‹ Situation de l'Indo-Chine (1897-1901) (volume 2)Chapitre 48 sur 190 · EXPORTATIONS · texte numérisé non relu

EXPORTATIONS

dans les colonies françaises

Kilogrammes

EXPORTATIONS à l'étranger

Kilogrammes

TOTAUX

Kilogrammes

A' ces chiffres ont correspondu les chiffres suivants de recettes fournies par la Recette» fournies taxe représentative : vmr !^ K V 9 S^

r ^ t tentative de l*lm-

1902 1.751.090 57 ^foncier.

Pour la Cochinchine, qui constitue le principal marché des riz, les recettes au même titre ont été les suivantes :

Pfatfrc»

La décroissance sensible des exportations au cours des années mentionnées tient 1 à une succession de revers qui ont contrarié les efforts de Tagriculture.En 1 902, des inondations éprouvèrent la Cochinchine,où la régularité des saisons avait jusque là permis d'asseoir solidement les prévisions budgétaires annuelles. La répercussion de ces phénomènes porta sur les exportations de Tannée 1 903. Mais, en dehors de la faiblesse des récoltes, le ralentissement des sorties pour cette même année fut aussi causé par la constitution de certaines réserves longtemps conservées par les propriétaires dans l'espoir d'offres avantageuses en présence de la pénurie de la denrée.

En Ânnam et au Tonkin, les récoltes furent tellement insuffisantes que l'autorité dut intervenir pour interdire, du moins en Annam, l'exportation des riz et même les échanges de province à province, pendant une longue période, afin d'éviter la famine, suite fatale de l'imprévoyance annamite et de la spéculation chinoise.

1904 vit un relèvement notable du mouvement de sortie : il avait suffi d'une excellente récolte pour que les chiffres de Tannée précédente fussent, non seulement atteints mais dépassés. L'exportation à destination de France fut de 239.754 tonnes ; en 1903, elle n'avait été que de 89.999 tonnes.

Mais, au mois de mai 1904, des troubles atmosphériques compromirent de nouveau une grande partie des récoltes de l'Ouest de la Cochinchine. Les plants étaient partout de belle venue, les produits promettaient d'être très abondants lorsque le typhon du 1 er mai ravagea la totalité des semis. Pour compléter le désastre, une inondation suivit,qui acheva de réduire à la misère des populations jusqu'alors très aisées ; quelques rares provinces, en partie épargnées, gardèrent de maigres stocks de riz, mais les opérations sur cette denrée auraient été pour 1 905 absolument insignifiantes si la récolte de Tannée précédente n'avait contribué à alimenter les sorties.

En 1905, la récolte fat seulement médiocre ; en 1906 elle fut assez bonne, c'est ce qui explique que l'exportation pour cette année 1906, surtout dans la seconde partie de l'exercice, s'est relevée sensiblement, sans atteindre pourtant au chiffre de 1904

En 1907, la récolte du cinquième mois en Cochinchine a été excellente, aussi l'exportation a-t-elle été active. Les recettes encaissées pendant les neuf premiers mois de Tannée ont été, pour la Cochinchine seule, de 1 .630.494 piastres, et pour l'Indo-Chine entière,de 1 .780.994 piastres, supérieures de près de 250.000 piastres à celles de Tannée 1904 entière, année où l'impôt présente le plus fort rendement pour toute la période considérée. Si auTonkin la récolte du dixième mois est bonne, comme elle s'annonce devoir l'être dans la plupart des provinces, Tannée 1907 pourra être considérée comme exceptionnelle et les résultats des premiers mois de l'exercice 1908 s'en trouveront encore influencés.

En résumé, c'est à peu près uniquement à des causes naturelles que tiennent les fluctuations du commerce des riz.

Page 1