se détache à Phan-rang de la ligne directe et se trouve ramené, ainsi que cela vient d'être indiqué, à 104 kilomètres de longueur, soit une économie de parcours de 96 kilomètres.

L'embranchement du Lang-bian se divise en trois sections :

1° Phan-rang à Xom-gom, sur 39 kilomètres

2<> Xom-gom à Danhim, 19 —

3*> Danhim à Dalat, Jiï —

Total égal 104 —

i • Phan-rang a Xom-gom

La première section a été mise en adjudication le 2 février 1908. Les travaux sont avancés dans la partie la plus facile, comprise dans les SI premiers kilomètres; ils le sont beaucoup moins dans la seconde partie du tracé.

2° Xom-gom à Danhim

La deuxième section doit franchir le premier escalier de 1 .000 mètres qui donne accès au plateau du Danhim, à travers une région déserte très malsaine, extrêmement accidentée et dépourvue de ressources et de voies de communication .

Elle n'a donné lieu jusqu'à ce jour, depuis 1904, qu'à des études sur l'avant* projet présenté à cette époque, lequel comportait des courbes à rayon minimum de

50 métrés. Le tracé a été complètement remanié et, sans accroissement considérable des dépenses, on a pu fixer les rayons minima à 70 mètres.

Les'fortes déclivités du tracé exigeront un mode de traction spécial, et Ton ne pourra songer à donner aux travaux un commencement d'exécution que lorsque le rail arrivera à Xom-gom .

3° Danhim à Dalat

La troisième section, quoique comprise dans le programme de l'emprunt de 200 millions, ne figure pas dans le décret d'autorisation de construction du 27 janvier 1905; les études n'étaient pas assez avancées à cette époque pour que la construction pût être autorisée.

Après avoir franchi la première muraille, le tracé se heurte, sur la rive droite du Danhim, au massif formant contrefort du deuxième plateau supérieur, dont il escalade les pentes abruptes formant le second escalier, en remontant la gorge de Daprenn après avoir côtoyé le cours du Danhim sur 1 5 kilomètres. C'est l'ancien tracé de 1904, lequel s'écarte considérablement de la ligne directe atteignant le point terminas : Dalat.

L'étude d'une solution plus économique se poursuit et pourra peut-être donner des résultats meilleurs à plusieurs points de vue et notamment par la réduction de longueur de 12 kilomètres qu'elle comporte. Le nouveau tracé, après avoir côtoyé comme le premier, mais en le remontant, le cours du Danhim sur 13 kilomètres, gravit la seconde muraille en remontant la gorge du Da-pounian, affluent du Danhim, et atteint Dalat avec un développement de 34 kilomètres, au lieu des 46 kilomètres de la vallée de Da-prenn.

C'est un résultat appréciable, mais les difficultés à vaincre sont énormes et nécessiteront des dépenses considérables. Cependant, si l'on adoptait, provisoirement du moins, une voie de m. 60 de largeur, le rayon des courbes pourrait être notablement abaissé, on épouserait mieux les sinuosités du terrain et on aboutirait à une diminution considérable des dépenses.

L'étude decette voie de m. 60 se poursuit concurremment avec Celle delà voiede 1 mètre, de façon à permettre de faire en toute connaissance de cause un choix entre les deux solutions.

Les dépenses d'exécution de l'embranchement du Lang-bian figurent au pro- Dépenses de remgramme de 1898 pour une sommede35millions, soit 175.000 francs le kilomètre, branchement du Les dépenses réelles, évaluées d'après les derniers renseignements, atteindront Lan fl-W» B * probablement 28.500.000 francs pour la voie de 1 mètre.

E. — Ligne de Mytho à Cantho

L'avant-projet de cette ligne est prêt. La longueur à construire étant de 85 kilomètres, les dépenses d'exécution atteindront 8.500.000 francs, à raison de 100.000 francs le kilomètre. Les prévisions de 1808, évaluées au même taux kilo-* métrique, faisaient ressortir la dépense à faire pour 93 kilomètres à 9 .300.000 fr.

Cette ligne, la dernière du programme, n'a encore reçu aucun commencement d'exécution.

Ligne de pénétration en Chine, de Lao-kay à Yunnan-fou

Les travaux de cette ligne ont été confiés à la Compagnie française des chemins de fer de l'Indo-Chineetdu Yunoan (convention approuvée par la loi du 5 juillet 1901), laquelle a elle-même sous-traité pour leur exécution avec la Société de construction des chemins de fer indo-chinois.

Le projet d'exécution de l'infrastructure a été approuvé le 25 janvier 1904. Les types de superstructure et d'infrastructure ont été approuvés, respectivement, le 13 décembre 1904 et les 29 février et 22 mai 1905.

Les projets d'exécution des ouvrages secondaires d'ouverture inférieure à 20 mètres sont terminés.

Les projets des grands ouvrages, au nombre de 46, ont tous été présentés à l'approbation et 44 ont été approuvés, quelques-uns avec réserves.

L'impulsion donnée aux chantiers continue à être satisfaisante et on peut prévoir que le rail atteindra Mong-tseu à la fin de la campagne prochaine, vers le milieu de 1908, si le nombre de coolies présents en ce moment sur les chantiers se maintient.

Il y avait, au 30 juin 1907, 25.800 coolies travaillant sur toute la longueur delà ligne; sur ce nombre, 1 1 .700 étaient occupés dans leNam-ti. Une fois à Mong-tseu, la pose pourra suivre sans interruption sa marche normale jusqu'au point terminus de la ligne.

Dépenses Au 15 juin 1907, le montant de tous les travaux et approvisionnements exécutés

effectuéesjusqu'au au Yunnan depuis l'entrée en campagne(1902)s'élevaitàlasommede 73.316.655 1 5 juin 1 907. francs (chiffre du Contrôle), se répartissant de la façon suivante :

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