‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 28 sur 190 · V. — CAMBODGE · texte numérisé non relu

V. — CAMBODGE

Jusqu'en 1905, l'Assistance médicale au Cambodge n'a guère existé qu'à Phnompenh et à Kampot ; le poste de Kratt était, en outre, desservi parle médecin des

Etablissements

hospitaliers

de Phnom -penh.

Hôpital mixte.

Hôpital Indigène.

tirailleurs, résidant à Lem-ngop. Après la promulgation de l'arrêté du 30 juin 1905, un eflort considérable fut accompli et, dans le budget de 1906, furent prévus les crédits nécessaires pour la création de postes médicaux dans les principales provinces et pour l'organisation des services sanitaires.

L'insuffisance du personnel n'a pas permis de donner immédiatement satisfaction à tous les desiderata. Pendant la plus grande partie de l'année 1906, l'Assistance médicale n'a régulièrement fonctionné que dans les trois centres désignés ci-dessus ; mais, à la fin de la même année, les provinces de Kompong-cbam et de Soairiengont pu être pourvues, de sorte qu'au 31 décembre, les postes d'assistance étaient au nombre de cinq, avec, en plus, un service de vaccine mobile. Dans le cours de 1907, les provinces de Kandal, Kompong-chnang, Kompong-speu, Kompong-thom, Kratié, Prey-veng, Pursal et Takeo seront pourvues à leur tour.

Les crédits relatifs à l'assistance figurent au budget local ; ils se sont élevés à 96.770 piastres pour l'année 4906. Les dépenses afférentes au fonctionnement de l'hôpital mixte et de l'hôpital indigène de Phnom- penh sont effectivement supportées par ce budget ; quant à celles de l'assistance dans les provinces, elles lui sont remboursées par les budgets provinciaux. La création d'une partie des postes médicaux prévus n'ayant pu être réalisée, il en est résulté sur les prévisions budgétaires un disponible d'environ 20.000 piastres; les dépenses réelles ont été ainsi ramenées à la somme de 76.770 piastres.

L'organisation de l'Assistance médicale à Phnom-penh mérite une mention particulière. Le service est assuré par deux médecins militaires bors cadres, dont l'un remplit les fonctions de chef de l'Assistance.

Les établissements hospitaliers sont au nombre de deux :

1° Un hôpital mixte pour civils et militaires ;

2° Un hôpital indigène.

L'hôpital mixte, construit en maçonnerie, dans d'excellentes conditions de confort et d'hygiène, comprend ;

4° Un grand pavillon à étage pour les officiers et assimilés, avec pharmacie et salle de consultations au rez-de-chaussée :

2° Un pavillon plus petit, également à étage, pour sous-officiers, soldats et autres malades européens ;

3° Un pavillon pour dames ;

4P Un pavillon pour indigènes (tirailleurs ou fonctionnaires) ;

5° Le logement du médecin ;

6<> Des dépendances.

L'hôpital indigène, dont la construction fut décidée en i 905,est situé dans le voisinage immédiat de l'hôpital mixte. Les bâtiments, terminés en partie, sont en fer et briques ; ils se composent de 4 pavillons de malades! d'une maternité, de la maison du médecin-résident et de dépendances.

Cet établissement , très bien conçu, peut être donne comme type de formation hospitalière indigène. A chaque pavillon de malades sont annexés des bains et des cabinets d'aisances;le bâtiment des isolés doit comprendre une carcasse en fer avec parois mobiles pouvant élre brûlées toutes les fois qu'il sera nécessaire »

La population du Cambodge a favorablement accueilli nos médecins. Partout où des consultations ont été organisées, elles ont eu de nombreux clients et,à maintes reprises, des infirmes sont venus de provinces reculées pour demander à Tbôpital de Phnom-penh une intervention chirurgicale.

L'Administration locale s'est efforcée de donner à l'Assistance une organisation solideet durable ; elle n'a reculé devant aucun sacrifice pour en faire profiler toutes les provinces.

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